Après avoir été présenté dans quelques festivals à travers le monde, le film Marécages arrive au Québec. Il est projeté dans plusieurs salles de la province.
Ce qui fait la particularité de ce film, c’est qu’il a été tourné entièrement sur la ferme familiale du réalisateur Guy Édoin dans les Cantons-de-l’Est. Il met en vedette une famille de producteurs agricoles. Pour l’une des rares fois au cinéma, on y voit des scènes à l’intérieur d’un bâtiment de ferme laitière, soit pendant la traite ou encore lors d’un vêlage. Des prises de vue également à l’extérieur notamment pendant la période des foins. Ces scènes sont très belles et réalistes.
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Le réalisateur a voulu dépeindre le quotidien des agriculteurs qui est bien loin maintenant de ce qu’on montre dans Les belles histoires des pays d’en haut et Les filles de Caleb. Le film est imprégné également d’une certaine réalité rurale et sociale.
Le film n’est pas autobiographique, mais s’inspire de l’enfance du réalisateur sur la ferme de ses parents : des expériences vécues, mais aussi des histoires entendues au cours de sa jeunesse. D’ailleurs, le scénario est très dramatique. Un accident survient sur la ferme et bouleverse la vie de la famille déjà ponctuée de problèmes financiers et d’approvisionnement en eau. L’ambiance du film est lourde : le travail est exigeant, la vie dure et triste.
Pascale Bussières, Luc Picard, François Papineau, Gabriel Maillé jouent dans ce premier long métrage du cinéaste Guy Édoin.