Et si les vaches étaient sur la fourragère…

*Si les vaches géraient les fourragères, elles ne partageraient pas forcément les mêmes priorités que vous, chers éleveurs. En fait, les vaches sortiraient la fourragère toutes les trois semaines. Pourquoi ? Eh bien parce que les vaches sont accros à l’herbe jeune et tendre. Au pâturage, les herbes matures, elles les laissent là. Mais que se passe-t-il donc lorsque vous servez de l’ensilage jeune à vos vaches ? Elles bouffent comme des ados, donnent plus de lait et se sentent mieux dans leur peau. Quelles soient des coureuses de fond à 28 litres ou des sprinteuses à 35 litres, elles me font toujours la même réponse.

Et vous, quelle est votre préférence en matière de qualité fourragère ? Faites-vous partie de la gagne des « Ah non ! Pas déjà l’temps de faucher ».

Où en sont nos inconditionnels fourragers
En plein Centre du Québec, à Plessisville, les Plamondon qui faisaient la une du Bulletin du mois de mai dernier pour leur approche fourragère, feront leur troisième coupe vers le 15 juillet. Plus au nord, à l’Ile Verte, les Lafrance ont pris leur première coupe le 10 juin et comptent prendre leur 2e à la mi-juillet. Trois coupes avant la fin août pour une région où l’on a à peine les unités thermiques pour faire du maïs, c’est très encourageant.

Mais ils sont malades, me direz-vous ! Eh bien allez leur demander s’ils retourneraient en arrière. Pas question, vous diraient-ils. Au lieu de manquer de fourrages de qualité comme auparavant, ils en ont régulièrement à vendre et du bon. Récolter jeune, ce n’est pas compliqué : D’abord on s’dépêche de commencer, ensuite on donne un GO et puis on finit ça en accélérant.

*Texte de Guy Forand de Bélisle – Triolact, réalisé en collaboration avec le Conseil québécois des plantes fourragères: http://www.cqpf.ca/.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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