L’imprimante à la ferme

Scénario bien connu : une pièce d’équipement se brise durant LA belle journée de récolte, celle qu’on ne veut pas manquer. Appelé en renfort, le fournisseur d’équipements doit commander la pièce qui ne sera disponible que demain. Au lieu de s’arracher les cheveux de la tête, la solution pourrait bientôt passer par l’imprimante. Mais pas n’importe laquelle, l’imprimante 3D. Un petit clic de souris et la pièce de rechange se forme, une couche de plastique à la fois, pour donner une pièce tout à fait viable.

Loin d’être un scénario de science-fiction, de plus en plus d’imprimante 3D apparaissent sur le marché à des prix allant de quelques centaines à quelques milliers de dollars. Un inventeur de la Saskatchewan projette pour sa part de mettre bientôt sur le marché une imprimante dont le coût devrait avoisiner les 100$. Son invention n’a pas la prétention de construire de grosses pièces ou de remplir les coffres à outils mais Rylan Grayston y voit beaucoup de potentiel pour les agriculteurs. Elle est en mesure de fabriquer de petites pièces telles que des engrenages, des cadrans ou des interrupteurs. L’inventeur songe aussi aux pièces spécialisées dont la production est interrompue et qui sont donc difficiles à remplacer.

Le principal défaut de ce type d’imprimante pourrait toutefois être la fragilité du matériel utilisé pour former les pièces qui est le plastique. M.Grayston répond à cet argument qu’une pièce imprimée par sa machine pourrait être recouverte d’un composé coulé pour prendre sa forme et que du métal pourrait ensuite être fondu autour à l’aide d’une torche à l’acétylène. “Je pense que les agriculteurs sont par nature inventeurs. Je ne pense pas qu’il soit possible de passer à travers une année complète sur une ferme sans avoir à inventer quelque chose.”

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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