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	Le Bulletin des agriculteurssemis direct Archives - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
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	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 Apr 2026 21:26:55 +0000</lastBuildDate>
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	<title>semis direct Archives - Le Bulletin des agriculteurs</title>
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		<title>Place au magazine de novembre du Bulletin des agriculteurs</title>

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		https://www.lebulletin.com/actualites/bulletin-agriculteurs-soya-erablieres-acericulture-144147		 </link>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 15:53:00 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Claude Poulin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[acericulture]]></category>
		<category><![CDATA[Fourrages]]></category>
		<category><![CDATA[semis direct]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Les Adam de Saint-Élizabeth dans Lanaudière ont repris les rênes de la ferme familiale. En couverture du Bulletin. Il y a du nouveau dans les érablières, consultez notre cahier acéricole. Sans oublier notre Guide soya 2026.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le magazine du <em>Bulletin des agriculteurs</em> de novembre est rempli d&rsquo;articles intéressants. En voici un aperçu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Adam : d’amour et de soya</h2>



<p>Charles-Olivier, Laurie-Anne et Alexandre ont repris les rênes de la ferme familiale en mettant le cap sur la production de grandes cultures sous régie biologique, dont le soya. Une décision qui a permis à leur entreprise de «&nbsp;grandir de l’intérieur&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dossier spécial sur les sols d’exception : Semis direct sans maïs</h2>



<p>Semis direct, circulation contrôlée et engrais verts. Pour protéger ses sols, la Ferme Clovis Gauthier &amp; fils de Saint-Théodore-d’Acton va encore plus loin : elle abandonne la culture du maïs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guide soya 2026</h2>



<p>Déjà le moment de penser à ses semences pour la saison 2026.?<em>Le Bulletin des agriculteurs</em>?a fait le tour des semenciers et ceux-ci vous présentent leurs nouveautés et leurs coups de cœur.?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cahier acéricole&nbsp;: Du nouveau pour les érablières</h2>



<p>Le secteur acéricole s’est développé à vitesse grand?V dans les dernières années. Les fabricants se sont adaptés en offrant des produits innovants afin d’améliorer l’efficacité et la rentabilité de la production.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Maximiser la digestibilité des fourrages</h2>



<p>Comme ingrédients numéro un de la ration des vaches laitières, les fourrages doivent être récoltés au bon stade et de la bonne façon. Quels sont les facteurs qui influencent leur digestibilité?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouvelle ferme de recherche en production porcine</h2>



<p>Le Centre de développement du porc du Québec (CDPQ) a inauguré le printemps dernier sa nouvelle ferme de recherche. Le Bulletin des agriculteurs était sur place. Quelles sont les installations et à quel type de recherches sont-elles dédiées? Photoreportage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réaliser le rêve d’être éleveur de poulets</h2>



<p>Mathieu Deslandes de Saint-Valérien-de-Milton avait participé à la précédente mouture du programme de démarrage des Éleveurs de volaille lorsque l’organisation a finalement décidé de mettre son programme sur pause. Ça ne l’a pas empêché de réaliser son rêve.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vegpro, la définition du local jusqu’en Floride&nbsp;</h2>



<p>Depuis l&rsquo;an 2000, Vegpro fait un grand déménagement de ses équipements. Ceux-ci prennent la route de la Floride pour se rendre jusqu’à Belle Glade. Là-bas, durant 26 semaines, ils serviront à la culture de salades. Une façon pour l’entreprise de cultiver à l’année, mais aussi de produire local des deux côtés de la frontière.</p>



<p>Vous n’êtes pas encore abonné au <em><a href="https://www.lebulletin.com/abonnement">B</a><a href="https://www.lebulletin.com/abonnement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ulletin des agriculteurs</a></em>? Remédiez à la situation en cliquant ici.</p>
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		<title>Semis direct sans maïs</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/sols-dexception/semis-direct-sans-mais-143859		 </link>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 13:48:36 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[André Dumont]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Sols d'exception]]></category>
		<category><![CDATA[semis direct]]></category>
		<category><![CDATA[sols d&#039;exception]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Semis direct, circulation contrôlée et engrais verts. Pour améliorer le rendement économique de ses champs et protéger encore mieux ses sols, la Ferme Clovis Gauthier et fils va plus loin : elle abandonne la culture du maïs.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Y aurait-il moyen de faire autrement&nbsp;?</p>



<p>Cette question, Dominique Gauthier se l’est souvent posée dans sa carrière d’agriculteur. À plusieurs reprises, la réflexion a mené à des changements qui ont permis de faire mieux avec moins.</p>



<p>«&nbsp;Mon grand-père ramassait de la roche, mon père ramassait de la roche et puis moi, je m’alignais pour en ramasser toute ma vie&nbsp;», raconte le producteur d’œufs et de grandes cultures de Saint-Théodore d’Acton, en Montérégie-Est. Si on arrêtait de travailler le sol, on arrêterait aussi de faire sortir les roches, se dit-il.</p>



<p><em><strong>Voir l’entrevue en vidéo à la fin de l’article</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="423" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Drone_202510_AD-750x423.png" alt="" class="wp-image-143867" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Drone_202510_AD-750x423.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Drone_202510_AD-768x433.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Drone_202510_AD-235x133.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Drone_202510_AD-1536x867.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Drone_202510_AD.png 1572w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ces champs autour des bâtiments de ferme sont parsemés de roches. Avec la transition au semis direct, les corvées de ramassage de roches sont terminées. Photo: André Dumont</figcaption></figure>



<p>C’était en 1992. Internet en était à ses premiers balbutiements. Le semis direct existait aux États-Unis, mais les Gauthier ne connaissaient personne au Québec qui en faisait.</p>



<p>«&nbsp;On s’est dit&nbsp;: on va essayer. On a arrêté de ramasser des roches, puis les rendements se sont mis à augmenter.&nbsp;»</p>



<p>Les essais menés sur les terres pleines de roches derrière les principaux bâtiments de ferme ayant été fructueux, les Gauthier ont étendu le semis direct à l’ensemble de leurs terres, qui varient des loams sableux aux loams argileux. Ils cultivent aujourd’hui sur environ 800&nbsp;hectares.</p>



<p>«&nbsp;Le semis direct, finalement, c’est moins de temps de machinerie et moins d’argent dépensé, explique Dominique Gauthier. S’il fallait travailler nos sols chaque fois que la batteuse est sortie d’un champ, il faudrait un homme de plus et un tracteur de plus dans le parc de machinerie.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading">Circulation contrôlée</h2>



<p>En plus de cultiver des céréales et des oléagineuses, la Ferme Clovis Gauthier et fils produit des œufs de consommation et élève les poulettes destinées à la ponte. Dominique Gauthier est copropriétaire avec ses fils Mathieu et Rémy.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il y a une douzaine d’années, ils ont adopté une autre pratique pour laquelle ils faisaient figure de pionniers au Québec&nbsp;: la circulation contrôlée (<em>traffic control</em> en anglais).<em> Le Bulletin des agriculteurs</em> en a fait un reportage dans son édition de mars&nbsp;2023.</p>



<p>La largeur de tous les équipements qui entrent aux champs est d’un multiple de 40&nbsp;pieds. Semoir et moissonneuse-batteuse travaillent sur 40&nbsp;pieds, l’arroseuse automotrice pulvérise sur 120&nbsp;pieds. Dans la plupart des champs, les fossés sont aménagés aux 240&nbsp;pieds.</p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-effect="slide"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper-container"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img decoding="async" width="750" height="420" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-143873" data-id="143873" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/Sols_Exception_Circulation_controlee_fosses_202510_AD-750x420.png" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/Sols_Exception_Circulation_controlee_fosses_202510_AD-750x420.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/Sols_Exception_Circulation_controlee_fosses_202510_AD-768x430.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/Sols_Exception_Circulation_controlee_fosses_202510_AD-235x132.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/Sols_Exception_Circulation_controlee_fosses_202510_AD-1536x861.png 1536w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/Sols_Exception_Circulation_controlee_fosses_202510_AD.png 1572w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Dans ce champ, les fossés ont été aménagés aux 240 pieds. Tous les équipements qui entrent aux champs ont une largeur de 40 pieds, sauf l’arroseuse automotrice qui fait 120 pieds. Photo: André Dumont</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img decoding="async" width="750" height="440" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-143874" data-id="143874" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/Sols_Exception_Melange_Plantes_couverture_202510_AD-1-750x440.png" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/Sols_Exception_Melange_Plantes_couverture_202510_AD-1-750x440.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/Sols_Exception_Melange_Plantes_couverture_202510_AD-1-768x451.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/Sols_Exception_Melange_Plantes_couverture_202510_AD-1-235x138.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/Sols_Exception_Melange_Plantes_couverture_202510_AD-1.png 1322w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Après la récolte de blé et un épandage de fumier, place aux engrais verts. Photo: André Dumont</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img decoding="async" width="750" height="492" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-143875" data-id="143875" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Canola_202510_AD-1-750x492.png" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Canola_202510_AD-1-750x492.png 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Canola_202510_AD-1-768x504.png 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Canola_202510_AD-1-235x154.png 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Canola_202510_AD-1.png 1077w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Après la récolte de canola, du blé d’automne sera semé. Les chaumes de canola capteront la neige pour protéger le blé. Photo: André Dumont</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img decoding="async" width="582" height="873" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-143876" data-id="143876" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Dominique_Gauthier_202510_AD-1.png" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Dominique_Gauthier_202510_AD-1.png 582w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2025/10/SU_Sols_Exception_Dominique_Gauthier_202510_AD-1-110x165.png 110w" sizes="(max-width: 582px) 100vw, 582px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Pour Dominique Gauthier, c’est le rendement économique qui compte. Tant mieux si les pratiques permettent aussi d’améliorer la santé des sols. Photo: André Dumont</figcaption></figure></li></ul><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-prev swiper-button-prev swiper-button-white" role="button"></a><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-next swiper-button-next swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>



<p>Pour tous les travaux, incluant l’épandage de lisier, les pneus circulent toujours sur les mêmes bandes de roulement, même dans les bouts des champs. En tenant compte de la largeur des pneus et de la position des roues doubles sur les tracteurs et la batteuse, c’est moins de 25&nbsp;% de la surface qui est piétinée.</p>



<p>Qu’en est-il de la croissance des plantes là où toute la circulation est concentrée? La différence est à peine perceptible, observe Dominique Gauthier. Dans un champ qui vient de recevoir un passage de benne à lisier en juillet ou en août, l’émergence des cultures de couverture s’avérera moins vigoureuse dans les bandes de roulement. Évidemment, dans une céréale ou un canola, l’arroseuse écrase la culture de deux traces de roues tous les 120&nbsp;pieds.</p>



<p>Le secret pour avoir aussi peu de compaction, même dans les bandes de roulement&nbsp;? Une rotation des cultures qui permet d’éviter les passages dans des conditions qui se prêtent à la compaction, notamment à l’automne.</p>



<p>La rotation type, sur cinq ans&nbsp;: soya, canola, céréale d’automne (blé, orge ou seigle), soya et une culture «&nbsp;autre&nbsp;». La cinquième année de la rotation peut être en citrouille (pour la graine de consommation humaine), en millet ou autre culture spécialisée.</p>



<p>Vous avez bien lu&nbsp;: pas de maïs! Pourtant, les poules de la ferme en ont bien besoin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Adieu le maïs</h2>



<p>Depuis 2025, les Gauthier ne cultivent plus de maïs-grain. Les rendements étaient pourtant satisfaisants. Mais pourquoi pas faire autrement et se concentrer sur des cultures qui permettent de mieux maintenir la santé des sols?</p>



<p>Le calcul est d’abord économique, affirme Dominique Gauthier. Le maïs, «&nbsp;c’est la plante qui coûte le plus cher à produire et qui récolte le moins d’argent&nbsp;», dit-il en allusion aux coûts des semences, de la fertilisation et des travaux aux champs.</p>



<p>Le producteur reconnaît qu’avec les 2700&nbsp;UTM de leurs champs situés à la rencontre de la Montérégie, de l’Estrie et du Centre-du-Québec, «&nbsp;on n’a pas le même rendement qu’à Saint-Hyacinthe&nbsp;». Cette tonne de moins à l’hectare avec des coûts de production comparables fait partie de l’équation.</p>



<p>Pour continuer à fabriquer sa moulée, la ferme achètera le maïs de producteurs qui utilisent déjà son service de séchage de grain. Elle pourra choisir que les lots dont qualité lui convient et stocker les grains dans ses silos. Des frais de transport seront économisés, puisque le grain sera entreposé et consommé sur place.</p>



<p>On n’aura plus à entretenir ou remplacer un applicateur d’azote et un nez de récolte propres au maïs, fait valoir Dominique Gauthier. La table de récolte sur la moissonneuse-batteuse est maintenant la même pour toutes les cultures, sauf… les citrouilles!</p>



<p>Sans maïs dans la rotation, l’empressement de semer au début mai disparaît. Les chantiers de récolte dans des conditions humides de fin d’automne disparaissent aussi. Place à un système où presque tous les travaux aux champs peuvent se dérouler par temps sec.</p>



<p>L’épandage du lisier des poulaillers de la ferme et de porcheries des terres louées se fait principalement en juillet et août, à la suite des récoltes de céréales et de canola. Il en reste un peu au printemps.</p>



<p>Ces épandages estivaux fertilisent les engrais verts ou les céréales d’automne qui viennent couvrir le sol pour le reste de la saison. «&nbsp;On valorise nos fumiers au lieu de s’en débarrasser aux mois d’octobre ou de novembre&nbsp;», se réjouit Dominique Gauthier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Services d’une culture à l’autre</h2>



<p>Certains précédents culturaux procurent des avantages intrigants. Par exemple, un blé d’automne semé après une récolte de canola traversera bien l’hiver, à l’abri de la neige captée par des chaumes de canola de 30&nbsp;cm laissés debout à la récolte.</p>



<p>Certaines cultures de couverture contribuent à réchauffer le sol au printemps, observe Dominique Gauthier. Ce serait le cas du seigle et de la féverole. Semé dans des cultures de couverture qui comprennent du seigle, le soya qui sort de terre profite d’un paillis qui le protège des nuits froides du printemps et qui bloque la croissance des mauvaises herbes.</p>



<p>Le temps mouilleux du printemps 2025 a retardé le semis de soya, raconte notre hôte. «&nbsp;On a semé notre soya dans un seigle qui m’arrivait aux épaules et qui était en pleine pollinisation. Le tracteur devenait jaune de pollen.&nbsp;» Après l’application de glyphosate, le seigle s’est affaissé. Le soya a poussé à travers et les premières gousses se sont retrouvées plus hautes que dans un champ sans un tel paillis.&nbsp;</p>



<p>Dans cette rotation sans maïs, il n’y a que le soya de pleine saison qui ne permet pas de couvrir le sol avec des plantes vivantes pour l’hiver. Sinon, partout ailleurs, dès le mois de mars, il y a de la verdure capable de faire de la photosynthèse avec les rayons du soleil.</p>



<p>«&nbsp;On a essayé bien des choses et chaque fois, le rendement était toujours égal ou meilleur, confie Dominique Gauthier. C’est le rendement économique qui nous motive, mais en même temps, on aime améliorer la santé de nos sols. Ici, c’était la ferme de mon grand-père, puis de mon père. Là, c’est moi et j’ai deux garçons. Je me dis que si je fais attention, je vais laisser de quoi de bien aux prochains.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Ferme Clovis Gauthier et fils en bref</h2>



<p><strong>Municipalité&nbsp;</strong>: Saint-Théodore d’Acton, Montérégie-Est.<br><strong>Propriétaires&nbsp;</strong>: Dominique, Mathieu et Rémy Gauthier.<br><strong>Superficie cultivée</strong>&nbsp;: 800&nbsp;hectares.<br><strong>Cultures</strong>&nbsp;: soya, blé d’automne, seigle d’automne, orge d’automne, canola, millet et citrouille.<br><strong>Productions animales</strong>&nbsp;: poules pondeuses et poulettes destinées à la ponte.<br><strong>Particularités&nbsp;</strong>: semis direct, circulation contrôlée et rotation sans maïs-grain.</p>



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</div></figure>



<p></p>



<p>À lire aussi: </p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/sols-dexception/passer-du-travail-en-bande-au-semis-direct-sur-couvert-vegetal-143179">Passer </a><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/sols-dexception/passer-du-travail-en-bande-au-semis-direct-sur-couvert-vegetal-143179" target="_blank" rel="noreferrer noopener">du travail en bande au semis direct sur couvert végétal</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/sols-dexception/lart-de-proteger-et-de-nourrir-ses-sols-142424">L&rsquo;ar</a><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/sols-dexception/lart-de-proteger-et-de-nourrir-ses-sols-142424" target="_blank" rel="noreferrer noopener">t de protéger et de nourrir ses sols</a></p>



<p>Et plusieurs autres articles sur des <a href="https://www.lebulletin.com/sols-dexception">S</a><a href="https://www.lebulletin.com/sols-dexception" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ols d&rsquo;exception</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/sols-dexception/semis-direct-sans-mais-143859">Semis direct sans maïs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Le magazine du Bulletin des agriculteurs d’octobre est prêt</title>

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		https://www.lebulletin.com/actualites/bulletin-agriculteurs-mais-semis-direct-veaux-bovins-laitiers-143353		 </link>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 19:05:23 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Claude Poulin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=143353</guid>
				<description><![CDATA[<p>Le producteur Luc Bellefroid, de Saint-Agnès-de-Dundee, donne sa recette de maïs-grain en semis direct. Visite d’une pouponnière extérieure pour les veaux. Découvrez les semences coup de cœur des semenciers dans le Guide maïs 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/actualites/bulletin-agriculteurs-mais-semis-direct-veaux-bovins-laitiers-143353">Le magazine du Bulletin des agriculteurs d’octobre est prêt</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Voici un aperçu des articles qu&rsquo;on retrouve dans l&rsquo;édition d&rsquo;octobre 2025 du magazine du <em>Bulletin des agriculteurs.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Luc Bellefroid, branché sur le Midwest américain</strong></h2>



<p>Luc Bellefroid obtient des rendements de maïs-grain en semis direct qui oscillent entre 14 Tm/ha et 15 Tm/ha. Sa recette : un sol en santé, un suivi agronomique avec un club agroenvironnemental, une gestion minutieuse dans le choix des hybrides, en plus d’être branché sur les compétences d’agriculteurs du Midwest américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Passer du travail en bande au semis direct sur couvert végétal</strong></h2>



<p>« Ce qui me passionne, c’est ce qui se passe sous nos pieds. » Michel Sauvé est prêt à aller très loin pour que la bonne santé de ses sols soit le principal facteur du succès de ses récoltes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Guide maïs 2026</strong></h2>



<p>Déjà le moment de penser à ses semences pour la saison 2026. <em>Le Bulletin des agriculteurs</em> a fait le tour des semenciers et ceux-ci vous présentent leurs nouveautés et leurs coups de cœur. Consultez-le en <a href="https://www.lebulletin.com/guides-utiles">cliquant ici</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nouveau créneau : démarrage de veaux croisés</strong></h2>



<p>Depuis cinq ans, la Ferme Deaunier en Beauce a développé un nouveau créneau : le démarrage de veaux croisés destinés aux parcs d’engraissement. Visite de l’entreprise avec Pierre-Luc Nadeau.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Visite d’une pouponnière extérieure</strong></h2>



<p>À la ferme Domaine Phoenix de Sainte-Sabine en Montérégie, les veaux sont logés dans une pouponnière extérieure. Visite des installations avec Karine Marcoux et Claude Phoenix. PHOTOREPORTAGE.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>7 choix pour le confort et l’automatisation</strong></h2>



<p>Lorsqu’ils ont transformé leur ferme familiale pour passer à la stabulation libre, les propriétaires de la Ferme Montcalm et frères ont tout fait pour apporter du confort à leurs animaux, mais aussi de la flexibilité pour les travailleurs. Visite de l’entreprise avec Frédéric Montcalm.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Se mettre à l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire&nbsp;</strong></h2>



<p>Éradiquer la faim dans le monde n’est pas pour demain, mais l’organisme <strong>Cultiver pour partager</strong> y travaille un légume à la fois. Tous les mois, ce sont 6000 personnes différentes qui bénéficient de ses produits frais dans Chaudière-Appalaches et les besoins sont sans cesse grandissants. </p>



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		<title>Le magazine du Bulletin de mai est prêt!</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/actualites/bulletin-agriculteurs-mai-133278		 </link>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 17:14:16 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Claude Poulin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Bulletin des agriculteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Foin]]></category>
		<category><![CDATA[luzerne]]></category>
		<category><![CDATA[poulailler]]></category>
		<category><![CDATA[semis direct]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=133278</guid>
				<description><![CDATA[<p>À la Ferme Lumunick, de Saint-Hugues, on excelle dans le commerce du foin. À lire en page couverture du magazine. Découvrez les conditions gagnantes pour passer au semis direct. Une porcherie a été transformée en poulailler. À ne pas manquer!</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Voici les sujets que vous retrouverez dans la magazine de mai du Bulletin des agriculteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Miser sur le commerce du foin</h2>



<p>Il en aura fallu de la persévérance et de la sueur, mais après plusieurs décennies de travail acharné, à la Ferme Lumunick, on peut dire mission accomplie. Depuis près de 40 ans, on cultive et vend le produit des prairies grâce à une recette qui a fait ses preuves.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouveautés fourragères 2024 : une année luzerne</h2>



<p>Après plusieurs années marquées par l’arrivée d’un large éventail de plantes fourragères, l’année 2024 se distingue par l’introduction de plusieurs luzernes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des conditions gagnantes pour passer au semis direct</h2>



<p>La Ferme Normandin Gyvie pratique le semis direct depuis une quinzaine d’années. Favorisée par un gros atout&nbsp;: son troupeau laitier. Et contrairement à beaucoup d’autres, c’est d’abord dans le maïs que les producteurs ont fait du semis direct.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De porcherie à poulailler</h2>



<p>Avec la réduction de la production porcine, de nombreuses porcheries nécessiteront une conversion. Pourquoi ne pas transformer une porcherie en poulailler? C’est ce qu’a fait Agri-Marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Évaluer le stress thermique de ses vaches</h2>



<p>Avec l’été qui arrive, il est bon de se rappeler que le stress thermique est là et qu’il a un impact sur les vaches. Saviez-vous qu’il existe des petits capteurs qui permettent d’évaluer ce stress thermique dans vos étables?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Producteurs de veaux indépendants</h2>



<p>Sophie Brodeur et Rémi Taillon de la Ferme Réso se démarquent comme producteurs de veaux de grains indépendants. Quels sont les secrets de leur succès? Comment voient-ils leur secteur?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Canevas pour une pomme de terre améliorée</h2>



<p>Des scientifiques ont tracé un super pangénome de la pomme de terre qui les aidera à la rendre plus nutritive, plus résistante aux maladies et «&nbsp;climato-intelligente&nbsp;».</p>



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		<title>Pratiques culturales et leur rentabilité</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/pratiques-culturales-rentabilite-131489		 </link>
		<pubDate>Thu, 21 Dec 2023 19:59:23 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Le Bulletin des agriculteurs]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[cultures couverture]]></category>
		<category><![CDATA[semis direct]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=131489</guid>
				<description><![CDATA[<p>Les pratiques de conservation des sols liées au semis direct, au travail réduit et aux cultures de couverture sont-elles rentables? Une équipe de chercheurs aux États-Unis s’est penchée sur la question. Voici ce qu’ils ont découvert.</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le centre de recherche Soil Health Institute, dont le siège social est situé à Morrisville en Caroline du Nord, aux États-Unis, a initié une enquête pour valider la rentabilité des pratiques de conservation des sols. L’équipe a interviewé 100 producteurs dans neuf États qui utilisent les techniques de semis direct, de travail réduit et de cultures de couverture depuis au moins cinq ans. Après une analyse des budgets partiels de ces entreprises, la réponse est oui, elles sont rentables. </p>



<p>Les neuf États choisis représentent 71 % de la production américaine de maïs et 67 % du soya et comprennent Illinois, Indiana, Iowa, Michigan, Minnesota, Nebraska, Ohio, Dakota du Sud et Tennessee.&nbsp;</p>



<p>Les revenus nets ont augmenté pour 85 % des producteurs de maïs et 88 % des producteurs de soya qui ont adopté une approche globale de santé des sols. Quelque 67 % d’entre eux ont rapporté des rendements plus élevés. Ils ont également réduit le coût de production du maïs de 59 $/ha en moyenne et 42 $/ha pour le soya. Ce qui laisse un revenu net plus élevé de 128 $/ha pour le maïs et 111 $/ha pour le soya.&nbsp;</p>



<p>La résilience des sols en santé est un des facteurs les plus importants pour l’augmentation de la profitabilité. Quelque 97 % des producteurs participant à l’étude ont rapporté que leurs cultures étaient moins affectées par les conditions météo extrêmes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La méthodologie de l’étude est détaillée dans l’article de <em>Successful Farming</em>. « Le choix des producteurs ne s’est pas fait au hasard », mentionne Archie Flanders, agroéconomiste du Soil Health Institute. Nous avons choisi des producteurs avec un historique d’au moins cinq ans de pratiques de conservation. Mais ils avaient en moyenne adopté ces pratiques depuis une vingtaine d’années. Quelque 60 % d’entre eux utilisent également des cultures de couverture, et ce, depuis 11 ans en moyenne.</p>



<p>Pour les besoins de l’étude, les producteurs devaient fournir les informations pour permettre de dresser un portrait individuel sur l’avant et l’après. Le facteur le plus déterminant pour améliorer la rentabilité est la diminution des coûts de production. Elle provient de plusieurs postes de dépenses comme les fertilisants, les pesticides et ceux reliées aux machineries et équipements.&nbsp;</p>



<p>Certains producteurs ont aussi remarqué une augmentation de la matière organique du sol (MOS). « 80 % des participants du Dakota du Sud ont observé 1,8 point d’augmentation de la MOS par rapport au niveau initial avant les changements de régie de culture », rapporte Archie Flanders.&nbsp;</p>



<p>Les avantages sont multiples pour un sol en santé : amélioration de la disponibilité des nutriments, diminution de la pression des maladies, réduction des risques d’érosion et de pertes d’éléments nutritifs. « On peut aussi ajouter des bénéfices environnementaux comme le captage de carbone, la réduction des gaz à effet de serre et l’amélioration de la qualité de l’eau », ajoute Archie Flanders.</p>



<p>Cette étude avait pour but de répondre à la question des producteurs sur la rentabilité de ces pratiques. « Nos résultats ont démontré que oui », conclut l’auteur.&nbsp;</p>



<p>Source : <em>Successful Farming</em></p>
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		<title>Vous avez manqué ces articles?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/actualites/manque-articles-3-130815		 </link>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 15:00:19 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Le Bulletin des agriculteurs]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[assurance récolte]]></category>
		<category><![CDATA[Porc]]></category>
		<category><![CDATA[semis direct]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=130815</guid>
				<description><![CDATA[<p>Paul Caplette a fait l'évaluation du semis direct à sa ferme : des chiffres étonnants! Vous avez manqué ce blogue? Cliquez ici.</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Voici les articles qui ont été les plus consultés sur notre site cette semaine.</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/profession-agriculteur/semis-direct-mais-grain-130796">Combien vaut le semis direct?</a></p>



<p>Chaque année, on évalue l’ensemble de notre système de culture, question de valider si nos résultats sont à la hauteur. Les pesées de notre parcelle d’évaluation de nos hybrides nous ont confirmé que nos rendements étaient légèrement en haut de notre moyenne.</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/les-primes-pour-le-porc-coop-derange-130721">Les primes pour le porc Coop dérangent</a></p>



<p>La récente décision de Sollio de rehausser ses primes pour les producteurs produisant le porc Coop s’est immiscée au Forum stratégique des Éleveurs de porcs le 9 novembre 2023 à Québec. Le 27 octobre dernier, Sollio Groupe Coopératif annonçait en effet une bonification de la prime à ses membres de la filière porcine coopérative.</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/assurance-agricole-130679">Révision des programmes d’assurance agricole</a></p>



<p>La série de désastres météorologiques de 2023 au Québec amène le MAPAQ à entreprendre des changements dans l&rsquo;assurance récolte.</p>
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		<item>
		<title>Changer d’œil</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/profession-agriculteur/semis-direct-127829		 </link>
		<pubDate>Tue, 27 Jun 2023 13:02:56 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Paul Caplette]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Profession agriculteur]]></category>
		<category><![CDATA[semis direct]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=127829</guid>
				<description><![CDATA[<p>L’agriculture ne se limite pas à une sortie « Montréal-Québec » sur l’autoroute 20. On se doit d’entrer dans les campagnes si on veut s’imprégner de la réalité du terrain tout en admirant le paysage.</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Il arrive qu’à l’occasion je sorte le slogan&nbsp;: Ouvrez l’œil! Les champs changent. Pour moi c’est une façon d’imager que si on prend soin de bien observer le paysage des campagnes on constate une multitude de changements de pratiques et d’aménagements.</p>



<p>Encore faut-il comprendre que l’agriculture ne se limite pas à une sortie «&nbsp;Montréal-Québec&nbsp;» sur l’autoroute 20. On se doit d’entrer dans les campagnes si on veut s’imprégner de la réalité du terrain tout en admirant le paysage.</p>



<p>En fait «&nbsp;Ouvrir l’œil&nbsp;» c’est la première étape de conscience du changement. L’étape la plus cruciale c’est bien&nbsp;: changer d’œil, apprécier autrement, regarder ailleurs, plus loin. &nbsp;</p>



<p>Ça peut aller dans le sens de notre appréciation d’un beau champ en culture. Il est vrai qu’on a longtemps été habitué à admirer le démarrage de beaux rangs de cultures bien verts sur un fond brun foncé après une pluie. Ça contraste avec un champ en semis direct. C’était une de nos premières difficultés au départ quand on a commencé. Aujourd’hui on regarde le champ autrement.</p>



<p>On s’est donné de nouvelles références au fil de nos apprentissages. Et à chaque fois qu’on est confronté à une épreuve, que ce soit une sècheresse ou un printemps froid, le fait de réaliser qu’il y a à l’occasion des différences marqués entre notre façon de faire et la façon entre guillemets plus traditionnelle, on a tendance à se remettre en question.</p>



<p>Comme si on avait un automatisme qui nous incite à revenir à ce qu’on a déjà connu ou fait dans le passé. Ça peut expliquer certaines hésitations quand vient le temps de faire autrement parce qu’au fond c’est toujours plus rassurant quand on fait partie de la majorité.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="338" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/06/Semis-direct-Paul-Caplette-2-scaled-e1687888818127-750x338.jpg" alt="" class="wp-image-127843" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/06/Semis-direct-Paul-Caplette-2-scaled-e1687888818127-750x338.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/06/Semis-direct-Paul-Caplette-2-scaled-e1687888818127-768x346.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/06/Semis-direct-Paul-Caplette-2-scaled-e1687888818127-235x106.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2023/06/Semis-direct-Paul-Caplette-2-scaled-e1687888818127.jpg 1000w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Certains y verront la sortie des mauvaises herbes. Nous on y voit le travail de la pulvérisation en bande qui nous a permis de réduire de 50% nos herbicides.
Changer d&rsquo;oeil!
</figcaption></figure>



<p>Le changement et l’innovation ça demande des objectifs clairs et un plan graduel de transition. Le fait d’échanger nos défis avec d’autres agriculteurs peut fortement nous aider à constamment progresser.</p>



<p>On doit se créer nous-même de nouveaux points de références afin d’atteindre nos objectifs. On est tous un peu comme ça!</p>



<p>Il y a encore une foule de gens pour qui le parfait gazon ressemble à un terrain de golf et qui font de l’urticaire dès qu’ils aperçoivent un pissenlit. Alors que ce n’est qu’une appréciation esthétique.</p>



<p>Pour un agriculteur, l’effort mental est encore plus imposant si en plus on peut se sentir déstabiliser au moindre doute de rentabilité économique. On se doit donc d’observer autrement, de comprendre que la réussite d’une saison ne se décide pas sur un détail ponctuel mais bien sur l’équilibre de plusieurs détails qui s’additionnent au fil d’une longue saison.</p>



<p>Donc que ce soit le fait de voir notre bande riveraine autrement, de voir quelques arbres ou arbustes qui obstruent l’immensité en largeur ou en longueur de notre terre ou la hauteur du mais à la st jean baptiste il suffit de changer d’œil afin de mieux s’adapter aux changements.</p>



<p>Profession agriculteur</p>
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		<item>
		<title>Cultiver la fertilité</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/sols-dexception/cultiver-la-fertilite-121650		 </link>
		<pubDate>Fri, 02 Sep 2022 19:38:56 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[André Piette]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Sols d'exception]]></category>
		<category><![CDATA[fertilité]]></category>
		<category><![CDATA[semis direct]]></category>
		<category><![CDATA[sols]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Ses sols, Stéphane Leclerc de la Ferme Édriphaniel de Lotbinière les traite comme il traite ses vaches laitières : il cherche à les maintenir en bonne santé et pleinement productifs. Depuis deux décennies, il cherche sans relâche à accroître leur potentiel.</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Une tige métallique à la main, Stéphane Leclerc déambule dans la prairie en zigzaguant. Ici et là, il enfonce la tige dans le sol en y mettant tout son poids. Puis, il la retire et il vérifie quelle profondeur elle a atteinte. Au fil de dizaines de coups de sonde avec son pénétromètre-maison, il a appris ainsi à déceler les zones où le sol montre des signes de compaction.</p>


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<p>Ses sols, ce producteur de Lotbinière les traite comme il traite ses vaches laitières : il cherche à les maintenir en bonne santé et pleinement productifs. Il est associé avec son épouse, Michelle Proulx, et leur fils Olivier sur la Ferme Edriphaniel, qui comprend un troupeau de 150 vaches, un quota de 200 kilogrammes de matières grasses et 350 hectares en culture.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="415" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-2-750x415.jpg" alt="" class="wp-image-121652" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-2-750x415.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-2-768x425.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-2-235x130.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Copropriété de Stéphane Leclerc, son épouse Michelle Proulx et leur fils Olivier, la Ferme Edriphaniel comprend un troupeau de 150 vaches et 350 hectares en culture.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1034" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-1-750x1034.jpg" alt="" class="wp-image-121651" style="width:489px;height:674px" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-1-750x1034.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-1-768x1059.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-1-120x165.jpg 120w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-1.jpg 870w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Stéphane Leclerc confie que le blé d’automne est une de ses cultures favorites. L’an dernier, il en a tiré un rendement de six tonnes à l’hectare. Cela, sans herbicide, ni fongicide, ni fractionnement de l’azote. « Le début de juin est une période très occupée sur une ferme laitière », explique-t-il.</figcaption></figure>



<p>Stéphane Leclerc est conscient qu’il dispose de terres qui, à la base, possèdent un excellent potentiel : il s’agit pour la plupart de loams argileux. Depuis deux décennies, il n’en a pas moins cherché sans relâche à accroître ce potentiel.</p>



<p>Dès les années 1990, à mesure que son père et lui achètent des terres, ils éliminent les fossés et installent du drainage souterrain. « Une particularité de nos sols, explique Stéphane, c’est qu’il y a une couche d’argile grise imperméable à un mètre de profondeur. Ça donne des sols mouilleux rapidement. On n’a pas le choix de drainer souterrainement. Sinon, ça devient comme un pot de fleur qui n’a pas de trou dans le fond. »</p>



<p>Du nivellement s’ajoute évidemment à ces travaux. « On avait des planches d’un arpent de large, se souvient-il. Aujourd’hui, à certains endroits, on est rendu avec huit arpents de large. » À la même période, ces producteurs prennent un virage innovateur pour l’époque : ils cessent de travailler le sol en automne dans les champs de blé, se limitant à deux coups de vibro le printemps suivant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Virage vers le semis direct</strong></h2>



<p>Cependant, à mesure que la ferme prend de l’expansion, la corvée du ramassage de roches s’avère de plus en plus pénible. « On passait un mois par année à en ramasser, se rappelle le producteur. Je me suis dit que ça ne pouvait pas marcher comme ça. Alors, en 2007, on a acheté un semoir à semis direct. Éliminer le ramassage de roches a été ma première motivation pour passer au semis direct ! »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="811" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-4-750x811.jpg" alt="" class="wp-image-121654" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-4-750x811.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-4-768x831.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-4-153x165.jpg 153w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-4.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Au fil des ans, l’adoption du travail minimal, puis du semis direct, des cultures de couverture et du fumier composté ont favorisé le développement d’une excellente structure de sol et ont stimulé la vie du sol. Sortir la pelle pour examiner le sol fait partie des habitudes du producteur.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="631" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-6-750x631.jpg" alt="" class="wp-image-121655" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-6-750x631.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-6-768x646.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-6-196x165.jpg 196w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-6.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Stéphane Leclerc s’est fabriqué un « pénétromètre-maison » pour vérifier la présence de zones compactées. L’outil n’a rien de scientifique, mais à force de l’utiliser, le producteur a acquis des repères pour évaluer ses sols. Les luzernières de la Ferme Edriphaniel ont livré tout près de 10 tonnes de matière sèche en 2021. « La luzerne dure facilement cinq ans depuis que les sols sont bien structurés », rapporte-t-il.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-7-750x422.jpg" alt="" class="wp-image-121656" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-7-750x422.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-7-768x432.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-7-235x132.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-7.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Selon Stéphane Leclerc, l’adoption du semis direct en 2007 a constitué une étape déterminante dans l’amélioration de la structure du sol. Ironiquement, il a pris ce virage simplement parce que la corvée de ramassage des roches exigeait trop de temps. Il a constaté que la portance du sol et sa capacité d’évacuer l’eau se sont ensuite améliorées rapidement. Quant aux rendements, ils ont baissé légèrement dans un premier temps pour ensuite revenir à leur niveau initial.</figcaption></figure>



<p>À la suite de l’adoption du semis direct, le producteur constate que ses rendements diminuent un peu, mais ils reviennent rapidement à leur niveau d’avant. Il observe aussi que la structure du sol s’améliore. « Le sol est devenu plus portant et il absorbe l’eau plus rapidement », décrit-il. D’autre part, la teneur du sol en matière organique se met à monter. « On est parti de 2 à 3 %, se rappelle-t-il. On a acheté des terres qui étaient même en bas de 2 % parce qu’elles avaient été surtravaillées. Aujourd’hui, la teneur en matière organique tourne autour de 5 %. »</p>



<p>Toutefois, ces progrès laissent le quinquagénaire sur sa faim. « On a atteint notre cible en ce qui a trait à la structure du sol, confie-t-il. Mais je crois qu’il reste beaucoup à faire du côté de la fertilité. On a longtemps traité le sol comme si c’était un milieu passif, comme s’il fallait lui apporter tous les nutriments requis par la culture sous la forme de fertilisants. Or, j’en suis venu à réaliser que le sol est un milieu qui travaille. »</p>



<p>« J’ai compris depuis quelques années que le sol est comme le système digestif d’un bovin, ajoute-t-il. Tout comme on alimente les micro-organismes du rumen, on veut nourrir les micro-organismes du sol qui, eux, vont se charger de nourrir la plante. »</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La priorité : améliorer la fertilité du sol</strong></h2>



<p>Stéphane a pris deux mesures pour améliorer la fertilité de ses sols. D’une part, quand l’étable a été construite en 2018, il a décidé de loger les vaches dans une aire sur litière accumulée et compostée. « Le compostage permet de récupérer tout l’azote contenu dans le lisier, explique-t-il. Ce n’est pas pour rien que dans une fosse, le lisier sent l’ammoniac : on perd beaucoup d’azote. Selon une analyse, notre compost contient 99 % d’azote organique. » </p>



<p>La seconde mesure a consisté à introduire le pois fourrager dans la rotation (il est vendu pour la semence). Jusqu’à ce moment-là, on cultivait en rotation maïs, soya de semence et blé et on répétait ce cycle à trois ou quatre reprises avant de convertir le champ en prairie pour cinq ans. « Cette rotation ne me permettait pas de semer des engrais verts dans des conditions favorables, dit ce membre du club Ferti-Conseil Rive-Sud. Le pois offre l’avantage de se récolter tôt, ce qui crée une fenêtre intéressante pour le semis du blé d’automne. Déjà, on voit les rendements augmenter à la suite de l’introduction du compost et du pois. » En 2021, le blé d’automne a livré un rendement de six tonnes à l’hectare. Cela, il faut le préciser, sans fongicide ni herbicide et avec seulement une application d’azote au printemps.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-8-750x500.jpg" alt="" class="wp-image-121657" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-8-750x500.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-8-768x512.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-8-235x157.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-8.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une autre décision marquante a été de construire une étable avec litière accumulée et compostée. La litière compostée réduit au minimum la perte d’azote. Elle vient ainsi abaisser les besoins en azote minéral tout en favorisant la vie dans le sol.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="471" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12-750x471.jpg" alt="" class="wp-image-121658" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12-750x471.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12-768x483.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12-235x148.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12-333x208.jpg 333w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-12.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Début de la récolte de blé d’automne. Le champ est prometteur. La paille sera récoltée avec la fourragère et entreposée dans un <em>ag-bag</em>. Elle servira de litière pour les vaches taries et les taures. Elle sera aussi intégrée à l’alimentation des taries. « Un des avantages de cette méthode de récolte est qu’elle évite de générer de la poussière dans l’étable », explique Stéphane Leclerc.</figcaption></figure>



<p>La nouvelle rotation s’amorce donc avec le maïs-grain, qui est suivi du soya, puis du maïs-ensilage. Après la récolte de ce dernier, on procède à un semis de seigle. « L’idée est de semer du pois fourrager le printemps suivant et de couper la tête du seigle après la floraison afin que les tiges de seigle servent de tuteurs au pois fourrager », explique-t-il. Au pois succède un semis hâtif de blé d’automne et après la récolte de ce dernier, on dispose d’une fenêtre confortable pour semer un mélange de féverole, vesce, radis et sarrasin. Ce cycle se répète une deuxième fois avant que le champ ne soit converti en prairie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Introduire une intercalaire</strong></h2>



<p>Cet automne, le producteur met à l’essai une nouvelle technique. Lors du semis du mélange de plantes de couverture, il prévoit intercaler des bandes de trèfle, lesquelles bandes formeront l’entre-rang du maïs grain qui sera semé aux 30 pouces le printemps prochain. « C’est une autre de mes idées de fou, lance Stéphane en se moquant de lui-même. Le trèfle va apporter de l’azote tout en aidant à contrôler les mauvaises herbes. »</p>



<p>C’est la solution que le producteur a imaginée pour implanter une intercalaire dans le maïs. « J’ai déjà essayé le ray-grass à la volée au stade 3-4 feuilles et ça n’a pas bien réussi, rapporte-t-il. Il faudrait le semer au semoir. Et puis, c’est une période très occupée, le début de juin, sur une ferme laitière… »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="433" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-9-750x433.jpg" alt="" class="wp-image-121659" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-9-750x433.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-9-768x443.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-9-235x136.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-9.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le pois fourrager est semé dans un seigle d’automne. Ce dernier est étêté après épiaison et il sert de tuteur pour les plants de pois. L’introduction du pois dans la rotation a ouvert une fenêtre de semis optimale pour le blé d’automne.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-10-750x422.jpg" alt="" class="wp-image-121660" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-10-750x422.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-10-768x432.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-10-235x132.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-10.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tous les fossés ont été enterrés de sorte qu’à certains endroits, les champs atteignent une largeur de huit arpents. Le soya succède au maïs grain dans la rotation. En 2021, son rendement a atteint trois tonnes à l’hectare. Un rendement respectable, dont Stéphane Leclerc n’est néanmoins pas entièrement satisfait.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-11-750x422.jpg" alt="" class="wp-image-121661" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-11-750x422.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-11-768x432.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-11-235x132.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2022/09/Photo-11.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Il n’y a pas eu de semis intercalaires jusqu’à maintenant dans le maïs. Stéphane Leclerc effectue un essai cette année en semant du trèfle en bandes après la récolte du blé d’automne en alternance avec un mélange de plantes de couverture. Le trèfle occupera l’entre rang du maïs l’an prochain.</figcaption></figure>



<p>Il faut savoir aussi que, par conviction personnelle, le producteur ne cultive que du maïs non-OGM, ce qui limite ses options. « On emploie les anciens herbicides dans le maïs, précise-t-il. Là, ce qu’on veut essayer, c’est appliquer l’herbicide en bande sur le rang de maïs. »</p>



<p>Modeste de nature, il ne cache pas que ses essais ne sont pas tous fructueux. Ainsi, quand nous lui avons rendu visite en juillet, il avait manqué son coup dans un champ de seigle et de pois fourrager. « Comme il pleuvait souvent, je n’ai pas pu étêter le seigle et il a pris le dessus sur le pois fourrager dans certaines parties du champ », raconte-t-il, un peu déçu.</p>



<p>Si tout fonctionne tel qu’espéré, le producteur espère pouvoir en venir à réduire les doses d’azote minéral dans le maïs. « Actuellement, on applique 50 unités d’azote au démarreur et on revient en post-levée avec 50 autres unités, décrit-il. On compte sur le compost et les engrais verts pour combler le reste des besoins du maïs. »</p>



<p>À long terme, l’objectif de Stéphane est de maintenir une couverture permanente dans tous ses champs. « Je voudrais qu’il y ait toujours des racines vivantes dans le sol, dit-il. Tout reste à explorer dans les cultures pour abaisser les coûts. »</p>



<p></p>



<p></p>
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		<title>Jocelyn Michon, un agriculteur d’élite</title>

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		https://www.lebulletin.com/autres/jocelyn-michon-un-agriculteur-delite-119726		 </link>
		<pubDate>Thu, 12 May 2022 19:07:29 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Claude Poulin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Autres]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[azote]]></category>
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		<category><![CDATA[rendement]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>En primeur. Jocelyn Michon est un producteur de grandes cultures élite de la région de la Montérégie. En cette période de semis, Le Bulletin des agriculteurs l’a choisi comme personnalité du mois. Entrevue.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Chaque mois, le magazine du <em>Bulletin des agriculteurs </em>choisit une personnalité du monde agricole et agroalimentaire inspirante et publie une chronique pour la faire connaître davantage. En cette période des semis, <em>Le Bulletin</em> a choisi Jocelyn Michon, producteur de grandes cultures de La Présentation, en Montérégie. En primeur. On vous présente la chronique en ligne.</p>



<p>Agriculteur avec un grand A, une inspiration, une référence, les éloges ne tardent pas quand on dit le nom de Jocelyn Michon dans le monde agricole. Il faut dire que les données concernant sa ferme de grandes cultures de La Présentation, en Montérégie, sont impressionnantes. Le rendement de ses 240 hectares en culture est 12 % plus élevé que la moyenne dans son secteur. D’ailleurs, son rendement de maïs assuré à La Financière agricole est de 13 400 kg/ha. Sans compter qu’il obtient ses résultats en appliquant moins d’unités d’azote, soit 120-130 au lieu de 200 en moyenne dans les autres fermes.</p>



<p>« La norme côté productivité, c’est 56 kg de grain par unité d’azote appliquée, chez moi, c’est plus 100. J’ai déjà fait jusqu’à 250 kg juste en appliquant du fumier comme fertilisant », indique le producteur non pas pour se vanter, loin de là, mais pour montrer que c’est possible. Du côté de la production de maïs par litre de carburant utilisé aussi il excelle. « La moyenne au Québec est un peu en bas de 100 kg par litre. Je suis presque à 400 kg/l.&nbsp;» Ces indicateurs de performance, qui sont le fruit de nombreuses années d’efforts, il prend plaisir à les calculer. « On dit de moi que je suis un pragmatique, je ne suis pas un rêveur. J’aime le concret et pour moi c’est le résultat qui compte », exprime-t-il.</p>



<p>Il obtient ce bulletin de premier de classe grâce à un sol en santé qu’il bichonne depuis ses débuts en agriculture. La santé des sols, il en a fait une priorité et, pour ce faire, il a adopté le semis direct en 1994. « À l’automne 1993, mon tracteur était dû pour refaire le moteur, au même moment il y avait une vente de feu d’un tracteur Fiat. Le contrat était fait, il ne restait qu’à signer, se rappelle-t-il. Finalement, j’ai plutôt décidé d’acheter un semoir à semis direct.&nbsp;»</p>



<p>Il faut dire que ça faisait déjà quelques années qu’il avait commencé la réduction du travail du sol. « Le même automne, j’étais allé à une démonstration de semis direct chez un agriculteur et ça m’avait rassuré. Je m’étais dit  » s’il réussit sur cette terre-là, je suis capable de faire au moins l’équivalent chez moi « . » Ainsi, au printemps 1994, il réalise sa première expérience de blé et de soya en semis direct avec des résultats fantastiques, selon lui.</p>



<p>Le grand saut dans le maïs a eu lieu deux ans plus tard. Les deux premières saisons ne le satisfont pas complètement. « Il y avait des petits accrochoirs dans des parties de champs. On a recommencé le gratouillage en préparation du semis. Puis, on a équipé un peu mieux le semoir, c’est ça qui a fait la différence », raconte-t-il. Mais, encore une fois, le producteur n’est pas pleinement content du maïs sur retour du blé dans un sol trop frais. Il entend parler d’un tasse-résidus sur chaumes de blé qui enlève la paille laissée au sol. Puis, quelques années après, il apprend qu’un producteur a ajouté des petits peignes de faneur à foin derrière ses tasses-résidus pour gratouiller un peu plus et réchauffer le sol. Il ajoute donc aussi ce dernier à sa barre porte-outils.</p>



<p>C’est avec cette recette gagnante qu’il réussit en semis direct depuis. «&nbsp;En 2004, j’avais entendu un spécialiste dire que ça prenait 10-12 ans avant que les choses changent. J’avais une dizaine d’années de faites à ce moment-là et j’ai constaté qu’il avait raison. Quand on fait la transition du conventionnel vers le semis direct, il y a quelques années d’adaptation pour le producteur, mais aussi pour le sol. Au début, on avait moins de 2 % de matière organique dans le sol, aujourd’hui, ça a presque doublé. »</p>



<p>Jocelyn Michon est très fier du sol en santé qu’il laissera à sa relève. « De mon patio chez moi, j’ai une très belle vue au-dessus du champ. Une des caractéristiques d’un sol en santé est l’uniformité d’un champ. Quand il n’y a pas de vague et que c’est tout de la même couleur, c’est bien réussi et ça me plait énormément, exprime-t-il. Je me régale à regarder de beaux champs, que ce soit chez moi ou ailleurs. Quand je vois un champ où il reste de l’eau à cause du travail du sol et que chez moi, c’est sec, à l’inverse, ça me fait de la peine. »</p>



<p><strong>Un livre:</strong> «&nbsp;Tout ce que je lis est en lien avec ce que je fais. Je suis ce que font les vedettes du semis direct aux États-Unis, tout ce qui se passe aussi en France. J’aime les reportages de ferme et sur la faune. »</p>



<p><strong>Un film :</strong> « Le film que j’ai le plus regardé est <em>Avatar</em> (de James Cameron). J’adore ce film. Il y a de la nature, des animaux, les couleurs sont magnifiques.&nbsp;»</p>



<p><strong>Un personnage :</strong> « René Lévesque est un de mes chouchous. Il est venu à la ferme au premier référendum. Tous les maires de la région avaient été invités et des journalistes. Il m’avait vraiment impressionné, c’était un monsieur super sympathique. C’est un beau souvenir.&nbsp;»</p>



<p><strong>Ses passe-temps :</strong> « J’ai fait beaucoup de sports. J’ai plus sué dans les sports qu’à travailler dans ma vie. Maintenant, je fais plus de la marche et je suis un gros joueur de Scrabble.&nbsp;»</p>



<p><strong>Distinctions :</strong> Prix d’Excellence en agroenvironnement de l’Ordre national du mérite agricole, intronisation au Temple de la renommée de la conservation des sols du Canada du Conseil canadien de la conservation des sols, notamment.</p>



<p><strong>Implications:</strong> Président de l’association Action semis direct (2001-2010), consultant en semis direct pour Socodevi en Ukraine (2015-2018), notamment.</p>



<p><strong>Sa vision de l’agriculture</strong> : « C’est sûr que le futur sera très très technologique. L’humain sera remplacé par les machines. Sur la planète actuellement, 26% des sols sont en semis direct. En Saskatchewan, ils sont à 75-80 %, au Brésil à 80-85 %. Au Québec, on n’est même pas à 10 %. Avec l’augmentation du coût des intrants, c’est certain que ça va faire réfléchir des producteurs, on va vouloir diminuer le travail du sol. Je pense qu’on devrait évoluer de ce côté-là. »</p>



<p>Vous connaissez une personne inspirante qui se distingue dans votre milieu? Faites-nous parvenir son nom et ses coordonnées à cette adresse&nbsp;: <a href="mailto:marie-claude.poulin@lebulletin.com">marie-claude.poulin@lebulletin.com</a>. Qui sait, elle pourrait être choisie pour être l’une de nos prochaines personnalités du mois!</p>
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		<title>Le semis direct réduirait de 30% les gaz à effet de serre</title>

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		<pubDate>Tue, 18 May 2021 18:35:51 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[carbone]]></category>
		<category><![CDATA[gaz à effet de serre]]></category>
		<category><![CDATA[Labour]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>Les bienfaits pour l’environnement du semis direct se confirment avec une autre étude, publiée cette fois dans la revue scientifique Environnemental Research Letters. Des chercheurs de l’Université de Nottingham en Grande-Bretagne ont comparé les impacts du labour et du semis direct. Selon leurs résultats, le recours au semis direct versus le labour pourrait réduire de [&#8230;] <a class="read-more" href="https://www.lebulletin.com/cultures/le-semis-direct-reduirait-de-30-les-gaz-a-effet-de-serre-113157">Lire la suite</a></p>
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<p>Les bienfaits pour l’environnement du semis direct se confirment avec une autre étude, publiée cette fois dans la revue scientifique <em>Environnemental Research Letters</em>. Des chercheurs de l’Université de Nottingham en Grande-Bretagne ont comparé les impacts du labour et du semis direct. Selon leurs résultats, le recours au semis direct versus le labour pourrait réduire de près d’un tiers les émissions de gaz à effet de serre liées à la production agricole tout en augmentant la quantité de carbone stockée dans les sols. Cette conclusion pourrait avoir des retombées importantes puisque l’agriculture serait responsable de 26% de toutes les émissions de gaz à effet de serre.</p>



<p>En utilisant des rayons X, tels que ceux utilisés pour examiner les os fracturés, les chercheurs ont constaté que l’air pénétrait beaucoup moins dans la terre avec le semis direct comparativement au labour. Cette technique a le désavantage de créer de gros trous d’air qui se remplissent d’oxygène, entraînant la transformation du carbone présent dans le sol qui devient du CO<sub>2</sub> par l&rsquo;action des microbes. À l’inverse, les champs non labourés comportaient moins de trous d’air. Les trous présents étaient d&rsquo;ailleurs plus petits et généraient moins de CO<sub>2</sub>.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/397337/original/file-20210427-23-9nkrw7.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt="Images à rayon X comparant une carotte de sol provenant d’un champ avec labourage conventionnel, par rapport à un champ sans labourage"/><figcaption>Les sols labourés de manière traditionnelle ont davantage de trous d’air, où le CO2 est généré. Source: La Conversation</figcaption></figure>



<p>Les chercheurs ajoutent que la plupart de ces poches d&rsquo;air présentes dans les sols non travaillés avaient été créées par des vers de terre et les racines qui avaient proliféré en l’absence de charrue et d’autres machineries utilisées pour travailler la terre. La porosité de la terre était également adéquate pour permettre au sol de bien se drainer et aux racines de descendre assez profondément à la recherche d’eau – un avantage important à une époque où la fréquence des sécheresses augmente à cause des changements climatiques.</p>



<p>En empêchant un surplus d’oxygène de pénétrer dans le sol et ainsi atteindre les microbes qui y vivent, l’agriculture à travail minimum permet au carbone qui s’accumule lorsque les plantes meurent et se décomposent de rester enfoui sous terre.</p>



<p>Autre bonne nouvelle, les exploitations agricoles étudiées qui pratiquaient le semis direct ont emmagasiné au fil du temps davantage de carbone dans leur sol. Plus cela faisait longtemps que les sols n’avaient pas été travaillés, plus la quantité de carbone stockée était importante.</p>



<p>Les émissions provenant de sols travaillés par semis direct étaient moindres de l’ordre de 30% que pour les champs labourés. Les réductions les plus importantes ont été observées dans les exploitations qui avaient recours au semis direct depuis de nombreuses années, soit environ 15 ans.</p>



<p>Environ 7% des agriculteurs anglais utilisent le semis direct. Les raisons invoquées pour poursuivre avec le labour reposent sur la perte de rendement avec le changement de pratique et le coût de la machinerie.</p>



<p>Selon une <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-agricultural-science/article/abs/examining-the-potential-for-climate-change-mitigation-from-zero-tillage/7248675D2F3E3FFEBB3DFB2379790E6C">étude de l’Université Cambridge</a>, il n’y aurait pas toutefois de différences de rendement sur les dix premières années suivant la conversion d’une exploitation à l’agriculture sans labour.</p>



<p>Source: <a href="https://theconversation.com/en-cessant-de-labourer-les-sols-on-pourrait-reduire-limpact-de-lagriculture-sur-le-climat-de-30-160218?utm_source=dlvr.it&amp;utm_medium=twitter" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Conversation</a></p>
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