Le point sur les fongicides dans le maïs

Afin de justifier l’utilisation de fongicides dans le maïs et d’évaluer l’impact de cette pratique sur le rendement, Gilles Tremblay, chercheur au Centre de recherche sur les grains (CÉROM), a mis à l’épreuve 23 hybrides de maïs avec et sans application du fongicide Healine.

L’essai s’échelonne sur trois ans, soit 2009, 2010 et 2011, sur deux sites de recherche, à l’Assomption et Beloeil. Après deux ans, 12 des 23 hybrides se sont démarqués. Autrement dit, pour 52 % des hybrides, l’utilisation du fongicide a été économiquement rentable.

« Cinquante deux pour cent, ce n’est pas suffisant pour justifier l’utilisation du fongicide. Pour cela, il faudrait que quatre hybrides sur cinq offrent un rendement économiquement viable », soutient Gilles Tremblay.

Parmi les six cultivars les plus performants de l’essai, trois ont offert autant, sinon plus de rendement sans l’utilisation de fongicide qu’avec l’application de fongicide. En raison de l’entente entre le CÉROM et les semenciers participants, impossible d’obtenir le nom de ces hybrides…

Même si ces hybrides qui performent le mieux étaient connus, encore faudrait-il qu’ils restent sur le marché suffisamment de temps pour en profiter.

L’étude révèle que le fongicide mis à l’épreuve n’a aucune incidence sur le développement de la fusariose de l’épi. Ainsi, pulvérisation de fongicide ou pas, le DON (désoxynivalénol) était similaire. Il agit spécifiquement sur les maladies foliaires.

Avant de considérer la pulvérisation, il faut d’abord réduire les facteurs de risque de développement de maladies fongiques. Les résidus de maïs représentent une niche de choix pour les spores de ces maladies. Ainsi, pourrait-il y avoir une corrélation entre l’augmentation du semis direct et l’expansion des maladies foliaires? La succession de la culture de maïs années après années est également un facteur d’influence au développement de maladies.

Lisez l’article complet dans Le Bulletin des agriculteurs de février 2011.

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