Léger retard dans les semis au Québec

Malgré un printemps sous le signe du froid, les semis ont avancé au Québec, surtout depuis les dernières semaines. Depuis le début de mai, un écart inférieur de 2,5 degrés Celsius aux moyennes a été enregistré. La pluie s’est aussi faite rare dans certaines régions comme la Montérégie, Lanaudière et les Laurentides. Au 17 mai, l’humidité du sol était normale dans la majorité des régions, sauf en Estrie, dans Lanaudière, les Laurentides–Laval et le secteur de La Prairie en Montérégie où les sols étaient secs. Par ailleurs, elle était en surplus au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Selon le rapport sur l’état des cultures réalisé par la Financière agricole, 64% des ensemencements des grains avaient été réalisés en date du 17 mai. En détail, cela signifie que 50% des superficies de céréales et 85% de celles du maïs-grain avaient été réalisées. Quant au soya, 51% des superficies ont été semées tandis que ce pourcentage est de 10% pour le canola. L’avancement est toutefois très variable selon les régions. Par exemple, le maïs fourrager est réalisé dans une proportion de 95%  à certains endroits alors qu’il n’a pas débuté dans l’est du Québec. La croissance du foin est également été affecté par le froid mais les derniers jours de chaleur estivale devrait faire avancer l’état des cultures.

La Financière rapporte cependant qu’en Estrie, en Chaudière-Appalaches, en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, au Centre-du-Québec et en Mauricie, les semis sont en avance de quelques jours à une semaine, tandis qu’ils accusent un retard de quelques jours à une semaine en Outaouais et au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le retard est surtout remarqué pour les cultures du soya et du maïs. Dans certains endroits, les céréales sont terminées mais le froid et la pluie ont décalé l’entrée des tracteurs dans les champs pour poursuivre avec le maïs et le soya.

En ce qui concerne les autres cultures, les conditions sont bonnes pour les semis de légumes tandis que les conditions de croissance pour les pommes et les fraises sont jugées bonnes. Elles sont toutefois moins favorables pour les bleuetières et le travail des abeilles.

La Financière a aussi confirmé ce qui était déjà connu, soit que la récolte du sirop d’érable a été exceptionnelle cette année. C’est le cas dans toutes les régions, sauf dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie où les rendements ont été autour de la moyenne en raison des températures froides d’avril. La qualité est estimée bonne dans l’ensemble.

Source: Financière agricole

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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