Les universités américaines s’unissent contre les super mauvaises herbes

Une équipe a été mise sur pied aux États-Unis pour se pencher sur le problème posé par les super mauvaises herbes, résistantes aux herbicides. L’équipe regroupera des scientifiques, des économistes et des sociologues de différentes universités provenant d’un peu partout sur le territoire américain. Ces dernières sont la Michigan State University, la Portland State University, la North Carolina State University, l’University of Arizona), l’University of Minnesota, l’University of Arkansas et la Mississippi State University. Leur objectif est de développer des approches efficaces pour luter contre la résistance de ces mauvaises herbes. L’étude a reçu une aide financière du ministère américain de l’Agriculture (USDA) et de la Agriculture and Food Research Initiative.

La recherche lancée en novembre débutera par une enquête auprès des agriculteurs produisant une variété de cultures, dont le maïs, le soya, le coton, le sucre et les betteraves à sucres. Cette enquête veut obtenir l’aide des producteurs pour mieux comprendre les causes et les conséquences de ces super mauvaises herbes, en plus des stratégies développées par ces derniers pour lutter contre elles. L’étude veut aussi se pencher sur les obstacles que rencontrent les agriculteurs en adoptant des stratégies plus diversifiées dans la gestion de ce problème.

L’agronome en chef, responsable de l’équipe, Mike Owen, a indiqué que le problème existe depuis des décennies mais que la résistance au glyphosate et aux autres herbicides a augmenté dramatiquement dans les dernières années.

De plus en plus de temps et d’argent sont dépensés contre les mauvaises herbes résistantes. Les rendements sont menacés, à moins que des changements dans la gestion des mauvaises herbes ne soient adoptés. De plus, les gains faits pour la conservation des sols sont menacés, ou pourraient être renversés par le problème.

L’enquête permettra aussi à l’équipe de mieux comprendre les dimensions humaines de la résistance aux herbicides, ainsi que la façon dont elles se répandent. « Cette enquête permettra de démontrer comment les agriculteurs gèrent les mauvaises herbes sur leurs exploitations, y compris l’utilisation d’herbicides, de systèmes de travail du sol, la rotation des cultures et d’autres pratiques qui ont des impacts significatifs sur la résistances aux herbicides », selon M.Owen.

Un autre objectif est d’identifier les barrières sociales, économiques et technologiques qui empêchent les agriculteurs d’utiliser différentes approches de gestion des mauvaises herbes, a ajouté le chercheur.

Source: Farm Futures

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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