Agriculteur responsable

J’essaie de bien vérifier mes rotations de groupes d’action pour éviter de me ramasser avec le problème sur la ferme. Certains produits sont tellement faciles d’utilisation que c’est parfois difficile de s’en passer. Depuis plusieurs années déjà, on ajoute d’autres groupes de produits résiduels pour agir avec différents modes d’action et s’assurer d’un résultat plus efficace. À court terme, c’est un peu plus dispendieux, mais sur le long terme, c’est gagnant. Faire une bonne rotation des cultures et du dépistage aide aussi à éviter d’appliquer des produits par seul souci de sécurité. Je ne veux surtout pas manquer mon contrôle de mauvaises herbes. Pour l’avoir déjà raté, ça finit par être dispendieux. Et une fois raté, on doit subir la baisse de rendement qui suit sans compter qu’il faut attendre 365 jours avant de se rattraper.

Mais ça me chicote toujours de savoir que quelques-uns d’entre nous se limitent à pulvériser au moindre coût sans se soucier des problèmes de résistance qui pourraient se développer à long terme. Le pire, c’est qu’une fois le problème arrivé dans un secteur, les semences résistantes de ces mauvaises herbes vont se disséminer un peu partout autour, même chez ceux qui auront agi de façon plus responsable. Nous avons une bonne gamme de produits herbicides à notre disposition pour le contrôle des mauvaises herbes. C’est aussi de notre responsabilité de les utiliser avec précaution et selon les règles de l’art. Sinon, c’est l’ensemble de notre profession qui va en payer le prix!

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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