Marché des grains: Au gré du pétro-dollar

À cette période des récoltes, les interrogations sont nombreuse sur le sort qui sera réservé aux prix des grains dans les prochains mois. Dans son dernier BioClips, le MAPAQ présente une récente analyse du Fonds monétaire internationale (FMI) sur la perspective de risque de certaines denrées alimentaires dans une échéances allant de trois mois à 12 mois. Si le jeu est périlleux, le FMI conclu en disant que la tendance négative surpasse la tendance positive à long terme. Ceci est d’autant plus vrai, selon BioClips, que le dollar canadien suit les variations du pétrole et que la perspective du prix du pétrole est à la baisse pour l’année à venir, toujours selon les estimations du FMI.

En se basant sur les achats de contrats à terme à Chicago, le FMI conclut que le prix du maïs devrait demeurer sensiblement le même à celui affiché en septembre pour les trois prochains mois. Dans un an, le prix emprunterait une tendance plutôt négative qui pourrait se traduire par une réduction de près de 45$ la tonne.

Pour le soya, le FMI estime que les chances de réduction de prix sont à peu de choses près semblable, que ce soit dans une échéance de 3 ou 12 mois. “Dans un cas comme dans l’autre”, peut-on lire dans le BioClips, “le risque d’une augmentation de 10% ou plus s’établit à 1 chance sur 5. La probabilité que le prix de référence du soya aux États-Unis accuse une baisse de cet ordre est 2 fois plus importante, soit d’environ 40%.”

Les facteurs ponctuels et locaux

Le FMI ajoute que certains facteurs n’ont pu être ajoutés dans l’addition puisque la météo ou d’autres événements liés aux tarifs douaniers sont imprévisibles. Par ailleurs, l’auteur du BioClips ajoute qu’il faut ajouter à ces données les conditions de récolte au Québec, ainsi que les variations du dollar canadien. Par exemple, un repli du huard par rapport au dollar américain se traduit par une hausse équivalente des prix de référence exprimés en dollars américains. À ce sujet, l’expérience historique montre que le dollar canadien suit généralement la même direction, à la hausse comme à la baisse, que le prix du pétrole, indique BioClips. Et selon les dernières estimations du FMI, les chances de voir une réduction du prix du pétrole dans l’avenir l’emporte sur celles de le voir remonter.

Source: BioClips

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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