La nouvelle Filière porcine coopérative, une nécessité

La nouvelle Filière porcine coopérative fondée à Drummondville le 21 avril dernier était devenue essentielle pour l’avenir du secteur porcin de la Coop Fédérée.

Face aux marchés nord-américain et international de plus en plus contraignants et intégrés, la Coop fédérée s’est questionnée sur l’avenir de sa filière porcine et a conclu que pour rester en affaire, la filière n’avait d’autre choix que de se « coordonner » davantage.

Le président Denis Richard et le chef de la direction Claude Lafleur, rencontrés lors d’un dîner de presse, insistent sur le terme « coordonner », contrairement à « intégrer ». « Nous aurions pu acheter les fermes et intégrer la filière, mais ce n’est pas dans notre philosophie, insiste Denis Richard. Nous sommes une coopérative. Il faut réussir à coordonner les activités. » Claude Lafleur ajoute : « La filière porcine coopérative sera compétitive ou elle ne sera pas. »

La Coop fédérée a analysé différents modèles présents à travers le monde avant de choisir la structure. La Filière porcine coopérative aura un comité de coordination constitué de 11 producteurs et de deux gestionnaires, d’un comité d’experts et d’un directeur général.

Les membres ont le choix d’adhérer ou non, mais la Coop fédérée espère bien augmenter le nombre de porcs produits dans sa nouvelle filière et croit même qu’elle sera éventuellement l’alternative à l’intégration. « Le temps pour le producteur de faire du porc tout seul chez lui est révolu », croit Claude Lafleur, à la lumière des tendances actuelles du marché. Actuellement, 2,5 millions sur les 4 millions des porcs abattus chaque année par Olymel, propriété de la Coop fédérée, sont des porcs Coop.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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