La ferme forestière en métayage, une façon viable de gérer le patrimoine forestier

Rimouski (Québec), 20 septembre 2001 – Consacrée à la recherche et au développement pour l’amélioration des pratiques forestières, la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent (FMBSL) vient de rendre publics les résultats d’une première analyse socio-économique permettant de décrire le potentiel d’utilisation de la ferme forestière en métayage comme moyen de diversifier les modes de gestion actuels en territoire forestier.

Depuis 1994, la FMBSL met à l’essai dans l’Est du Québec une formule novatrice, appelée ferme forestière en métayage, appliquée dans un cadre opérationnel sur des territoires appartenant à la compagnie Abitibi-Consolidated. Selon cette formule, un individu peut louer une portion de territoire forestier dont il tirera sa principale source de revenus de la matière ligneuse. Ce métayer s’engage à gérer son capital de façon pérenne dans le respect des autres ressources de la forêt. Il s’y pratique une foresterie à petite échelle et très peu mécanisée. La formule se caractérise aussi par une gestion collective des activités de chasse, de pêche et de villégiature.

À la demande de la FMBSL, M. Sylvain Masse, chercheur au Centre de foresterie des Laurentides pour le Service canadien des forêts, a procédé à une analyse de la viabilité socio-économique de la formule du métayage. Pour les besoins de l’évaluation, quatre critères et une série d’indicateurs ont d’abord été développés. Puis, cinq études individuelles ont été réalisées, dont trois enquêtes s’adressant aux métayers actifs, aux ex-métayers et à leurs employés.

Le rapport conclut que les fermes forestières en métayage sont des entreprises viables. En effet, les métayers sont généralement satisfaits des bénéfices nets qu’ils obtiennent de leur ferme forestière. La vaste majorité entrevoit même accroître leur marge de profits au cours des prochaines années L’intention pour la plupart d’entre eux de demeurer métayer représente en soi un des indicateurs de viabilité des plus révélateurs.

Le rapport indique également que les coûts liés à l’encadrement général et au soutien technique du métayage s’apparentent à ceux que l’on retrouve dans les groupements forestiers du Québec. Par ailleurs, les retombées socio-économiques du métayage aux niveaux local et régional sont bien tangibles. Globalement, la formule présente un bon potentiel comme mode d’utilisation du territoire forestier, particulièrement dans les forêts publiques situées à proximité de municipalités rurales.

La mise en œuvre de la formule du métayage lance cependant un certain nombre de défis que le rapport identifie sous la forme d’enjeux. Ceux-ci ont trait notamment à la gestion collective des activités liées aux autres ressources que la matière ligneuse, à la recherche d’un équilibre entre l’encadrement et la liberté d’action et au concours de l’État.

Des exemplaires des versions française et anglaise du rapport peuvent être obtenus en contactant la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent.

Pour information : Sylvain Masse
Téléphone : (418) 648-7152
Télécopieur : (418) 648-2529
Courriel : [email protected]

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Centre de foresterie des Laurentides

http://www.cfl.forestry.ca/

La forêt modèle du Bas-Saint-Laurent

http://wwwforet.fmodbsl.qc.ca/




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