
<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>
	Le Bulletin des agriculteursAlimentation - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
	<atom:link href="https://www.lebulletin.com/laitplus/alimentation/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lebulletin.com/laitplus/alimentation</link>
	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Apr 2026 14:34:24 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.1</generator>

<image>
	<url>https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2024/01/cropped-icone_inverse-32x32.png</url>
	<title>Alimentation - Le Bulletin des agriculteurs</title>
	<link>https://www.lebulletin.com/laitplus/alimentation</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">180262693</site>	<item>
		<title>La Ferme 299 optimise l’intérieur de l’étable</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/ferme-299-jean-pierre-bussieres-etable-vache-laitiere-146301		 </link>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 17:16:29 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Bâtiments]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Équipement de traite]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[étable laitière]]></category>
		<category><![CDATA[porte-ouverte]]></category>
		<category><![CDATA[rétrofit]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=146301</guid>
				<description><![CDATA[<p>Jean-Pierre Bussières de la Ferme 299 de Yamaska a travaillé avec ses intervenants pour reconfigurer la section des vaches en lactation dans le but de la rendre plus efficace. PHOTOREPORTAGE</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ferme-299-jean-pierre-bussieres-etable-vache-laitiere-146301">La Ferme 299 optimise l’intérieur de l’étable</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Jean-Pierre Bussières de la Ferme 299 de Yamaska a travaillé avec ses intervenants pour reconfigurer la section des vaches en lactation dans le but de la rendre plus efficace.</p>



<p>La Ferme 299 offrait une journée porte ouverte le jeudi 2 avril 2026. Environ 300 personnes ont visité l’étable.</p>



<p>Pas de nouvelle étable pour la Ferme 299. Les sections pour les génisses, les taures et les parcs de vêlages sont les mêmes. Le système d’alimentation est aussi le même. C’est vraiment la configuration de la section des vaches en lactation qui a changé.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_alimentation_vaches_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146296" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_alimentation_vaches_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_alimentation_vaches_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_alimentation_vaches_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_alimentation_vaches_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">L’intérieur de l’étable n’a pas beaucoup changé. Les génisses d’élevage sont encore à gauche et l’allée d’alimentation est la même. Jean-Pierre Bussière fait remarquer que la largeur de l’allée d’alimentation aurait avantage à être plus large pour un meilleur nettoyage, mais ce choix avait été fait à l’époque pour diminuer les coûts de construction. C’est l’aménagement des vaches en lactation qui a changé.</figcaption></figure>



<p>Le groupe de vaches a été séparé en deux, un pour les hautes productrices et un autre pour celles en fin de lactation.</p>



<p>Il y a deux robots, comme par le passé, mais un simple et un double, et de nouvelle génération. Le robot simple est pour l’arrière-robot, soit les vaches ayant besoin de plus d’attention, et les hautes productrices.</p>



<p>Le robot double est dédié aux vaches produisant moins de lait. Situé juste à côté du groupe de vaches hautes productrices, ce robot est aussi accessible pour les vaches hautes productrices. Donc, la vache haute productrice peut choisir le robot en fonction de sa proximité ou de son accessibilité.</p>



<p>Le plan a été dessiné par Tommy Beaudry de Beaudry Équipements Laitiers. Selon lui, c’est unique. En discutant avec les personnes-clés de l’entreprise, il a bâti les plans en fonction des objectifs du client. Une fois dessiné, le plan a été approuvé par le producteur et ses intervenants.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Tommy_Beaudry_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146299" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Tommy_Beaudry_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Tommy_Beaudry_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Tommy_Beaudry_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Tommy_Beaudry_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tommy Beaudry de Beaudry Équipements Laitiers, concessionnaire BouMatic, a élaboré un plan pour répondre aux attentes de Jean-Pierre Bussières en termes d’optimisation de l’étable laitière.</figcaption></figure>



<p>Deux autres personnes ont joué un rôle important. Alicia Moreau est conseillère en robotique et travaille depuis cinq ans avec la ferme. C’est elle qui conseille au niveau de la régie. Laura Lefebvre de la Meunerie Benjamin a travaillé avec lui pour repenser l’alimentation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Laura_Lefebvre_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146298" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Laura_Lefebvre_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Laura_Lefebvre_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Laura_Lefebvre_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Laura_Lefebvre_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Laura Lefebvre, conseillère en nutrition laitière de Meunerie Benjamin, a formulé une alimentation adaptée pour les deux groupes de vaches : les hautes productrices et les vaches avancées en lactation.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le projet d&rsquo;aménagement de ferme</h2>



<p>Jean-Pierre Bussières voulait avoir un aménagement qui pourrait lui permettre éventuellement de produire 200 kg de quota (kg matière grasse/jour) avec un seul employé pour tout faire.</p>



<p>Il raconte que la ferme a brûlé en 2013. L’étable a été reconstruite en 2014 avec deux robots dans un seul groupe pour 100 vaches. «&nbsp;Les robots étaient devenus désuets. On n’avait pas les performances qu’on voulait. Il était temps de changer&nbsp;», dit-il. Il a donc regardé pour une nouvelle génération de robot et une nouvelle configuration.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_arriere_robot_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146294" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_arriere_robot_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_arriere_robot_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_arriere_robot_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_arriere_robot_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les vaches ayant besoin d’une attention particulière, comme les vaches fraîchement vêlées sont logées dans l’arrière-robot du robot simple.</figcaption></figure>



<p>«&nbsp;On a changé la façon de placer les robots de traite, dit-il. C’est là qu’il y a pour moi, une économie majeure. On est dans plusieurs milliers de dollars d’économie annuelle de frais d’alimentation qui sont diminués parce qu’on a un groupe 1 qui est très efficace et qui est nourri adéquatement et on a un groupe 2 qui est en fin de lactation et qui mérite d’être moins soutenu avec l’alimentation. On ne gaspille pas notre argent là. On a facilement 1$ par jour par vache d’économie.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_vaches_hautes_productrices_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146300" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_vaches_hautes_productrices_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_vaches_hautes_productrices_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_vaches_hautes_productrices_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_vaches_hautes_productrices_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les vaches hautes productrices (groupe 1) ont accès au robot simple, mais aussi au robot double que nous voyons dans la photo suivante. Ainsi, une vache intimidée par une vache dominante peut se faire traire sans souci.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_vaches_robot_double_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146295" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_vaches_robot_double_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_vaches_robot_double_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_vaches_robot_double_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_vaches_robot_double_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cette photo prise du même endroit que la photo précédente montre le robot double et la barrière qui délimite les deux groupes : les hautes productrices à droites et les vaches avancées en lactation (groupe 2) à gauche. À noter que les vaches hautes productrices ont aussi accès à ce robot.</figcaption></figure>



<p>Les premiers robots sont entrés en fonction le 1<sup>er</sup> juillet 2025 et la production n’a jamais arrêté pendant les travaux. Selon Jean-Pierre Bussières, la diminution des coûts d’alimentation n’est pas terminée. Il y travaille avec son équipe.</p>



<p>«&nbsp;L’étable ici n’est pas parfaite, dit-il. On a encore du travail à faire. On veut aller chercher encore mieux. On sait qu’on est capable de le faire.&nbsp;»</p>



<p>L’entreprise produit actuellement 140 kg de gras par vache avec un potentiel de 150 sans agrandissement. «&nbsp;On aurait un projet à faire pour nous rendre à 200 kg, mais le quota va nous limiter&nbsp;», dit-il.</p>



<p>Une partie de logettes a dû être refaite. Les matelas pour les hautes productrices ont été remplacés pour un plus grand confort et pour avoir une grande production laitière. Les vaches en fin de lactation ont les anciens matelas réinstallés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bilan de la reconfiguration</h2>



<p>Jean-Pierre Bussières voit déjà des changements au niveau du nombre de passages aux robots. Les vaches pouvaient se faire traitre 2,8 fois par jour, alors qu’elles y vont maintenant 3,4 fois par jour. La production laitière est restée à 40 kg par vache par jour à 190 jours de lactation.</p>



<p>Selon le producteur, avec les nouvelles transformations, la production laitière devrait monter naturellement d’ici la fin de 2026 grâce à une meilleure disposition des robots.</p>



<p>«&nbsp;Cette ferme-ci se contrôle avec un cellulaire et un employé&nbsp;», explique Jean-Pierre Bussières. Lui-même est présent 10 heures par semaine à l’étable. Tout le restant est fait par l’employé. «&nbsp;Moi, je fais de la gestion&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>Dans la mi-quarantaine, Jean-Pierre Bussières ne sait pas s’il aura de la relève. « J’ai fait ça parce que j’aime ça », dit-il. Il a deux filles de 5 et 12 ans qui sont encore trop jeunes pour être identifiées comme relèves. « J’ai espoir d’avoir une relève, mais j’ai surtout espoir que mes filles soient heureuses », dit-il.</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres articles en production laitière, consultez la section laitplus <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en cliquant ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ferme-299-jean-pierre-bussieres-etable-vache-laitiere-146301">La Ferme 299 optimise l’intérieur de l’étable</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/ferme-299-jean-pierre-bussieres-etable-vache-laitiere-146301/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">146301</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Du soya et que &#231;a presse!</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/du-soya-et-que-ca-presse-145807		 </link>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 18:06:32 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Étienne Gosselin`]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=145807</guid>
				<description><![CDATA[<p>Pour diminuer les coûts d’alimentation, on peut alimenter les vaches laitières de soya transformé à la ferme. Ferme Maxima fait figure de pionnière en la matière, une matière riche en protéine!</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/du-soya-et-que-ca-presse-145807">Du soya et que &#231;a presse!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis 2013 et après une visite à Expo-Champs, Maxime Bessette et sa famille pressent du soya dans la «cuisine» de la Ferme Maxima, à deux pas du mélangeur à rations. C’est le système de la compagnie ontarienne Energrow qu’ils ont choisi pour presser 80 tonnes de soya par année, de quoi alimenter le troupeau de 60 à 70 vaches en lactation de Marieville. </p>



<p>Vingt à 30 jours à la fois, on utilise la presse 24 heures par jour, tâche qui ne nécessite que quelques minutes quotidiennes, assure Maxime Bessette. «On nettoie le tamis ou les capteurs électroniques et on change le sac de tourteau qui se remplit tout seul.»</p>



<p>Du silo extérieur d’une contenance de 20 tonnes, une vis amène les graines de soya (8 à 14% d’humidité) au-dessus d’une moulange qui éclate les fèves. Le broyat entre ensuite dans l’extrudeur, vis sans fin où on restreint le passage du soya par une matrice trouée à la sortie de l’appareil. Sur la vis, une large bande de chauffage fait cuire le tourteau et son résidu huileux à 175 °C. </p>



<p>Dans ce procédé d’extrusion, l’huile de soya brute est récupérée dans un bac de plastique sous l’appareillage. Elle pourrait être mélangée au diesel à la ferme, revendue à Energrow ou distribuée à des éleveurs qui cubent des moulées à la ferme.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1125" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg" alt="" class="wp-image-145809" style="width:391px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-768x1152.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-110x165.jpg 110w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-1024x1536.jpg 1024w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Depuis 2013, Maxime Bessette autoproduit une partie de ses concentrés. Les performances laitières du troupeau 100% Holstein, à 12 866 kg de lait à 4,58% de gras, lui donnent raison.</figcaption></figure>



<p>Ce qui intéresse Maxime est davantage le tourteau, frais et appétent, stocké dans de grands sacs sagement rangés avec les fourches du tracteur sur des étagères. Leur précieux contenu est ensuite déversé dans la trémie d’un souffleur qui remplit un silo de tourteau de cinq tonnes connecté au mélangeur. </p>



<p>Des efforts qui en valent la peine, car le producteur intègre quotidiennement 2 kg de tourteau à 91-92% de matière sèche, 35% de protéine et 16% de lipide. Maxime Bessette est catégorique : les performances laitières de son troupeau 100% Holstein s’en ressentent, avec une moyenne annuelle de production par vache de 12 866 kg de lait à 4,58% de gras.</p>



<p>Chez Maxima, on valorise notamment des lots invendus de soya de la semencière Prograin de Saint-Césaire. Lors du passage du <em>Bulletin des agriculteurs</em>, on venait d’extruder un nouveau soya noir, de quoi faire travailler le technologue en alimentation animale de Meunerie Hébert, Cédric Riendeau, qui compose les rations selon les analyses des oléoprotéagineuses. Au champ, Maxime Bessette choisit les variétés qu’il sème non plus seulement sur leur rendement en kilo, mais surtout sur leur rendement protéique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1125" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg" alt="" class="wp-image-145811" style="width:462px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-768x1152.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-110x165.jpg 110w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-1024x1536.jpg 1024w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Trop riche en acides gras polyinsaturés, le soya non oléique ne peut être incorporé en grande quantité dans la ration, généralement 2 ou 3 kg, contrairement au soya à haute teneur en acide gras monoinsaturé oléique.</figcaption></figure>



<p>Ayant donc une bonne expérience d’utilisation du soya conventionnel<em> in situ</em>, le producteur compte essayer le soya oléique prochainement, qui ne nécessite qu’un traitement de chaleur pour être servi tel quel, sans retrait d’huile, pour des performances laitières et reproductives rehaussées. Le Marievillois estime son rendement du capital investi à cinq ans, le coût d’exploitation à 20 $/tonne de soya, car il faut changer quelques pièces et fluides à intervalles : vis sans fin, matrice, boulon d’entraînement, huile, etc.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x563.jpg" alt="extrudeur à soya" class="wp-image-145814" style="width:545px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x563.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-768x576.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-220x165.jpg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">À 105 tours par minute, la vis sans fin de l’extrudeur Energrow extrait l’huile du tourteau dans un procédé automatisé qui ne nécessite que quelques minutes de surveillance par jour. De fabrication canadienne, la machine ne requiert qu’une alimentation monophasée de 240 V et 50 A.</figcaption></figure>



<p>La présidente d’Energrow, Jasmin Hofer, corrobore ces coûts. «La plupart des exploitations laitières peuvent remplacer 70% ou plus de leurs protéines achetées avec des quantités de soya journalières pouvant atteindre 2,7 kg par tête et même davantage si la ferme intègre aussi du soya extrudé au robot.»</p>



<p>Elle calcule que pour une ferme laitière de 90 vaches en lactation, la valeur ajoutée nette au soya peut atteindre 112 $/tonne, un bénéfice de plus de 11 000 $ quand on utilise un extrudeur à la ferme. L’entreprise propose aussi des torréfacteurs pour rôtir ou cuire le soya oléique avant de le servir entier, lipide et protéine, sapide et rapide!</p>



<p><em>Cet article a d&rsquo;abord été publié dans l&rsquo;<a href="https://www.lebulletin.com/digital-edition/lebulletin/2026-01-01/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition de janvier</a> du </em>Bulletin des agriculteurs.</p>



<p>Pour vous abonner afin de ne rien manquer, c&rsquo;est <a href="https://www.glacierfarmmedia.com/fr/subscribe/new/leb?" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</p>



<p>Pour d&rsquo;autres articles sur la production laitière, consultez la section <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">LAITPLUS</a>!</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/du-soya-et-que-ca-presse-145807">Du soya et que &#231;a presse!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/du-soya-et-que-ca-presse-145807/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">145807</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Groupe Jacobs: une famille, quatre fermes, un site d’entreposage d’aliments</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/groupe-jacobs-une-famille-quatre-fermes-un-site-dentreposage-daliments-145832		 </link>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 17:38:35 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits d'entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[bovins laitiers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=145832</guid>
				<description><![CDATA[<p>La famille Jacobs dans Portneuf compte sept propriétaires pour quatre fermes. Au moment de construire pour l’entreposage et la fabrication des aliments, ils ont décidé de miser sur leur force: l’esprit d’équipe. </p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/groupe-jacobs-une-famille-quatre-fermes-un-site-dentreposage-daliments-145832">Groupe Jacobs: une famille, quatre fermes, un site d’entreposage d’aliments</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Imaginez une famille tissée serrée et tellement liée à l’agriculture que les membres se retrouvent tous à travailler en production laitière, à avoir chacun leur ferme, mais aussi à travailler ensemble au bénéfice de chacun. Ça résume assez bien ce qu’est la famille Jacobs de Cap Santé et Saint-Basile. En fait, la famille est tissée tellement serrée que, dans le milieu agricole, on ne parle que de la Ferme Jacobs lorsqu’on parle de ces entités, mais il s’agit bien de plusieurs entreprises appartenant chacune à leurs propriétaires.</p>



<p>Tout a commencé par la Ferme Léo Jacobs et fils du nom du grand-père immigré de Hollande. Après avoir pris la relève, son fils Jean s’en est retiré et a acheté une ferme à 7 kilomètres de là qu’il a appelée Gestion Jean Jacobs. La Ferme Léo Jacobs et fils, aussi appelée la ferme d’origine ou ferme mère, est alors passée uniquement aux mains de son épouse Marian Ghielen et de ses enfants Yan et Ysabel. Le conjoint d’Ysabel, Tyler Doiron, est propriétaire de la ferme voisine, la Ferme Ty-D Holsteins. La sœur de Yan et Ysabel, Laurie, a une ferme à une dizaine de minutes avec son conjoint Mathieu Jalbert, la Ferme New Jersey.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1125" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_Groupe_Jacobs_YT_202601-750x1125.jpg" alt="" class="wp-image-145842" style="width:546px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_Groupe_Jacobs_YT_202601-750x1125.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_Groupe_Jacobs_YT_202601-768x1152.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_Groupe_Jacobs_YT_202601-110x165.jpg 110w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_Groupe_Jacobs_YT_202601.jpg 800w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Yan et Ysabel Jacobs</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Reconstruire après un feu</h2>



<p>Huit mois après que Jean eut acheté sa nouvelle ferme, celle-ci a été détruite par les flammes. C’était en février 2019. C’est à ce moment-là qu’ils se sont remis en question. La Ferme Léo Jacobs avait quatre silos, Ty-D en avait trois, et Gestion Jean Jacobs quatre avant l’incendie, en plus des 10 silos-sacs de la ferme mère. Ça faisait beaucoup d’installations qui vieillissaient en plus du manque d’efficacité. Le mélangeur de Tyler pour la préparation des aliments avait brisé. </p>



<p>À la Ferme Léo Jacobs, le nombre de logettes était insuffisant. Il fallait déplacer des vaches lors de la traite pour réussir à traire toutes les vaches. En fait, l’étable de la ferme mère était trop petite pour le troupeau de la Ferme Léo Jacobs, mais adéquate pour le quota de Gestion Jean Jacobs. Marian, Yan et Ysabel ont donc choisi de déménager le troupeau de vaches en lactation dans une nouvelle étable de l’autre côté de la route et de louer l’espace des vaches en lactation à Jean. L’étable de la ferme mère loge aussi la relève de ces deux fermes. En effet, Gestion Jean Jacobs n’élève pas de génisses, mais les achète de la Ferme Léo Jacobs.</p>



<p>Pour optimiser les cultures et l’entreposage des récoltes, les cinq propriétaires des trois fermes dorénavant voisines ont opté pour un seul site. «On le savait qu’on s’en allait en <em>bunkers</em> [silos-couloirs], raconte Ysabel. On a tout simplement embarqué les autres dans le projet.» Il est décidé que la Ferme Léo Jacobs cultivera toutes les terres des trois entités voisines et fera l’entreposage et la vente des aliments pour les animaux aux deux autres fermes. C’est alors que Laurie et Mathieu ont levé la main. Ils ont demandé s’ils pouvaient se joindre au groupe. En décembre 2020, la nouvelle étable de la ferme entrait en fonction, une étable avec six robots de traite et le site d’entreposage et de fabrication d’alimentation voyait le jour.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_Ysabel_Jacobs_bureau_202601_YT-750x500.jpeg" alt="" class="wp-image-145836" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_Ysabel_Jacobs_bureau_202601_YT-750x500.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_Ysabel_Jacobs_bureau_202601_YT-768x512.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_Ysabel_Jacobs_bureau_202601_YT-235x157.jpeg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_Ysabel_Jacobs_bureau_202601_YT.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Dans l’entente avec les trois autres fermes de la famille, c’est Ysabel Jacobs qui gère le site d’alimentation utilisé par les quatre fermes. La Ferme Léo Jacobs et fils est reconnue à l’international pour les nombreuses distinctions que ses vaches ont obtenues au fil des ans.</figcaption></figure>



<p>En plus de l’avantage économique par une meilleure logistique et un partage des coûts, il y avait un grand avantage au niveau de l’alimentation. L’ensilage de luzerne et de maïs, qui est la base de l’alimentation des vaches, est toujours fermenté. Or, les bénéfices de servir un ensilage fermenté tous les jours de l’année sont reconnus sur la stabilité de la production laitière. Pour cela, il faut attendre plusieurs semaines après la récolte avant de servir l’ensilage aux vaches, ce qui nécessite une logistique. «En s’en allant tout le monde au <em>bunker</em> [silo-couloir], on s’en allait dans de la nourriture toujours fermentée parce qu’avant, il y a un dilemme d’arriver trop vite dans le non fermenté pour les animaux», raconte Ysabel.</p>



<p>Les quatre entreprises ensemble produisent plus de 1100 kg de gras par jour, soit le quota ou droit de produire, mais ont des tailles très différentes. La Ferme Léo Jacobs et fils en produit 700, Gestion Jean Jacobs 225, Ty-D Holsteins 160 et New Jersey 75.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un montage financier complexe</h2>



<p>Le montage financier pour le partage des coûts a été complexe au début parce qu’ils devaient établir les coûts réels de production. Pour réaliser cette tâche, ils ont été appuyés par leur conseillère en gestion, l’agronome Marie-Claude Bourgault d’Agrigo Conseils, appelée Mico par ses clients. </p>



<p>«Le besoin est venu d’eux d’établir des coûts de production le plus près possible de la réalité», raconte-t-elle. L’objectif était d’atteindre l’équité pour tous, qu’il n’y ait pas d’excès de part et d’autre. «La première saison, on a documenté nos opérations culturales», raconte l’agronome. Pour chaque opération culturale, les données étaient compilées. Quel équipement? Combien de carburant? Durée? «Et quel tracteur était accroché à quelle machine?», ajoute Marie-Claude Bourgault. </p>



<p>La première année, étant donné qu’ils n’avaient pas encore les données réelles de la ferme, ils se sont fiés aux données théoriques. La deuxième année, ils avaient des données, mais quelque chose ne fonctionnait pas. «Le défi, c’est d’avoir des rendements le plus près possible de la réalité», explique l’agronome. Ils se sont rendu compte que les capteurs de rendement de l’ensileuse automotrice utilisée pour la récolte surestimaient les rendements d’environ 20 %. «On s’est comparé avec la consommation», explique Marie-Claude Bourgault. Ils ont dû changer leur façon de calculer les rendements. L’agronome a donc fait des calculs en fonction de l’espace de stockage disponible. «On s’est fait des outils pour calculer les volumes sous la courbe, dit-elle. J’ai sorti mes maths.» </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_silos_cuisine_ferme_Jacobs_202601_YT-750x422.jpeg" alt="" class="wp-image-145834" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_silos_cuisine_ferme_Jacobs_202601_YT-750x422.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_silos_cuisine_ferme_Jacobs_202601_YT-768x432.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_silos_cuisine_ferme_Jacobs_202601_YT-235x132.jpeg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_silos_cuisine_ferme_Jacobs_202601_YT.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">La «cuisine» sert pour l’alimentation de quatre fermes laitières.</figcaption></figure>



<p>Après deux ans, ils ont réussi à développer un chiffrier qui respectait les données réelles de production et de coûts, chiffrier qu’ils ont validé par la suite. «Pour nous, c’était important d’avoir quelqu’un d’indépendant pour être sûr qu’on était correct des deux bords et se faire revérifier dans nos coûts», dit Ysabel.</p>



<p>Maintenant, le fonctionnement est clairement établi. Le site d’entreposage des aliments a sept silos couloirs: trois pour l’ensilage de luzerne, trois pour l’ensilage de maïs et un pour l’ensilage de foin des génisses. Il y a aussi cinq cases couvertes pour les autres ingrédients ainsi que deux silos pour les minéraux. </p>



<p>Au moment de la visite du <em>Bulletin</em>, l’équipe installait un silo pour l’ajout d’un sous-produit dans la ration dans de but de diminuer les coûts. Les rations sont préparées à l’aide de deux mélangeuses automotrices, une de petit format pour les fermes Ty-D et New Jersey, et l’autre de grand format pour les fermes Léo Jacobs et Gestion Jean Jacobs. Le paiement est effectué selon la quantité d’aliments prélevés. Les données sont envoyées à l’ordinateur d’Ysabel qui comptabilise les opérations du site.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_vaches_alimentation_ferme_jacobs_202601_YT-750x500.jpeg" alt="" class="wp-image-145835" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_vaches_alimentation_ferme_jacobs_202601_YT-750x500.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_vaches_alimentation_ferme_jacobs_202601_YT-768x512.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_vaches_alimentation_ferme_jacobs_202601_YT-235x157.jpeg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_vaches_alimentation_ferme_jacobs_202601_YT.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Deux mélangeurs sont utilisés pour préparer les aliments, un plus petit pour les fermes Ty-D Holsteins et un plus gros, que l’on voit sur la photo, pour la Ferme Léo Jacobs et Gestion Jean Jacobs.</figcaption></figure>



<p>Chaque entreprise reste propriétaire de ses terres, de ses animaux et de son quota. Les opérations culturales sont faites par la Ferme Léo Jacobs qui détient aussi le site d’alimentation. «Toute la machinerie, c’est Ferme Jacobs qui l’a, qui l’avait déjà, et les machineries sont plus efficaces parce qu’elles en font plus grand. On loue les terres des autres entités et eux, leur prix est à la tonne», explique Ysabel. Chaque fin de mois, une facture est envoyée aux entreprises. Ça apporte un prix constant pour la Ferme Léo Jacobs et des frais stables pour les autres entreprises. Une fois par année, les sept propriétaires des quatre entreprises se réunissent pour discuter des résultats économiques des cultures et de l’alimentation en présence de leurs conseillers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle à reproduire même sans lien familial</h2>



<p>Selon Marie-Claude Bourgault, conseillère en gestion et agronome chez Agrigo Conseils, ce modèle est réplicable sur d’autres entreprises, même sans lien familial. «Tout à fait parce qu’on fait notre évaluation basée sur des faits et non sur des impressions», dit-elle. Ce n’est pas du forfait, mais un partage des coûts. Toutefois, elle pense que le lien familial facilite la confiance. «Ça pourrait très bien fonctionner avec des étrangers, mais l’important, c’est qu’il y ait une relation de confiance qui s’installe», dit-elle. </p>



<p>Même son de cloche du côté de Laurie. «Que ce soit familial ou pas, quand chacun reconnaît le bienfait que ça peut amener, ça peut marcher», dit-elle. Elle précise l’importance d’avoir une entente entre les divers propriétaires d’entreprises. «Il faut que tu aies une entente pour que personne ne tire la couverte de son bord», dit Laurie qui s’y connaît en chiffres. Elle est directrice de compte agricole chez Desjardins. Dans le fond, tous reconnaissent que cette formule fonctionne sur une relation gagnant-gagnant. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Groupe Jacobs en bref</h2>



<p><strong>Ferme Léo Jacobs et fils, Cap Santé</strong></p>



<p>Propriétaires:&nbsp;Yan et Ysabel Jacobs, ainsi que Marian Ghielen.<br>Quota:&nbsp;700 kg de gras/vache/jour.</p>



<p><strong>Gestion Jean Jacobs, Cap Santé</strong></p>



<p>Propriétaire:&nbsp;Jean Jacobs.<br>Quota:&nbsp;225 kg de gras/vache/jour.</p>



<p><strong>Ty-D Holsteins, Cap Santé</strong></p>



<p>Propriétaire:&nbsp;Tyler Doiron.<br>Quota:&nbsp;160 kg de gras/vache/jour.</p>



<p><strong>Ferme New Jersey, Saint-Basile</strong></p>



<p>Propriétaires:&nbsp;Laurie Jacobs et Mathieu Jalbert.<br>Quota:&nbsp;75 kg de gras/vache/jour.</p>



<p><strong>Total des terres cultivées</strong></p>



<p>3000 acres (1200 hectares) dont 500 acres (200 hectares) loués d’entreprises n’appartenant pas à la famille.</p>



<p><em>Cet article est un extrait de ce qui a d&rsquo;abord été publié dans l&rsquo;<a href="https://www.lebulletin.com/digital-edition/lebulletin/2026-01-01/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition de janvier</a> du </em>Bulletin des agriculteurs.</p>



<p><em>Pour vous abonner afin de ne rien manquer, c&rsquo;est</em> <a href="https://www.glacierfarmmedia.com/fr/subscribe/new/leb?" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</p>



<p><em>Pour d&rsquo;autres articles sur la production laitière, consultez la section</em> <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">LAITPLUS</a>!</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/groupe-jacobs-une-famille-quatre-fermes-un-site-dentreposage-daliments-145832">Groupe Jacobs: une famille, quatre fermes, un site d’entreposage d’aliments</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/groupe-jacobs-une-famille-quatre-fermes-un-site-dentreposage-daliments-145832/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">145832</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Olé, olé, soya oléique!</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/ole-ole-soya-oleique-145817		 </link>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 18:00:29 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Étienne Gosselin`]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>
		<category><![CDATA[soya oléique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=145817</guid>
				<description><![CDATA[<p>Transformé à la ferme, le soya à haute teneur en acide gras oléique semble prometteur pour les fermes laitières qui cherchent à produire plus de gras et à remplacer l’acide palmitique dans les rations. Une nouvelle stratégie olé, olé pour alimenter!</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ole-ole-soya-oleique-145817">Olé, olé, soya oléique!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Oléoprotéagineuse, le soya contient environ 40% de protéine et 20% de lipide : c’est un superaliment aussi bien pour les humains, les animaux que certaines applications industrielles. Les protéines, sous forme de tourteau, bonifient les rations alimentaires. L’huile de soya, hydrogénée ou pas, peut se solidifier pour donner de la margarine. Rien de nouveau jusqu’ici!</p>



<p>La nouveauté arrive au tournant des années 2010 quand de grandes semencières, Pioneer en tête, lancent des soyas génétiquement modifiés pour catapulter son contenu oléique, le faisant passer de 20-25% à 70-75%. Molécule à 18 atomes de carbone, l’acide gras monoinsaturé oléique comporte une double liaison entre deux carbones à la neuvième position de la chaine carbonée, d’où ce vocable «oméga-9». Plus stable à la chaleur et moins oxydable, l’acide gras oléique est abondant dans plusieurs végétaux, dont les olives.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1125" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-750x1125.jpg" alt="" class="wp-image-145821" style="width:462px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-750x1125.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-768x1152.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-110x165.jpg 110w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-1024x1536.jpg 1024w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Extrudé,&nbsp;le&nbsp;soya&nbsp;conventionnel&nbsp;non&nbsp;oléique&nbsp;peut&nbsp;être&nbsp;incorporé&nbsp;à&nbsp;la&nbsp;ration&nbsp;dans&nbsp;une&nbsp;proportion&nbsp;quotidienne&nbsp;d’environ&nbsp;2&nbsp;kg&nbsp;par&nbsp;vache.&nbsp;Le&nbsp;soya&nbsp;oléique&nbsp;montre&nbsp;moins&nbsp;de&nbsp;contrainte&nbsp;à&nbsp;la&nbsp;formulation.</figcaption></figure>



<p>Sommité des gras laitiers, la professeure en nutrition animale Rachel Gervais de l’Université Laval explique que de l’huile de soya, riche en gras polyinsaturés, subit dans le rumen un procédé de biohydrogénation pour saturer les doubles liaisons. «Sous certaines conditions, les bactéries ruminales transforment ces gras polyinsaturés en d’autres isomères qui ont la propriété de diminuer la synthèse du gras laitier, élabore la chercheuse. La biohydrogénation de l’acide oléique ne conduit pas à la formation de ces isomères.»</p>



<p>«Le soya oléique pourrait représenter une source locale de lipides par rapport à l’acide gras palmitique indonésien ou malaysien ajouté aux rations des bovins», soulève la chercheuse, qui compte étudier les propriétés technologiques et l’aptitude à la transformation du lait issu de vaches nourries au soya oléique. La matière grasse laitière est déjà bien pourvue en acide gras monoinsaturé oléique, deuxième acide gras le plus présent après l’acide gras palmitique, un gras saturé. La modification du profil lipidique laisse même entrevoir des produits laitiers de meilleure qualité nutritionnelle. «La matière grasse laitière est largement influencée par les lipides de la ration», mentionne la spécialiste des voies métaboliques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg" alt="" class="wp-image-145823" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-768x512.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-235x157.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le&nbsp;soya&nbsp;à&nbsp;haute&nbsp;teneur&nbsp;en&nbsp;acide&nbsp;gras&nbsp;oléique&nbsp;contient&nbsp;une&nbsp;proportion&nbsp;d’au&nbsp;moins&nbsp;70%&nbsp;de&nbsp;ce&nbsp;gras,&nbsp;soit&nbsp;trois&nbsp;à&nbsp;quatre&nbsp;fois&nbsp;plus&nbsp;que&nbsp;le&nbsp;soya&nbsp;conventionnel&nbsp;non&nbsp;oléique,&nbsp;riche&nbsp;en&nbsp;acide&nbsp;gras&nbsp;linoléique.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Oser le soya oléique</strong></h2>



<p>Selon le United Soybeans Board, des agriculteurs étatsuniens de 16 États ont cultivé en 2024 du soya oléique sur 324 000 hectares. Le tiers de ce soya a servi à l’alimentation des bovins laitiers. On trouve même, au sud de la frontière, des primes pour la culture du soya oléique et un programme d’achat directement entre fermes laitières et céréalières. Pour l’heure, les agriculteurs étatsuniens ont accès à 21 variétés de soya oléique.</p>



<p>Au Québec, deux variétés sont actuellement disponibles. L’une d’elles est la variété Akila. «Elle a été créée au Canada (et non aux États-Unis) et a par la suite été sélectionnée ici pour sa maturité adaptée au climat du Québec, mentionne Alain Létourneau, président et directeur général de Prograin. Elle n’est pas issue d’une technique de transgenèse, mais elle est tout de même couverte par un brevet et ne peut être multipliée à la ferme.»</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg" alt="" class="wp-image-145825" style="width:529px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-768x512.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-235x157.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Aliment&nbsp;essentiellement&nbsp;protéique&nbsp;en&nbsp;tourteau,&nbsp;le&nbsp;soya&nbsp;oléique&nbsp;entier&nbsp;devient&nbsp;aussi&nbsp;intéressant&nbsp;pour&nbsp;son&nbsp;contenu&nbsp;énergétique.&nbsp;«C’est&nbsp;une&nbsp;nouvelle&nbsp;source&nbsp;d’énergie&nbsp;mieux&nbsp;assimilable&nbsp;qui&nbsp;peut&nbsp;contrer&nbsp;les&nbsp;effets&nbsp;acidogènes&nbsp;du&nbsp;maïs»,&nbsp;assure&nbsp;l’agronome&nbsp;Ghislain&nbsp;Décoeur.</figcaption></figure>



<p>Le soya, sous forme de tourteau largement débarrassé de son contenu lipidique, entre dans les rations laitières. Avec sa richesse en gras insaturé notamment, il doit être extrudé ou pressé. Avec le soya oléique, rien de magique : on lui laisse ses gras majoritairement monoinsaturés, mieux assimilables, après un traitement de chaleur à la ferme ou à la meunerie, une cuisson qui transforme les protéines dégradables en protéine bypass du rumen.</p>



<p>«Les doubles et triples insaturations dans les chaînes carbonées des acides gras compliquent l’absorption dans l’intestin, explique Ghislain Décoeur, agronome et directeur de territoire chez Prograin, qui composait des rations alimentaires pour vaches laitières dans une ancienne vie. Une bonne partie des gras polyinsaturés est rejetée dans le fumier en ayant nui à la digestion.» On parle alors d’un facteur antinutritionnel pour les microorganismes ruminaux.</p>



<p>D’un aliment essentiellement protéique, le soya oléique devient alors intéressant aussi pour son contenu énergétique. «C’est une nouvelle source d’énergie mieux assimilable qui peut contrer les effets acidogènes du maïs, poursuit l’agronome, qui fait miroiter une augmentation journalière de 0,2 kg de gras par vache.»</p>



<p>Chez Sevita International, le représentant des ventes et des contrats Patrick Méthot vante sa variété Alinova (2900 UTM. M.R. 1.5) qui performe mieux que la moyenne des autres variétés du semencier. Autrement dit, le caractère oléique ne s’exprime pas aux dépens d’autres caractéristiques. Non génétiquement modifié, ce soya a d’abord été semé dans le Sud de l’Ontario avant d’être planté par une poignée de producteurs québécois cette année. «Je m’attends à un développement surprenant et un gros intérêt des meuneries, car ce soya promet 4% plus de gras laitier, selon nos estimations», dévoile Patrick Méthot. L’oléoprotéagineuse, au profil lipidique différent, présenterait aussi l’avantage d’un goût moins prononcé parfait pour la confection de produits protéinés pour l’alimentation humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Révolution en alimentation chez les Nieuwenhof</h2>



<p>En 2024, c’était 20 sacs de la variété Plenish de Pioneer, pour faire un essai de huit hectares à la ferme. En 2025, malgré un printemps très humide et un été très sec, Justin et Benjamin Nieuwenhof de la Ferme Nieuwenhof (Lareleve Holsteins) ont obtenu un rendement de 4,9 t/ha avec la variété Akila de Prograin, semée sur 30 hectares. Malgré sa maturité relative de 1,0 et ses 2800 UTM, «l’Akila a été semée après avoir récolté du seigle en fourrage pour les taures, expose Benjamin. Ça va peut-être donner des idées aux producteurs qui n’ont pas beaucoup de terre pour nourrir leur troupeau et qui se disent qu’ils ne peuvent pas faire de soya oléique.»</p>



<p>Benjamin Nieuwenhof considère le soya oléique comme un <em>game changer</em>, l’évolution disruptive en nutrition des bovins la plus significative depuis des décennies! Chez ces maîtres-éleveurs, on nourrissait déjà les vaches de 2 kg journaliers de soya rôti. Quand on a changé pour le soya oléique, le pourcentage de gras laitier est passé de 4,10 à 4,21%, en concordance avec ce que Benjamin avait lu sur le sujet dans des publications étatsuniennes pour les troupeaux qui nourrissaient déjà avec du tourteau produit à la ferme.</p>



<p>Mais au-delà de cette augmentation mesurée empiriquement, c’est aussi sur la santé des animaux que le soya oléique révèle ses bienfaits : l’éleveur a observé une forte diminution des pertes embryonnaires et un taux de gestation supérieur de 11% à la moyenne annuelle en raison de la teneur rehaussée en énergie de la ration, mieux calquée sur les besoins physiologiques des ruminantes.</p>



<p>En somme, l’éleveur émérite recommande-t-il ce soya aux autres fermes ? «Oui à 500%, c’est un must, s’enthousiasme celui qui a produit en 2024 un combiné journalier gras-protéine par vache de 3,53 kg. Les effets sur la reproduction sont presque plus importants que l’augmentation du taux de gras pour les fermes déjà hautes productrices de lait», mentionne cet innovateur branché sur les nouveautés qui proviennent des États-Unis, à quelques kilomètres de sa ferme de Dundee. </p>



<p><em>Cet article a d&rsquo;abord été publié dans l&rsquo;<a href="https://www.lebulletin.com/digital-edition/lebulletin/2026-01-01/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition de janvier</a> du </em>Bulletin des agriculteurs.</p>



<p>Pour vous abonner afin de ne rien manquer, c&rsquo;est <a href="https://www.glacierfarmmedia.com/fr/subscribe/new/leb?" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</p>



<p>Pour d&rsquo;autres articles sur la production laitière, consultez la section <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">LAITPLUS</a>!</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ole-ole-soya-oleique-145817">Olé, olé, soya oléique!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/ole-ole-soya-oleique-145817/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">145817</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les producteurs de lait sont incités à produire plus de protéines</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/les-producteurs-de-lait-sont-incites-a-produire-plus-de-proteines-145547		 </link>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 18:24:49 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages et pâturages]]></category>
		<category><![CDATA[Génétique]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[Santé des vaches]]></category>
		<category><![CDATA[Lactanet]]></category>
		<category><![CDATA[protéine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=145547</guid>
				<description><![CDATA[<p>Le nouveau mode de paiement du lait récompense les producteurs qui livrent davantage de protéines dans leur lait et cette bonification sera encore plus grande à partir du 1er avril 2026. Les producteurs devront travailler de concert avec leurs conseillers pour y parvenir.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/les-producteurs-de-lait-sont-incites-a-produire-plus-de-proteines-145547">Les producteurs de lait sont incités à produire plus de protéines</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le nouveau mode de paiement du lait récompense les producteurs qui livrent davantage de protéines dans leur lait et cette bonification sera encore plus grande à partir du 1<sup>er</sup> avril 2026. Les producteurs devront travailler de concert avec leurs conseillers pour y parvenir.</p>



<p>En 2025, la demande pour la consommation de produits laitiers riches en protéines a connu une telle croissance que les politiques de paiement du lait ont dû être revues. Les conseils d’administration des regroupements des producteurs des provinces de l’Est du Canada, regroupés dans ce qu’on appelle le P5, ont entériné cette décision.</p>



<p>Sous la gestion de l’offre au Canada, les producteurs de lait sont payés différemment s’ils sont situés dans l’Ouest Canadien ou l’Est du Canada. L’Ontario, le Québec et les autres provinces à l’est sont regroupées dans ce qu’on appelle le P5.</p>



<p>Les autres provinces sont regroupées sous le Western Milk Pool. Le mode de paiement du lait y est différent, mais vise le même objectif d’augmenter la protéine.</p>



<p>Voici quelques exemples de produits laitiers dont la croissance a connu une forte hausse en 2025&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Skyr (fromage frais commercialisé comme un yogourt)&nbsp;: 43,4%</li>



<li>Fromage cottage&nbsp;: 25,8%</li>



<li>Yogourt grec&nbsp;: 18,8%</li>



<li>Yogourt nature&nbsp;: 14,5%</li>



<li>Lait fortifié&nbsp;: 9,4%</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Impact pour les producteurs</h2>



<p>En entrevue, l’agroéconomiste Simon Jetté-Nantel, expert chez Lactanet des questions économiques, explique que les meilleures stratégies pour aider les producteurs à bénéficier du nouveau mode de paiement sont à l’étude pour s’assurer que les conseillers auront tous les outils pour aider les producteurs.</p>



<p>Pendant plusieurs années, la matière grasse du lait était en forte demande. Les producteurs de lait se sont adaptés pour répondre à cette réalité. Les besoins ont toutefois changé.</p>



<p>Simon Jetté-Nantel explique que pour inciter les producteurs à livrer davantage de protéines, un premier incitatif a été offert en août 2025. Ne voyant pas de changement notable dans le taux de protéines livré, un nouvel incitatif a été octroyé le 1<sup>er</sup> janvier dernier. Mais pour s’assurer de l’adhésion des producteurs, l’ajustement du 1<sup>er</sup> avril prochain s’annonce payant pour les producteurs de lait qui pourront livrer plus de protéines.</p>



<p>Le paiement du lait est établi en termes de ratio de solides non gras (SNG) sur le gras. Le nouveau paiement favorise les protéines en augmentant le ratio. Les détails sont affichés dans ce tableau provenant du Flash Info de janvier 2026 des Producteurs de lait du Québec.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="710" height="310" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/PLQ-Paiment-du-lait-avril-2026.png" alt="" class="wp-image-145548" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/PLQ-Paiment-du-lait-avril-2026.png 710w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/02/PLQ-Paiment-du-lait-avril-2026-235x103.png 235w" sizes="(max-width: 710px) 100vw, 710px" /></figure>



<p>Voici quel pourrait être l’impact pour une ferme moyenne, tel qu’expliqué dans le <em>Flash Info</em> de janvier des Producteurs de lait du Québec.</p>



<p>« Ainsi, pour une ferme de 100 kg de MG/j, dont le ratio actuel est entre 2,00 et 2,20, le revenu annuel additionnel associé à une augmentation du ratio SNG de 0,05 serait d’environ 9600$, soit 6600$ de plus qu’avant janvier 2026. »</p>



<p>Selon Simon Jetté-Nantel, cet incitatif est très intéressant et mérite une analyse des stratégies possibles à la ferme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment augmenter la protéine?</h2>



<p>Pour cela, nous avons demandé à son collègue, l’expert en nutrition et fourrages Jean-Philippe Laroche de Lactanet. Lui et d’autres collègues travaillent sur des stratégies potentielles. Il explique que l’augmentation de la protéine représente un défi important.</p>



<p>«&nbsp;Au niveau nutritionnel, c’était beaucoup plus facile de travailler sur le gras que de travailler sur la protéine, dit-il. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas quand même travailler sur la protéine, mais le degré de difficulté est plus important.&nbsp;»</p>



<p>La première stratégie évaluée est le retrait de suppléments de gras. Ils sont ajoutés dans le but d’augmenter le test de gras produit par les vaches. Le retrait de ces suppléments aurait donc l’effet inverse. La protéine n’augmenterait pas, mais le ratio SNG/G serait amélioré. C’est réalisable dans la mesure où le producteur a de la place pour avoir des vaches supplémentaires dans l’étable.</p>



<p>Le problème avec cette stratégie, c’est que les producteurs sous gestion de l’offre ont un quota calculé en matière grasse à livrer. De nombreux producteurs n’arrivent pas à produire tout leur quota. Il est donc impensable pour eux d’utiliser cette stratégie.</p>



<p>La deuxième stratégie évaluée par Lactanet est plus prometteuse. Il s’agit de l’amélioration de la santé du rumen dans le but d’optimiser la synthèse de protéines microbiennes. Celles-ci sont essentielles pour fournir les protéines nécessaires à la glande mammaire. C’est un aspect sur lequel les producteurs travaillent déjà, mais est-ce possible d’aller un peu plus loin?</p>



<p>Plusieurs choses peuvent être faites, comme la qualité et la quantité de fibres efficaces, l’apport en énergie fermentescible, l’équilibre énergie/protéines, le niveau de soufre&#8230;</p>



<p>Cependant, cette stratégie ne fait pas qu’augmenter la teneur en protéines, elle augmente aussi le test de gras.</p>



<p>Lactanet est en train d’analyser sa base de données pour évaluer l’impact de l’amélioration de la santé ruminale sur les tests de gras et de protéines. Pour cela, ils utilisent les données sur les acides gras de novo du lait qui sont un indicateur de la santé ruminale.</p>



<p>«&nbsp;On va faire une corrélation entre le niveau d’acides gras de novo du lait, et le test de protéine et celui du gras, ajoute-t-il. Ça va nous donner une bonne idée comment ça impacte le ratio.&nbsp;»</p>



<p>La troisième stratégie est d’équilibrer les rations au niveau des acides aminés limitants. Les protéines sont constituées d’acides aminés. Certains acides aminés sont limitatifs comme la méthionine ou la lysine. On peut, par exemple, donner des acides aminés protégés pour qu’ils soient directement disponibles à l’animal après le passage dans le rumen.</p>



<p>L’inconvénient de cette stratégie, c’est que ce sont des produits très dispendieux. Il faut donc évaluer la rentabilité. Autre bémol&nbsp;: des rations équilibrées en acides aminées peuvent également augmenter le test de gras. Il faut donc évaluer l’impact sur le ratio.</p>



<p>Comme autre stratégie importante, la génétique est prometteuse, mais seulement à moyen ou long terme, car il faut trois ans entre l’insémination d’une vache et le début de la production laitière de la jeune vache née de cette insémination.</p>



<p>L’utilisation de monensin serait une autre stratégie à envisager, puisque ce produit permet d’augmenter l’efficience alimentaire, tout en ayant dans certains cas un effet négatif sur le test de gras. Malgré cet effet négatif, les kilogrammes de gras livrés par jour demeurent équivalents, mais les kilogrammes de protéines augmentent.</p>



<p>Le stress de chaleur sera aussi évalué pour l’impact sur le test de protéines. «&nbsp;Les vaches qui subissent un stress de chaleur dans les mois chauds d’été auront un test de protéines plus faible, dit Jean-Philippe Laroche. Mais encore une fois, le test de gras aussi.&nbsp;»</p>



<p>Donc, les stratégies possibles apportent plusieurs questionnements au niveau de l’impact réel sur le ratio, mais Jean-Philippe Laroche ne se décourage pas.</p>



<p>«&nbsp;Il ne faut pas sous-estimer la capacité d’adaptation des producteurs, dit-il. On l’a vu avec le test de gras. Je pense que l’industrie ne s’attendait pas à ce qu’on réussisse aussi rapidement à augmenter le test de gras.&nbsp;»</p>



<p>D&rsquo;ailleurs, selon le conseiller senior en alimentation de Lactanet, Jean Brisson, les producteurs laitiers peuvent déjà se mettre en action, car plusieurs stratégies sont connues.</p>



<p>Pour découvrir d&rsquo;autres articles liés à la production laitière, consultez la section laitplus <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en cliquant ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/les-producteurs-de-lait-sont-incites-a-produire-plus-de-proteines-145547">Les producteurs de lait sont incités à produire plus de protéines</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/les-producteurs-de-lait-sont-incites-a-produire-plus-de-proteines-145547/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">145547</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Cinq vaches pour sauver la race Canadienne</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/vaches-canadienne-universite-laval-crsad-recherche-144562		 </link>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 16:14:30 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Génétique]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[race patrimoniale]]></category>
		<category><![CDATA[vache laitière Canadienne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=144562</guid>
				<description><![CDATA[<p>Une équipe de l’Université Laval a collaboré avec le Centre de recherche en sciences animales de Deschambault (CRSAD) pour acheter cinq vaches de race Canadienne afin de les inclure dans des projets de recherche. L’objectif ultime est de mieux connaître ses spécificités dans le but de sauver la race.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/vaches-canadienne-universite-laval-crsad-recherche-144562">Cinq vaches pour sauver la race Canadienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Une équipe de l’Université Laval a collaboré avec le Centre de recherche en sciences animales de Deschambault (CRSAD) pour acheter cinq vaches de race Canadienne afin de les inclure dans des projets de recherche. L’objectif ultime est de mieux connaître ses spécificités dans le but de sauver la race.</p>



<p>La race Canadienne est la seule race bovine laitière développée au Québec. Elle tire ses origines du début de la colonisation française. Elle est classée race patrimoniale, tout comme la poule Chantecler et le cheval Canadien.</p>



<p>Selon les données de l’Association de valorisation de la race bovine canadienne, il ne reste que 400 femelles pur-sang de race Canadienne, logées dans 10 troupeaux, dont deux sont constitués uniquement de bovins de cette race. Le fameux fromage de la Fromagerie du Pied de Vent est notamment produit à partir du lait de cette race.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sauver la race</h2>



<p>En entrevue, les chercheurs Rachel Gervais, spécialisée en alimentation des bovins laitiers, et Julien Chamberland, spécialiste de la transformation fromagère, de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation (FSAA) de l’Université Laval, expliquent que l’idée provient d’un collègue. Le chercheur en génétique Claude Robert leur disait qu’il faudrait sauver cette race. L’agent de coordination Mario Dufresne de l’Association de valorisation de la race bovine canadienne tenait les mêmes propos.</p>



<p>«&nbsp;On a une race patrimoniale qui a été développée ici au Québec et ce serait dommage de ne pas la préserver, explique Rachel Gervais. En Europe, il y en a plein des initiatives pour garder des races patrimoniales.&nbsp;»</p>



<p>C’est ainsi que cinq vaches de race Canadienne ont pris la route du CRSAD, dont trois étaient gestantes. Une a donné naissance à une génisse appelée Victorine. Une vache a donné naissance à un couple de jumeaux et la troisième vache doit mettre bas bientôt.</p>



<p>«&nbsp;Ce qui nous a motivé, ce n&rsquo;est certainement pas sa rentabilité évidente ou sa productivité, ou le fait qu&rsquo;elle puisse remplacer la Holstein dans les troupeaux laitiers canadiens, dit Rachel Gervais. Ce n’est vraiment pas ça l&rsquo;objectif. Ce que l’on veut, c’est préserver ses caractères distincts. On pense qu&rsquo;elle a quelque chose à donner au secteur laitier, mais il faut bien l&rsquo;identifier, bien le cerner pour mieux le valoriser.&nbsp;»</p>



<p>Ils souhaitent donc aider la Canadienne à trouver son créneau à elle. Pour cela, ils vont identifier ses caractères uniques. Rachel Gervais ajoute que trop de données à propos de la Canadienne proviennent du folklore et non pas de données scientifiques. Ils sont peut-être réels, mais il faut les identifier avec rigueur.</p>



<p>«&nbsp;On montre aussi qu&rsquo;on s&rsquo;intéresse à toute la filière, pas juste à la très grande entreprise, explique Julien Chamberland. Avec la Canadienne, on peut proposer un projet qui s&rsquo;adresse plus aux producteurs transformateurs. Travailler à plus petite échelle, trouver d&rsquo;autres modèles de rentabilité au sein de l&rsquo;industrie.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading">Projet de recherche</h2>



<p>Comme projet de recherche, avec seulement cinq animaux, ils étaient limités dans ce qu’ils pouvaient faire. En évaluant le potentiel de la Canadienne, ils se sont dit que son avenir était probablement dans les circuits courts.</p>



<p>Ils ont donc pensé faire un premier projet en alimentation qui permettrait à la fois de valoriser un déchet de la fabrication de fromage par les petites fromageries en aidant la rentabilité de l’élevage de vaches de race Canadienne.</p>



<p>Les grandes fromageries ont les équipements pour valoriser le lactosérum, mais pas les petites fromageries pour qui il s’agit d’un déchet. Or, le lactosérum a le potentiel de remplacer une partie du maïs et du tourteau de soya dans la ration des vaches laitières.</p>



<p>«&nbsp;Nous, on a fait d&rsquo;autres projets qui nous ont montré que le lactose, ça peut être une bonne source d&rsquo;énergie pour la vache laitière et dans ce contexte-là, on s’est dit, si on a un circuit court, on pourrait le récupérer et le réutiliser&nbsp;», raconte Rachel Gervais.</p>



<p>Étant donné le très petit troupeau laitier, les chercheurs ont décidé que chaque vache deviendrait son propre témoin. Quatre vaches ont été mis à l’essai. Il y a un groupe témoin et un groupe en test. Chaque vache reçoit soit une ration témoin sans lactosérum, soit une ration avec lactosérum. Puis, l’autre ration. Un groupe de quatre vaches Holstein suivent le même protocole.</p>



<p>Plusieurs paramètres sont étudiés, comme la fermentation ruminale, la prise alimentaire, la production laitière et l’effet sur les composantes du lait.</p>



<p>Julien Chamberland explique aussi que des fromages au lait cru sont fabriqués. « Déjà, à la fin de la fabrication, le lendemain matin, lorsqu&rsquo;on les démoule [les fromages], il y a une différence entre la Canadienne et la Holstein, dit Julien Chamberland. On l’aime déjà plus. Il y a peut-être un gros biais dans ce que je vous dis, mais on aime déjà plus le fromage de Canadienne au premier jour d&rsquo;entreposage. »</p>



<p>Il note une différence dans la texture et les arômes. Selon lui, le lait de vache Canadienne est plus propice à la fabrication de fromage.</p>



<p>«&nbsp;On dirait que les vaches ont été sélectionnées pour faire des bons fromages&nbsp;», dit le chercheur qui se dit aussi très enthousiaste de travailler avec cette race laitière.</p>



<p>Lors de l’entrevue avec ces deux chercheurs, on sent très bien leur enthousiasme envers cette vache patrimoniale.</p>



<p>«&nbsp;Notre réelle ambition, c&rsquo;est d&rsquo;inciter des producteurs et des transformateurs de s&rsquo;intéresser davantage à la Canadienne, à en accueillir un peu plus dans les troupeaux, pour favoriser sa pérennité à plus long terme&nbsp;», explique Julien Chamberland. </p>



<p>Pour lire plus de contenu sur la production laitière, consultez la section <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Laitplus</a> en cliquant ici.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/vaches-canadienne-universite-laval-crsad-recherche-144562">Cinq vaches pour sauver la race Canadienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/vaches-canadienne-universite-laval-crsad-recherche-144562/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">144562</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Supplémenter en acides aminés plutôt qu’enrichir en protéines</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/lvlc-lait-carboneutre-ferme-norvue-acides-amines-alimentation-143960		 </link>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 13:55:24 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Laboratoire vivant lait carboneutre]]></category>
		<category><![CDATA[protéines]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=143960</guid>
				<description><![CDATA[<p>Dans le cadre du Laboratoire vivant – Lait carboneutre, Sébastien et Michel Crête de la Ferme Norvue ont ajusté l’alimentation des vaches par la supplémentation en acides aminés.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/lvlc-lait-carboneutre-ferme-norvue-acides-amines-alimentation-143960">Supplémenter en acides aminés plutôt qu’enrichir en protéines</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le cadre du Laboratoire vivant – Lait carboneutre, Sébastien et Michel Crête de la Ferme Norvue ont ajusté l’alimentation des vaches par la supplémentation en acides aminés.</p>



<p>Lors de la rencontre multidisciplinaire suivant le dévoilement du bilan carbone de leur ferme, une proposition de pratique de gestion bénéfique pour améliorer les émissions de gaz à effet de serre a suscité de l’intérêt pour les deux producteurs laitiers de Saint-Agnès-de-Dundee en Montérégie&nbsp;: travailler sur les acides aminés.</p>



<p>L’idée est venue de l’agronome Jean-Philippe Laroche, expert en production laitière- nutrition et fourrages chez Lactanet. Il avait remarqué que, en comparant l’ensemble des 20 fermes laitières participant au Laboratoire vivant – Lait carboneutre, la proportion de protéines dans la ration de la ferme était élevée.</p>



<p>Le chercheur Daniel Ouellet d’Agriculture et Agroalimentaire Canada explique qu’il y a deux acides aminés qui sont limitants dans la ration : la lysine et la méthionine. En supplémentant à la hauteur de 25 à 50 g de ration par jour par vache, il est possible de combler les besoins des vaches tout en augmentant la production de lait de 1 à 1,5 kg de lait par vache.</p>



<p>Leur conseillère en alimentation, l’agronome Karolan Dion-Bougie de Purina, a travaillé avec Sébastien et Michel Crête pour trouver la meilleure option afin de mettre en pratique cette solution. Ils ont finalement opté par l’ajout d’un silo conique pour l’entreposage et la distribution du supplément dans l’alimentation qui a été revue.</p>



<p>Cette solution a grandement plu à Sébastien et Michel Crête. Rencontré au Symposium sur les bovins laitiers, Michel Crête était tout sourire.</p>



<p>«&nbsp;Grâce aux acides aminés, j’ai amélioré mon efficacité parce qu’avec la même protéine, je peux faire plus de lait&nbsp;», dit-il. Il ajoute que ce qui, au fil des ans, lui a permis de s’améliorer comme producteur laitier, c’est lorsqu’il a décidé d’arrêter de dire qu’il faut couper. «&nbsp;Ce qui est important, c’est d’améliorer mon efficacité&nbsp;», dit-il</p>



<p>L’expérience de la Ferme Norvue avec le Laboratoire vivant – Lait carboneutre a été présenté dans une vidéo lors de l’évènement. Le directeur du projet, l’agronome Jacques LeBlanc, en a profité pour lancer le nouveau site web. On peut le consulter au <a href="https://lvlc.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lvlc.ca</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Laboratoire vivant – Lait carboneutre : L&#039;expérience de Sébastien et Michel Crète" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/9ZdUeVNVQO8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Pour découvrir plus de contenu lié à la production laitière, consultez la section Laitplus en <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquant ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/lvlc-lait-carboneutre-ferme-norvue-acides-amines-alimentation-143960">Supplémenter en acides aminés plutôt qu’enrichir en protéines</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/lvlc-lait-carboneutre-ferme-norvue-acides-amines-alimentation-143960/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">143960</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Un nouveau robot pour l’alimentation des vaches laitières</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/robot-alimentation-vaches-laitieres-expo-champs-142695		 </link>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 13:04:57 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[Expo-Champs]]></category>
		<category><![CDATA[GEA]]></category>
		<category><![CDATA[Robot d'alimentation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=142695</guid>
				<description><![CDATA[<p>GEA a profité d’Expo-Champs pour présenter son nouveau robot d’alimentation, le DairyFeed F4500. Ce robot permet de préparer, de servir et de repousser la ration totale mélangée aux vaches toute la journée.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/robot-alimentation-vaches-laitieres-expo-champs-142695">Un nouveau robot pour l’alimentation des vaches laitières</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>GEA a profité d’Expo-Champs pour présenter son nouveau robot d’alimentation, le DairyFeed F4500. Ce robot permet de préparer, de servir et de repousser la ration totale mélangée aux vaches toute la journée.</p>



<p>Conçu en Allemagne, le premier robot installé au Canada est en fonction en Ontario. Au Québec, une ferme en a fait l’acquisition et devrait l’utiliser à compter de 2026, a expliqué Jérôme Voyer lors d’Expo-Champs. En Europe, une dizaine sont en opération.</p>



<p>La cuve en acier inoxydable fait 2,2 mètres cubes et peut préparer 15 tonnes de nourriture par jour. Le robot peut fournir 300 vaches. Le robot peut fonctionner 18 heures avant de devoir recharger la batterie au lithium.</p>



<p>Le mélange peut être effectué à trois vitesses différentes, selon la quantité présente dans le mélangeur. Il peut aussi préparer des petites rations. Il y a trois vitesses de circulation.</p>



<p>Contrairement à la compétition, il n’y a aucun rail pour dicter le parcours du robot. C’est plutôt une phase d’apprentissage qui permet au robot d’établir un plan de circulation dans l’étable grâce à des systèmes de géolocalisation à l’avant et à l’arrière du robot. Des poteaux sont installés à différents endroits dans l’étable pour permettre au robot de confirmer sa position lors de ses parcours.</p>



<p>Des senseurs permettent de détecter tout objet ou toute personne à une distance de 50 centimètres du robot. Si un objet ou une personne est détectée, le robot arrête, puis repart lorsque l’objet ou la personne n’est plus là.</p>



<p>Un pare-chocs avant et un autre à l’arrière agissent comme deuxième protection. Si le pare-chocs est touché, le robot s’arrête. Il faut alors aller voir sur place pour régler le problème et repartir le robot.</p>



<p>Même si GEA le présentait à Expo-Champs, le robot n’était pas physiquement présent. «&nbsp;On espère l’avoir pour le Salon de Québec&nbsp;», a expliqué Jérôme Voyer.</p>



<p>Voici une vidéo effectuée à la ferme en Ontario et qui permet d’en connaître davantage.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Tout savoir sur le DairyFeed F4500 de GEA ! - Avec Brian Morton" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/cp4koB27mOY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Pour lire d&rsquo;autres articles sur les bovins laitiers, consultez la section <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus">laitplus en cliquant </a><a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a><a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus">.</a></p>



<p>Pour découvrir plus de contenu d&rsquo;Expo-Champs, <a href="https://www.lebulletin.com/content/expo-champs">cliquez </a><a href="https://www.lebulletin.com/content/expo-champs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a><a href="https://www.lebulletin.com/content/expo-champs">.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/robot-alimentation-vaches-laitieres-expo-champs-142695">Un nouveau robot pour l’alimentation des vaches laitières</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/robot-alimentation-vaches-laitieres-expo-champs-142695/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">142695</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Pâturer sans clôture</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/paturer-sans-cloture-141281		 </link>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 18:42:03 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[Pâturage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=141281</guid>
				<description><![CDATA[<p>Sur sa ferme Redview Jerseys à l’Île-du-Prince-Édouard, Deanna Doctor utilise son ordinateur ou son téléphone pour changer ses vaches de parcelles de pâturage. Même sans fil électrique, les vaches savent où elles peuvent brouter ou non. </p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/paturer-sans-cloture-141281">Pâturer sans clôture</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Sur sa ferme Redview Jerseys à l’Île-du-Prince-Édouard, Deanna Doctor utilise son ordinateur ou son téléphone pour changer ses vaches de parcelles de pâturage. Même sans fil électrique, les vaches savent où elles peuvent brouter ou non.</p>



<p>Pour Deanna Doctor, qui exploite la ferme avec ses parents Janna et Alain Remond, il n’est pas question de garder les vaches à l’intérieur à l’année. &nbsp;Alors, lorsqu’elle a entendu parler des colliers qui permettent de maintenir les vaches dans une parcelle sans avoir à déplacer des fils électriques, elle voulait l’essayer. Le fait que l’équipement soit surtout connu pour son utilisation chez les bovins de boucherie ne l’a pas arrêtée.</p>



<p>La famille de Deanna trait 68 vaches de race Jersey en stabulation entravée. Toutefois, de juin à octobre, les vaches passent peu de temps à l’étable, environ deux heures le matin et deux heures en après-midi pour la traite. En d’autres temps, les vaches vivent à l’extérieur.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="903" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_5991-scaled-e1750101418791-750x903.jpg" alt="" class="wp-image-141279"/></figure>



<p>Deanna explique qu’avant 2024, la production laitière diminuait durant l’été. «&nbsp;Vous faites cela parce que c’est une passion, mais ça affecte le compte de banque&nbsp;», dit-elle. Ça prenait aussi beaucoup de temps pour déplacer les clôtures, sans parler des vaches qui brisaient les clôtures et qui se retrouvaient à brouter du maïs dans le champ voisin. Deanna dit qu’ils devaient améliorer leur système ou se résoudre à garder les vaches à l’intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Solution&nbsp;: colliers</h2>



<p>Sur les réseaux sociaux, Deanna a vu qu’une amie productrice de bovins de boucherie en Ontario avait commencé à utiliser les colliers eShepherd de la compagnie Gallagher. «&nbsp;J’étais confiante que ça pourrait fonctionner en production laitière&nbsp;», dit-elle. &nbsp;</p>



<p>Le défi pour la production laitière comparativement aux bovins de boucherie, c’est que les vaches de boucherie sont toujours à l’extérieur. Toutefois, en production laitière, les vaches doivent revenir deux fois par jour à l’étable pour se faire traire. Après discussion avec le représentant, la compagnie lui a envoyé 70 colliers à essayer dans ses pâturages à partir du 24 juin 2024.</p>



<p>Ces colliers se portent au cou des vaches et sont autonomes grâce à des panneaux solaires sur le côté qui fournissent l’énergie pour recharger la pile. La parcelle est déterminée sur l’ordinateur ou le téléphone de Deanna et l’information est communiquée aux colliers des vaches.</p>



<p>Comme clôture physique, il n’y a que la clôture de périmètre. Toutes les subdivisions sont virtuelles.</p>



<p>Lorsque la vache «&nbsp;touche&nbsp;» virtuellement la clôture, le collier émet un son. Si la vache ne s’éloigne pas, une impulsion lui est alors transmise par le collier. Cette combinaison de son et d’impulsion survient trois fois avant que le système considère la vache comme évadée.</p>



<p>Selon Deanna, il a fallu trois jours aux vaches pour comprendre qu’elles ne devaient pas avancer lorsqu’elles entendent le son. Après cet apprentissage, les vaches tournaient dès qu’elles entendaient le premier son.</p>



<p>Les informations de géolocalisation de chaque vache sont envoyées à toutes les 10 minutes à l’ordinateur ou au téléphone cellulaire de Deanna. Le système génère des statistiques pour chacune des vaches, comme les endroits où elle a marché et la distance parcourue. Il lui est aussi possible d’avoir des cartes de fréquentation des pâturages et ainsi connaître les parties de champs préférées des vaches et à quelle heure du jour.</p>



<p>Ces informations l’aident dans la prise de décision quant à l’établissement des périmètres de ses champs ou encore pour les choix des espèces à semer. Les statistiques lui ont notamment permis d’apprendre que les vaches passent beaucoup de temps à paître au milieu de la nuit. «&nbsp;Je n’en savais rien&nbsp;», dit-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Apprentissage</h2>



<p>En raison de la production laitière, Deanna a dû travailler pour trouver la façon de ramener les vaches à l’étable, de désactiver les colliers, traire les vaches, réactiver les colliers et retourner les vaches aux pâturages.</p>



<p>«&nbsp;En fait, ça a fonctionné à merveille, explique-t-elle. Ça nous a pris quelques jours pour comprendre la meilleure façon de travailler. Nous avons dû créer une petite zone de rétention pour les vaches car une fois qu&rsquo;elles entrent dans la grange, leurs signaux GPS deviennent fous à cause des toits en acier.&nbsp;»</p>



<p>Une fois, les vaches revenues dans cette zone, ils désactivent les colliers, ce qui se fait par deux clics sur le logiciel.</p>



<p>Chaque matin après la traite, Deanna dessine une nouvelle parcelle sur l’ordinateur. La paissance est en bandes. Elle ajoute de 1 à 1,5 ha (2 à 4 acres) selon leurs besoins et l’endroit du champ. Elle sort les vaches dans la zone d’attente. Elle réactive les colliers. Puis, elle laisse sortir les vaches.</p>



<p>«&nbsp;Parce qu’elles ne peuvent pas voir où c’est, nous devons marcher au champ avec elles, ce qui est bien correct. Ensuite, elles trouvent les clôtures par elles-mêmes&nbsp;», explique Deanna.</p>



<p>Elle ajoute que les vaches Jersey sont très curieuses. Les vaches broutent côte-à-côte et lorsqu’elles commencent à entendre la tonalité, elles tournent. Sur le logiciel, Deanna sait combien de vaches ont touché la clôture.</p>



<p>La première journée, pour chaque son, il y avait un choc électrique. Pour la deuxième journée, c’était environ tous les deux sons. Après une semaine, il n’y en avait plus.</p>



<p>«&nbsp;Elles savaient toutes que dès qu&rsquo;elles entendaient le premier son, c&rsquo;était la ligne de clôture et qu’elles ne devaient pas la dépasser, raconte Deanna. C’est cool à voir parce qu’elles avancent toutes ensemble. Aussitôt qu’il y a un son, elles se mettent toutes à tourner et continuent de brouter. Elles ne paniquent pas. Elles continuent jusqu’à ce qu’elles entendent un nouveau son et elles tournent encore.&nbsp;»</p>



<p>Deanna est très satisfaite du résultat. «&nbsp;Elles broutent tellement bien et tellement efficacement&nbsp;», dit-elle.</p>



<p>En observant les vaches, Deanna a compris qu’elle devait faire des parcelles plus larges pour permettre aux vaches de brouter les unes à côté des autres.</p>



<p>Chaque jour, les vaches ont reçu une nouvelle bande du côté droit du champ. La ferme a 18 ha (45 acres) en pâturages, et l’ajout de 8 ha (20 acres) après la deuxième coupe de foin. La production laitière est restée stable tout l’été dernier. Les composantes du lait sont aussi restées élevées. Le pourcentage de gras est monté jusqu’à 6,7% alors qu’elles étaient sur une parcelle de Ray-Gras d’Italie.</p>



<p>Deanna dit qu’elle a reçu une aide incroyable de la part de Gallagher. «&nbsp;Ils sont très impliqués pour s’assurer que ce soit un succès&nbsp;», indique-t-elle.</p>



<p>Les pâturages lui procurent une meilleure vie de famille en été car les vaches récoltent leur nourriture et fertilisent les champs elles-mêmes, en plus de nécessiter moins d’ouvrage à l’étable. Surtout depuis qu’elle utilise les colliers.</p>



<p><strong><em>Cet article a été publié dans notre édition de février 2025 du magazine papier. Vous n&rsquo;êtes pas abonné? Pour remédier à la situation et ne rien manquer c&rsquo;est ici: <a href="https://www.lebulletin.com/abonnement">Abonnement au magazin</a><a href="https://www.lebulletin.com/abonnement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">e</a></em></strong></p>



<p><strong><em>Pour consulter les éditions numériques c&rsquo;est ici: </em><a href="https://www.lebulletin.com/digital-edition/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Bulletin</a><em><a href="https://www.lebulletin.com/digital-edition/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> numérique</a></em></strong></p>



<p>À lire aussi:<br><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/quand-debuter-le-paturage-optimiser-la-gestion-au-printemps-133406">Quand débuter le pâturage : Optimiser la gestion au printemps</a><br><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/application-mobile-pour-gerer-ses-paturages-happygrass-125749">Une application pour gérer ses pâturages</a><br><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/plus-de-300-bovins-au-paturage-121815">Plus de 300 bovins au pâturage</a><br><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/faire-paturer-sans-clotures-physiques-127245">Des pâturages sans clôtures physiques</a><br><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/a-la-ferme-morine-cest-lexcellence-au-paturage-120437">À la Ferme Morine, c&rsquo;est l&rsquo;excellence au pâturage</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/paturer-sans-cloture-141281">Pâturer sans clôture</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/paturer-sans-cloture-141281/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">141281</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Truc pour protéger les boudins d&#8217;ensilage contre les corneilles</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/ensilage-proteger-boudins-corneille-141078		 </link>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 17:13:27 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation animale]]></category>
		<category><![CDATA[ensilage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=141078</guid>
				<description><![CDATA[<p>À la Ferme Denijos, de Saint-Cyprien dans le Bas-Saint-Laurent, Bryan Denis était aux prises avec des corneilles qui perçaient des trous dans le plastique des boudins des balles d’ensilage de foin enrobé. Il a usé d’ingéniosité pour régler son problème.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ensilage-proteger-boudins-corneille-141078">Truc pour protéger les boudins d&rsquo;ensilage contre les corneilles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>À la Ferme Denijos, de Saint-Cyprien dans le Bas-Saint-Laurent, Bryan Denis était aux prises avec des corneilles qui perçaient des trous dans le plastique des boudins des balles d’ensilage de foin enrobé. Il a usé d’ingéniosité pour régler son problème.</p>



<p>Des fils à pêche posés au-dessus des rangées de balles découragent les corneilles. Dès qu’elles veulent s’y poser, elles s’empêtrent dans le fil et ne veulent plus revenir par la suite.</p>



<p>Pour en faire l’installation, les cylindres de plastiques d’enrobages de 30 pouces (90 cm) pour l’ensilage ont été récupérés, coupés en deux et fixés avec du ruban adhésif à toutes les 15 ou 20 balles au-dessus du boudin. Un trou est effectué dans la partie la plus élevée du poteau et un fil à pêche y est fixé.</p>



<p>Le problème principal est causé par les corneilles, mais il arrive aussi que les petits oiseaux s’y posent et avec leurs griffes, ils percent le plastique et créent des moisissures dans l’ensilage.</p>



<p>«&nbsp;Donc en mettant le fil à pêche, surtout les corneilles, elles arrivent pour se poser et le fil s’empêtre dans leurs pattes. Elles ne comprennent pas ce qui se passe. Ça les effraye et elles ne reviennent pas par la suite&nbsp;», explique Bryan Denis.</p>



<p>Cette simple action a diminué le taux de perforations des boudins d’ensilage depuis qu’ils ont opté pour cette solution il y a trois ans.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2711-750x563.jpeg" alt="Boudins de balles de foin enrobé" class="wp-image-141071"/><figcaption class="wp-element-caption">À tous les trois ou quatre boudins, un fil à pêche est installé au-dessus du boudin pour éloigner les corneilles.</figcaption></figure>



<p>Ça fonctionne donc, mais ça demande du temps. Ils n’en installent pas à tous les boudins, mais à ceux qui sont les plus fréquentés par les oiseaux, soit ceux aux extrémités. Bryan Denis croit que c’est pour mieux voir et se protéger que les oiseaux choisissent ces boudins.</p>



<p>«&nbsp;C’est ce qu’on a remarqué. Ce sont souvent les boudins qui sont aux extrémités qui se font attaquer&nbsp;», dit Bryan Denis.</p>



<p>Ils vont donc en installer un au premier boudin et un autre au dernier boudin réalisé durant la semaine avant la prochaine fauche. Donc, à tous les trois à quatre boudins, il y a un fil de posé au-dessus des boudins pour éloigner les corneilles.</p>



<p>Le fil à pêche ne règle cependant pas les problèmes de mulots et de chats, mais puisque le problème numéro un était les corneilles, au moins, ce problème-là est réglé.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2716-750x563.jpeg" alt="Boudins de balles de foin enrobé" class="wp-image-141068"/><figcaption class="wp-element-caption">Un fil à pêche est fixé sur des poteaux installés sur les boudins de balles de foin pour éloigner les corneilles.</figcaption></figure>



<p>À lire aussi:</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/des-ensilages-de-qualite-cest-payant-135234">Des ensilages de qualité, c&rsquo;est </a><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/des-ensilages-de-qualite-cest-payant-135234" target="_blank" rel="noreferrer noopener">payant</a><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/des-ensilages-de-qualite-cest-payant-135234">!</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/mais-ensilage-proportion-alimentation-vaches-laitieres-139608">Combien de maïs-ensilage dans la ration des vaches </a><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/mais-ensilage-proportion-alimentation-vaches-laitieres-139608" target="_blank" rel="noreferrer noopener">laitières</a><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/mais-ensilage-proportion-alimentation-vaches-laitieres-139608">?</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/recolte-mais-ensilage-128763">Récolte du maïs-ensilage </a><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/recolte-mais-ensilage-128763" target="_blank" rel="noreferrer noopener">de</a><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/experts-fourragers/recolte-mais-ensilage-128763"> A à Z</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ensilage-proteger-boudins-corneille-141078">Truc pour protéger les boudins d&rsquo;ensilage contre les corneilles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></content:encoded>
					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/ensilage-proteger-boudins-corneille-141078/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
				<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">141078</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
