La Fédération des producteurs de cultures commerciales en faux état de crise

Saint-Aimé (Québec), 9 janvier 2008 – Par le biais d’un communiqué incendiaire émis le 7 janvier 2008, la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ) tente de créer un faux état de crise afin de bien motiver ses troupes en ce début de la haute saison syndicale.

« L’an passé, on nous a présenté Laurent Pellerin comme étant un ennemi à abattre en raison de ses déclarations sur l’éthanol. Cette année, ils ont décidé que nos acheteurs porteront le chapeau du gros méchant », explique M. Louis R. Joyal, président des Céréaliers du Québec.

« Ils ont mal choisi leur crise cette année, puisque le principal responsable de la détérioration des liens entre la Fédération et les associations accréditées (les acheteurs) est le président de la Fédération lui-même, M. Christian Overbeek! Allez lire les accusations qu’il porte dans son éditorial d’août 2007 dans le magazine Grandes Cultures…»

De plus, la Fédération montre clairement dans son communiqué qu’elle rencontre d’autres problèmes dont elle semble seule porter le blâme.

« La Fédération n’a présenté aucun projet détaillé par écrit aux producteurs visés. Personne ne sait combien vont coûter le Service de recueil et de diffusion de l’information (SRDI) et les autres outils de mise en marché. Il n’y a eu aucune réflexion d’entamée sur l’utilité réelle de ces services et de leur impact sur les revenus nets de nos fermes. On nage en pleine idéologie syndicale », souligne M. Joyal.

Le président de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ), M. Marc-A. Gagnon, a pourtant été clair : « … la Régie veut améliorer le fonctionnement du système de mise en marché collective en approuvant une réglementation réfléchie… ».

Or, en l’absence d’un projet écrit et détaillé de ses futurs services obligatoires de mise en marché, la Fédération tente maintenant d’inciter la Régie à intervenir prématurément.

« M. Overbeek se targue de parler au nom de tous les producteurs de grains quand dans les faits, ceux-ci ignorent tout des services obligatoires qu’ils devront acheter de la Fédération. Cela remet en question la valeur même des décisions que prennent les délégués lors de l’assemblée générale du plan conjoint », conclut M. Joyal.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec
http://www.fpccq.qc.ca/

Les Céréaliers du Québec inc.
http://www.cerealiersduquebec.com/

Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ)
http://www.rmaaq.gouv.qc.ca/

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