Fourrages : mesures extrêmes aux États-Unis

La sécheresse extrême qui sévit sur presque tout les États-Unis affecte grandement la qualité et la quantité de fourrages dont ont besoin les troupeaux bovins.

Au Kansas, on envisage des mesures extrêmes, comme faucher les plants de soya pour les mélanger à de la luzerne dans les rations de fourrages, ou même de semer des petites céréales cet été ou au début de l’automne, pour en récolter l’herbe.

Selon le dernier rapport du USDA, 26 % des superficies en pâturages et fourrages sont qualifiées de très mauvaises, 29 % de mauvaises, 27 % d’acceptables, 16 % de bonnes et 2 % d’excellentes.

La situation des fourrages aux États-Unis est la pire depuis la sécheresse de 1933, affirme l’expert de l’Université du Wisconsin, Dan Undersander, dans un article sur AgWeb.

On rapporte aussi que les éleveurs bovins pourraient être confrontés avec des niveaux d’aflatoxines et de nitrates élevées dans le maïs ensilage. Quand une application normale d’azote a été faite, mais que la production est inférieure de moitié, la toxicité des nitrates peut être un problème.

Au Kansas, la production de luzerne est estimée à 50 % de la normale. S’il ne pleut pas bientôt, des champs de soya seront sacrifiés pour en faire de l’alimentation pour les bovins. Des producteurs envisagent de semer de l’avoine en septembre, pour la faucher et en faire des balles de foin, une pratique tout à fait inusitée. Pour cela, il faudra quand même de la pluie afin de favoriser l’émergence et la croissance.

Partout au pays, des mesures d’urgence sont en train de se mettre en place pour pallier la faible qualité des pâturages. Par exemple, on recommande de sevrer les veaux plus tôt, pour que leurs mères se mettent à manger moins. Dans ce cas, il faut suivre de près l’alimentation et la santé du veau.

On a même partiellement ouvert au pâturage les terres désignées pour la conservation des sol et de la faune et flore indigènes. Les producteurs reçoivent des subventions sous forme de loyers pour les superficies en bandes riveraines, voies d’eau engazonnées ou en jachère. Sous certaines conditions précises, les bovins peuvent maintenant aller y paître.

 

 

 

 

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