Mise en marché du sirop d’érable : « A la Régie de démêler le vrai du faux »

Québec (Québec), 20 août 2004 – « Le respect de la démocratie et del’équité, voilà ce que nous recherchons. Il appartient à la Régie de rétablirles faits et de voir à l’observation des choix de la très grande majorité desproducteurs acéricoles, qui se sont donné démocratiquement des mesures pouréquilibrer le marché, protéger leurs revenus et assurer la stabilité des prixde même que la qualité des produits. »

Tels sont les commentaires qu’a livrés le président de laFédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ), M. Pierre Lemieux, enmarge des audiences de la Régie des marchés agricoles et alimentaires duQuébec visant à statuer sur le contournement du Règlement de l’agence de venteet de la Convention de mise en marché des produits de l’érable. La FPAQ a eneffet demandé à la Régie de faire enquête sur quelque 70 producteurs sur untotal de plus de 7 000 qui, trois ans après la mise en place des nouvellesrègles, se refusent toujours à les suivre.

Pour le président de la Fédération, après tout ce temps, une intervention de la Régie s’impose. « On ne peut plus tolérer l’obstination d’une minoritéqui s’emploie à vouloir contourner un système essentiellement fondé surl’équité. Chaque fois que du sirop se vend au noir, cela pénalise l’ensembledes producteurs et bafoue les règles qu’ils se sont majoritairement donnéespour corriger des années d’abus et d’iniquité. »

Il convient également de rappeler que l’agence de vente intervientessentiellement dans le marché du sirop en vrac, soit celui vendu en contenantde plus de cinq litres. C’est dire, malgré des prétentions à l’effetcontraire, que l’acériculteur ou l’acéricultrice qui veulent vendre leursproduits directement aux consommateurs peuvent le faire en toute liberté et entoute légalité si telle est leur intention.

M. Lemieux a aussi tenu à préciser que, sans les mesures mises de l’avantpar la Fédération, y compris le contingentement, les problèmes de liquiditésque connaissent malgré tout bon nombre de producteurs seraient bien plusgraves. Avant ces interventions, rappelons-le, l’anarchie régnait dans la miseen marché du sirop d’érable. Il n’était pas rare, par exemple, d’attendre plusd’un an pour le paiement de son sirop. Aucune garantie de paiement n’étaitofferte par les acheteurs et le prix du produit était loin de couvrir lescoûts de production.

« Le bilan de l’Agence est positif, de faire d’autre part remarquerM. Lemieux, bien qu’il nous faille encore composer avec les séquelles de lasurproduction des années précédentes. L’Agence travaille à protéger le revenude l’ensemble des producteurs, en toute équité. Malheureusement, il se trouveencore des esprits rétrogrades qui, sous de faux prétextes, cherchentseulement à “tirer la couverte de leur bord” et à maintenir la productiondésorganisée pour jouer à “au plus fort la poche” ».

« La Régie se doit de démêler le vrai du faux et s’assurer du respect desrèglements et de la convention en vigueur, aussi bien pour le bénéfice de tousles producteurs et productrices que pour celui de la production acéricole elle-même. Il est de notre devoir de lui demander qu’elle prenne les dispositionspour ce faire. Il en va de l’avenir de notre secteur d’activité », de conclureM. Lemieux.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des producteurs acéricoles du Québec
http://www.siropderable.ca

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