L’automne sera chaud

Le temps chaud et sec offrira peu de répit dans les prochains mois pour une bonne partie du Québec. S’il faut en croire les experts d’Environnement Canada, la température sera au moins 40% plus élevée pour l’ensemble du pays durant septembre octobre et novembre. Pour tout le sud du Québec et la rive-nord du Saint-Laurent, il est plutôt question d’un mercure 70% au dessus des températures normales pour la saison. La proportion tombe à 60% pour le reste des zones agricoles de la province.

Prévisions pour septembre, octobre et novembre 2016. Source: Environnement Canada

Prévisions pour septembre, octobre et novembre 2016.
Source: Environnement Canada

Le scénario se répète avec peu de précipitations à l’horizon. Environnement Canada estime à 40% les probabilités d’observer moins de pluie pour la totalité de l’Est du pays.

Les pronostics d’Environnement Canada rejoignent celles faites par un autre site, Accuweather Canada. Le temps doux et sec devrait dominer, surtout pour septembre et octobre. Une des raisons de ces conditions provient des Grands Lacs où la température est plus élevée qu’à l’habitude, ce qui pompe l’air chaud des États-Unis et maintient l’humidité dans le corridor Montréal-Windsor. La sécheresse devrait aussi mener à des pertes prématurées des feuilles en raison de la carence d’eau. Pour les grandes cultures, cela devrait se traduire par un jaunissement précoce des feuilles inférieures.

Prévisions pour l'automne 2016 au Canada. Source: Accuweather

Prévisions pour l’automne 2016 au Canada.
Source: Accuweather

Et après avoir fait couler beaucoup d’encre, La Nina pourrait ne faire son apparition qu’en novembre. Déjà, les météorologues prévoient un phénomène de faible incidence avec peu d’impacts visibles.

L’année 2016 se terminera donc sur la même note. Agricultrure et Agroalimentaire Canada indiquait un mois plus tôt que la plus grande partie du sud de l’Ontario connaissant des conditions de sécheresse importante; la région agricole a majoritairement été touchée par des conditions de sécheresse anormale (D0) pendant un autre mois. En date du 24 juillet, et ce depuis le 1er avril 2016, le taux de précipitations est jugé « très faible » à « exceptionnellement faible » dans près de 55 % de la région agricole en Ontario, ce qui touche plus de 17 000 exploitations agricoles et près de 1,5 million de bovins.

L’organisme fédéral notait que ces conditions s’étaient étendues au sud du Québec; par conséquent, la zone de sécheresse anormale englobant presque tout le sud du Québec ainsi qu’une petite zone de sécheresse modérée (D1) à l’ouest de Montréal ont persisté en juillet. Une zone semblable autour de Sherbrooke s’est aussi formée à la suite d’un autre mois de sécheresse et du faible taux de précipitation des six derniers mois. En date du 7 septembre, un manque à gagner allant à 156 ml était enregistré dans la région de Sherbrooke, ainsi que dans l’extrême sud-ouest de la province. Selon ces derniers relevés, les deux-tiers de la province affichent un déficit de pluie depuis le 1er avril 2016.

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à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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