Smithfield Foods annonce une hausse substantielle de ses résultats au deuxième trimestre

Virginie (États-Unis), 20 novembre 2003 – Smithfield Foods, Inc. a communiqué ses résultats pour le deuxième trimestre de l’exercice 2004 clos le 26 octobre. La société a dégagé un bénéfice de 36,2 millions $, soit 0,33 $ par action après dilution, comparativement à un bénéfice net de 4,1 millions $, ou 0,04 $ par action après dilution, à pareille date l’an dernier. Le chiffre d’affaires pour ledeuxième trimestre s’est établi à 2,1 milliards $ comparativement à1,8 milliards $ l’an dernier.

Le bénéfice net tiré des activités poursuivies, en excluant les résultatsde Schneider Corporation, s’est chiffré à 31,9 millions $, ou 0,29 $ paraction après dilution; à pareille date l’an dernier, la société avait atteintle seuil de la rentabilité. Le 25 septembre, Smithfield a annoncé laconclusion d’une entente définitive relativement à la vente de Schneider, safiliale canadienne en propriété exclusive, à Maple Leaf Foods Inc. La vente,assujettie à l’approbation des organismes de réglementation, devrait êtreconclue avant la fin de l’exercice.

Pour le trimestre et l’exercice à ce jour, le chiffre d’affaires tiré desactivités poursuivies a grimpé grâce à une hausse des prix pour le boeuf et leporc, ce qui reflète l’impact de l’augmentation du coût des matières premièrespour le porc et de la forte demande qui se maintient pour le boeuf. Lebénéfice d’exploitation provenant de la production de porcins s’est accruconsidérablement en raison d’une hausse des prix pour le porc vivant.

Les résultats liés au porc frais ont grimpé durant le trimestre parrapport à l’exercice précédent en raison des conditions plus favorables sur lemarché. Les marges bénéficiaires pour les viandes transformées ont diminué, cequi s’explique par l’impact d’une hausse importante des coûts des matièrespremières qui n’a pu être neutralisée entièrement par le prix des produits. Levolume de viandes transformées et d’aliments apprêtés a grimpé de 7 %. Levolume global est demeuré pratiquement inchangé, le volume de porc frais ayantreculé de 8 % en raison des efforts déployés par la société pour axerdavantage ses ventes sur les produits transformés et les produits à valeurajoutée.

Dans le secteur des aliments apprêtés, la société a enregistré une hausseà deux chiffres du volume pour les produits précuits suivants : bacon,saucisse, entrées et côtes levées. Dans le secteur traditionnel des viandestransformées, le volume pour les hot-dogs, les saucissons secs et le jambontranché 4X6 a également connu une hausse à deux chiffres. Cette hausseexceptionnelle du volume des viandes transformées reflète l’engagement soutenude la société à utiliser des matières premières à l’interne et à assurerl’expansion de son secteur des produits à valeur ajoutée.

Le bénéfice d’exploitation dans le secteur du boeuf a doublé grâce à laforte demande pour ce produit, malgré des prix records pour le bovin. Les prixdu bovin vivant ont atteint un nouveau plafond à la suite de l’embargo sur lebétail canadien et en raison du faible approvisionnement en bétail aux Etats-Unis. En raison de ce faible approvisionnement, le volume de boeuf a connu unrecul de 3 % par rapport à l’an dernier.

Les activités liées à la production porcine ont généré un modestebénéfice d’exploitation, comparativement à une perte de 38,2 millions $ il y aun an, les prix du marché pour les porcins vivants s’étant établis en moyenneà environ 39 $ par quintal, soit environ 10 $ par quintal de plus que l’andernier. Après l’allocation des intérêts débiteurs, les activités deproduction de porcs vivants de la société n’ont pas été rentables. Le prix desporcs vivants est demeuré en quelque sorte à la baisse en raison du nombreaccru de livraisons de porcins vivants du Canada vers les Etats-Unis. Lescoûts à la hausse ont été approximativement les mêmes qu’au premier trimestre,mais supérieurs à ceux du deuxième trimestre d’il y a un an, ce qui reflèteune hausse des coûts du grain par rapport au dernier exercice.

Joseph W. Luter, III, président du conseil et chef de la direction, amentionné qu’il était dans l’ensemble heureux des résultats du trimestre. « Nosactivités liées au porc et au boeuf sont solides et le segment de la viandetransformée croît à un rythme supérieur à celui de l’industrie. L’exportationde porcins canadiens aux Etats-Unis continue à influencer l’offre et lademande pour les prix du porc vivant, ce qui s’est traduit par des pertescontinues pour les producteurs de porcins et par une menace à la viabilité deplusieurs petits producteurs. Toutefois, ces conditions ne persisteront pas.Plus la période de non rentabilité perdure, plus le redressement sera fort,comme nous l’a démontré l’industrie du boeuf », a expliqué M. Luter.

La société a récemment annoncé l’acquisition de Cumberland Gap,producteur de jambons de qualité supérieure. Farmland Foods a pour sa part étéacquise auprès de Farmland Industries le 28 octobre. Le bénéfice tiré deFarmland devrait être comptabilisé dès maintenant et devrait permettre à plusque neutraliser le bénéfice perdu à la suite de la vente de Schneider, quifigure à l’heure actuelle au poste des activités abandonnées. La société aaussi fait l’acquisition des éléments d’actif d’Alliance Farms, situés auColorado et en Illinois. « Nous avons bénéficié d’importantes possibilités deréduction des coûts dans certains secteurs de ces sociétés, ce qui devraitnous fournir l’occasion d’accroître notre rentabilité à court terme », aaffirmé M. Luter.

M. Luter a indiqué qu’il était optimiste quant au reste de l’exercice2004. « Les premières indications laissent croire que nous connaîtrons un bontroisième trimestre. Nos activités liées au boeuf demeurent solides et notresecteur des viandes transformées poursuit sa forte croissance dans plusieurscatégories de produits. Le marché futur reflète une amélioration des prix pourles porcins vivants à la fin du troisième trimestre et au cours du quatrièmetrimestre. Finalement, l’acquisition de Farmland semble apporter dèsmaintenant une contribution d’importance au bénéfice », a raconté M. Luter.

Forte d’un chiffre d’affaires annualisé de 9 milliards $, SmithfieldFoods occupe une position prépondérante dans le domaine de la transformationet de la commercialisation du porc frais et des viandes transformées aux Etats-Unis, en plus d’être le plus important éleveur de porcs de ce pays.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Smithfield Foods, Inc.
http://www.smithfieldfoods.com

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