Marché des grains: Le facteur météo revient à l’avant-plan

Gel, pluie, sécheresse : les obstacles sont nombreux cette année pour le début de la saison 2017. Le gel menace en effet les cultures de blé d’hiver tandis que la pluie retarde les semis de céréales aux États-Unis. En Europe, la sécheresse fait craindre le pire, surtout en France qui paradoxalement a vu ses cultures considérablement réduite l’an dernier par la pluie. Le gel a aussi fait des ravages dans certaines régions du pays et, avis aux amateurs de vin, le froid a également affecté de nombreux vignobles. Le seul endroit où la météo ne semble pas avoir semé d’inquiétude est l’Amérique du Sud où les récoltes vont bon train.

Toutes ces craintes sur les cultures de céréales ont fait avancer le blé cette semaine, de même que le maïs. Le soya s’en est tiré avec une légère perte.

Petite consolation pour les producteurs d’ici, les agriculteurs américains font affaire à une météo peu collaboratrice. La menace de gel et même de neige dans des États comme le Kansas jette une ombre sur le blé d’hiver, déjà de moins bonne qualité cette année que l’an dernier, selon le département américain d’Agriculture (USDA). La pluie dans les États importants retarde de plus en plus les semis qui accuse un décalage par rapport à la moyenne sur cinq ans. Ces conditions ont mené vers le haut le blé  qui a affiché sa plus forte hausse des 11 dernières semaines sur les marchés.

Du temps sec dans le Midwest a toutefois permis de faire des progrès dans les semis de maïs. Si la température le permet, plusieurs producteurs devraient avoir mis en terre une majorité de leur culture avant la mi-mai, offrant ainsi de meilleures perspectives de rendements. De la forte pluie est toutefois tombée en fin de semaine et devrait ralentir les travaux qui tournaient à plein régime grâce à une semaine de temps sec.

Le soya a été peu actif cette semaine, même si les chiffres sur les exportations ont été bons. Selon les experts, la situation pourrait changer si les conditions météorologiques déclinaient dans les prochaines semaines.

Sur un autre angle, la politique a pointé le bout de son nez durant la semaine. Les États-Unis ont menacé de se retirer de l’ALENA, ce qui a semé de l’émoi dans les marchés mercredi. Un revirement de l’administration Trump a pour le moment écarté ce scénario, laissant la place à une renégociation de l’accord.

Le boisseau de blé pour juillet a terminé avec un gain de 2,7% à 4,3225 $US contre 4,2100 dollars $US une semaine plus tôt.

Le boisseau de maïs pour juillet a conclu la semaine à 3,6650 $US par rapport à 3,6375 $US vendredi dernier pour une hausse de 0,8%.

Le boisseau de soya pour juillet a affiché une perte de 0,5% hebdomadaire à 9,5625 $US, comparativement à 9,6075 $US.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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