Deux ans après un rapport d’experts sur la question, les ministères de l’Agriculture (MAPAQ) et de l’Environnement offrent un nouveau programme destiné aux agriculteurs qui cultivent des terres dans la zone littorale du lac Saint-Pierre.
D’un montant de 6 M$, le programme pourrait aider environ 200 entreprises agricoles. Elles peuvent bénéficier d’un soutien financier maximal de 50 000$ pour la durée de l’initiative (2026-2028).
Les demandes admissibles depuis le 15 janvier doivent s’inscrire dans des pratiques durables et visent la réhabilitation du lac Saint-Pierre. Le gouvernement dit s’inspirer du rapport du Pôle d’expertise multidisciplinaire en gestion durable du littoral du lac Saint-Pierre publié en juin 2024.
À lire aussi
Le Canada conclut un accord avec la Chine sur les questions agricoles
En voyage en Chine, le premier ministre Mark Carney annonce une entente qui mettra fin aux droits de douane sur plusieurs produits agricoles, dont le canola.
Pour être admissible, les projets devront respecter plusieurs conditions :
· être réalisés pendant une année de culture (2026, 2027 et 2028) prévue par l’Initiative;
· être réalisés dans une ou plusieurs parcelles situées en tout ou en partie à l’intérieur du littoral du lac Saint-Pierre;
· mettre en place et maintenir une ou plusieurs mesures présentées dans le tableau suivant.

Les entreprises agricoles ont jusqu’au 9 février 2026 pour soumettre leur projet en vue de la prochaine période de culture.
La Réserve mondiale de la biosphère du lac Saint-Pierre est un écosystème d’eau douce qui comprend le lac Saint-Pierre (un agrandissement naturel du fleuve Saint-Laurent entre Sorel et Trois-Rivières), la plaine alluviale contiguë, les terrains agricoles ainsi que les communautés environnantes. La reconnaissance par l’UNESCO et le Canada provient de ses caractéristiques uniques. Le lac constitue la plus importante plaine inondable d’eau douce au Québec et l’un des plus grands deltas intérieurs d’eau stagnante au monde.
À lire aussi:
Des politiques environnementales repensées face à l’agriculture