BASF optimiste pour 2004 après un très bon 4e trimestre

Francfort (Allemagne), 17 mars 2004 – BASF AG a annoncé un bénéfice trimestriel dépassant largement les prévisions des analystes, imputable en particulier à une solide performance dans l’agrochimie, et prédit une croissance modérée cette année.

Le premier groupe chimique mondial par le chiffre d’affaires a fait état d’un bénéfice d’exploitation (Ebit) en hausse de plus de 25% à 814 millions d’euros au quatrième trimestre. Ce solde s’entend hors éléments exceptionnels. Le chiffre d’affaires a augmenté de 6,5% à 8,54 milliards d’euros.

Le président du directoire Jürgen Hambrecht a déclaré dans un communiqué qu’il prévoit cette année une légère progression du C.A. et une nouvelle croissance du résultat opérationnel.

Cette prévision s’appuie sur une amélioration du contexte de l’investissement, sur un cours moyen du baril de brut de 28 dollars cette année et sur un dollar demeurant instable et faible.

Dix-neuf analystes interrogés par Reuters anticipaient un résultat opérationnel de 588 millions d’euros et un C.A. de 8,126 milliards d’euros.

Le résultat net s’inscrit à 153 millions d’euros.

Le bénéfice d’exploitation annuel, toujours entendu hors exceptionnels, pour les produits de l’agriculture a atteint 294 millions d’euros contre 99 millions un an auparavant. Il s’établit à 1,37 milliard d’euros dans la division gaz et pétrole contre 1,21 milliard.

Les investisseurs s’attachent en particulier aux prévisions du chimiste, y recherchant des signes de redressement de son secteur d’activité, alors que ses homologues Degussa, Celanese, ICI, Ciba, Clariant et Rhodia n’ont envoyé que des signes mitigés.

Le pire est passé
A l’instar des autres chimistes européens, BASF a dû composer en 2003 avec un euro fort, une demande médiocre et un renchérissement des matières premières.

BASF, qui produit aussi bien des plastiques que des insecticides ou encore des encres d’imprimerie, passe cependant pour être l’un des groupes les plus susceptibles de tirer parti au mieux d’un redressement du secteur.

Le groupe avait précédemment signalé que ses résultats opérationnels trimestriel et annuel pourraient être en baisse mais Hambrecht a déclaré le mois dernier que le pire était passé pour BASF.

Ces résultats sont néanmoins meilleurs que ses propres prévisions.

L’action n’avait auparavant guère varié depuis ses décevants comptes du troisième trimestre parus en novembre. Elle avait cependant atteint un pic de 46,16 euros en janvier, dans le sillage de l’ensemble des actions allemandes.

Source : Reuters

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BASF
http://www.basf.com/

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