Appel à l’Étiquetage-Volontaire-Collectif-Citoyen (ÉVCC) des OGM

Montréal, le samedi 8 avril 2000 – Le 8 avril, au Provigo du 1000, Mont-Royal est, un groupe de citoyens et de citoyennes ont pratiqué leur première séance d’Étiquetage-Volontaire-Collectif-Citoyen (ÉVCC).







Nous savons très bien qu’il existe une division qui déchire actuellement la communauté scientifique au sujet des OGM.


Puisque le gouvernement canadien a décidé d’appuyer une politique d’étiquetage volontaire, nous avons décidé de nous joindre volontairement au Comité de l’étiquetage volontaire des aliments issus ou non de modifications génétiques créé en septembre 1999 par le Conseil canadien de la distribution alimentaire (CCDA), un organisme privé, et l’Office des normes générales du Canada, un organisme gouvernemental.

Le gouvernement canadien avait salué la création de ce comité bidon qui vise essentiellement à réaffirmer une politique en matière d’étiquetage déjà en vigueur depuis l’apparition des Organismes génétiquement modifiés (OGM) dans les étalages des magasins. Nous savons que depuis l’entrée en vigueur de ces normes, aucune entreprise n’a osé indiqué la présence d’OGM dans leurs produits.

Nous savons très bien qu’il existe une division qui déchire actuellement la communauté scientifique au sujet des OGM. Certains groupes financés par les grandes multinationales de l’alimentation cherchent à rassurer la population tandis que d’autres demandent un moratoire sur ces produits ; ce dernier groupe soutient à juste titre qu’en cas de doute, il vaut mieux s’abstenir de répandre ces organismes dans la nature. Les citoyens et citoyennes que nous sommes servent actuellement de cobayes pour ces produits.

Afin de faire taire la contestation grandissante face aux OGM, un groupe d’industries œuvrant dans le domaine des biotechnologies, mené par la multinationale Monsanto, vient tout juste d’allouer une somme de 50 millions $ sur trois ans pour une vaste opération médiatique. Ce montant, qui pourrait atteindre 250 millions $ sur cinq ans, sera utilisé afin de promouvoir la vision de l’industrie. Nous sommes d’avis que cette vision basée essentiellement sur un rendement à court terme ne tiendra aucunement compte des problèmes soulevés par les scientifiques demandant un moratoire.

Dans l’unique but de sensibiliser les gens aux enjeux liés aux biotechnologies, nous, citoyens et citoyennes, invitons la population à participer à cette campagne d’ÉVCC. Nous avons le droit de choisir les produits que nous mangeons. Nous avons le droit de refuser la privatisation de la vie que nous impose les compagnies multinationales produisant des OGM.

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