Marché des grains: Les céréales hésitent

Plusieurs éléments ont influencé les cours des principaux grains tout au long de la semaine sur les marchés américains. Les prix du soya, du maïs et du blé ont jonglé avec les chiffres sur la demande et l’offre, en plus des transactions de plusieurs fonds de placement à l’approche de la fin du 3e trimestre. Les courtiers gardent en même temps un œil sur les conditions météo aux États-Unis alors que les récoltes procèdent dans plusieurs États importants. Après plusieurs tentatives à la hausse, le maïs a finalement cédé du terrain cette semaine, imité par le soya qui a enfilé sa troisième semaine de pertes. Le blé a affiché des gains modestes tout en demeurant à des niveaux très faibles.

Les cours du maïs ont tenté plusieurs fois de remonter au-delà de leur plafond des dernières semaines, avec sa meilleure performance depuis trois semaines. Les producteurs font toutefois face à des conditions humides pour les récoltes dans les régions les plus au sud, ce qui préoccupe quant à la qualité des grains recueillis.

Pour le soya, la demande toujours forte a soutenu les cours, même si la récolte en cours promet de battre des records, en plus d’être de très bonne qualité. Ici aussi, la météo cause des soucis avec des pluies abondantes et les conditions de battage sont scrutées avec attention. À cela s’ajoute le fait que le Brésil s’apprête à débuter sa seconde saison de soya après celle désastreuse du printemps. Le pays prévoit ajouter 4,5 millions de tonnes de production.

Le blé a terminé avec un léger gain, mais la demande demeure faible pour la céréale, surtout que le dollar américain s’est apprécié encore sur les marchés. Plusieurs pays acheteurs ont aussi affiché des décisions sur leurs conditions d’achat qui ont attiré l’attention. C’est le cas de l’Égypte qui est revenu sur son intention de politique de tolérance zéro de taux d’ergot (une maladie du blé) mise en place en août et qui avait plombé les cours en faisant peser des incertitudes sur les achats du premier importateur mondial de blé. De plus, l’Inde pourrait baisser ses taxes à l’importation, ce qui pourrait bien augurer pour les ventes sur les marchés internationaux. Et pour rajouter au tableau, le blé canadien serait affecté par la fusariose, ce qui pourrait stimuler la demande pour le blé provenant de d’autres pays producteurs.

Le boisseau de maïs pour décembre, le contrat le plus échangé, a terminé vendredi à 3,3650 $US contre 3,3700 $US, pour un recul de 0,2% une semaine plus tôt.

Le boisseau de soya pour novembre, le plus échangé, a fini à 9,5500 $US comparativement à 9,6600 $US pour un recul de 1,1% pour la semaine.

Le boisseau de blé pour décembre, lui aussi le plus actif, a clôturé avec un gain de 0,4% à 4,0475 $US par rapport à 4,0325 $US la semaine dernière.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires