Martin fait des déclarations qui plaisent aux agriculteurs

Ottawa (Ontario), 20 décembre 2005 – La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) est heureuse de constater que le chef de l’un des partis politiques au Canada a finalement abordé les questions agricoles durant la campagne électorale, puisque le Premier ministre, M. Paul Martin, a dévoilé la politique agricole du Parti Libéral durant une visite dans le sud-ouest de l’Ontario.

La FCA accueille favorablement l’engagement pris par le Premier Ministre de réexaminer le Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA) suite à la publication du rapport de M. Wayne Easter et, ce qui plus important, son engagement officiel de collaborer avec les agriculteurs pour modifier les programmes de gestion des risques de l’entreprise. La FCA voit également d’un oeil positif l’engagement pris par le Premier ministre d’appuyer le droit des agriculteurs de choisir leurs structures de commercialisation, comme le système de gestion de l’offre et la Commission canadienne du blé. Cependant, la FCA s’inquiète du fait que les autres mesures stratégiques annoncées ne semblent pas renfermer grand-chose de nouveau et ne visent aucunement à contrer la crise du revenu agricole qui sévit au Canada.

« Nous sommes contents de voir qu’un leader politique reconnaisse que l’agriculture est une partie vitale de notre économie », a déclaré M. Bob Friesen, le président de la FCA. « Aujourd’hui, M. Martin a reconnu que les fermiers canadiens font face à quelques très graves défis. Il a pris certains importants engagements de collaborer avec les agriculteurs en réponse à ces défis. Mais s’il veut prouver la sincérité de ces engagements vis-à-vis des agriculteurs, il devra coopérer avec les groupes agricoles et proposer une politique plus substantielle. »

L’augmentation de l’exemption de la taxe sur le capital facilitera dans une certaine mesure le transfert intergénérationnel des fermes, mais n’aidera pas les nombreux fermiers qui ont beaucoup de mal aujourd’hui à garder leur ferme. L’engagement de créer une norme nationale concernant les carburants renouvelables a certes du potentiel, mais le gouvernement doit développer davantage la politique pour s’assurer qu’elle profite réellement aux agriculteurs canadiens. L’engagement vis-à-vis de la promotion de l’exportation est un point positif, même si les agriculteurs se demandent si la somme de 5 millions de dollars est suffisante pour obtenir des résultats mesurables.

La FCA fait observer toutefois que les autres mesures annoncées aujourd’hui comme la modification de la Loi sur les programmes de commercialisation agricole, les crédits compensatoires, l’appui à l’Administration du rétablissement agricole des Prairies (ARAP) et les initiatives de maintien du financement représentent simplement des mesures déjà annoncées ou le renouvellement d’initiatives et de programmes déjà existants. La FCA continue d’insister sur la nécessité d’aller au-delà d’un simple amalgame de programmes non intégrés et de viser plutôt l’adoption d’une approche stratégique qui réunit et relie l’ensemble des éléments de la politique agricole et qui fournit un appui en investissant dans toute la chaîne de valeur agricole.

« Examiner le CSA en se fondant sur le rapport de M. Wayne Easter est un bon départ, étant donné que ce document renferme de nombreuses initiatives qu’appuie la FCA. Mais pour réellement transformer les choses, nous devons faire plus », a déclaré M. Friesen. « La FCA encourage le Premier ministre et les dirigeants des autres partis à examiner la proposition de la FCA prévoyant l’adoption d’un Farm Bill canadien, une approche stratégique qui inclut des mesures à court, à moyen et à long terme, et à l’adopter comme modèle pour leur politique agricole. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Canadienne de l’agriculture
http://www.cfa-fca.ca/

Parti libéral du Canada
http://www.liberal.ca/

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