La mise en oeuvre de la stratégie consécutive à l’ESB est en cours

Ottawa (Ontario), 28 octobre 2004 – Le gouvernement du Canada est heureux d’annoncer que la mise en oeuvre de la Stratégie nationale de repositionnement de l’industrie de l’élevage est en cours.

La stratégie, dont le coût s’élève à 488 millions de dollars, a été annoncée pour la première fois le 10 septembre par le ministre de l’Agriculture et Agroalimentaire, M. Andy Mitchell. Elle vise à aider le secteur bovin du Canada à se repositionner pour garantir sa viabilité à long terme compte tenu de la situation actuelle créée par l’ESB.

La mise en oeuvre rapide de bon nombre des éléments de la stratégie traduit le degré élevé de coopération entre les pouvoirs publics et le secteur.

Le Programme de retrait des bovins gras a été établi. Des ventes aux enchères se tiennent chaque semaine depuis le 11 octobre, et les producteurs des provinces participantes comme l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et l’Ontario peuvent maintenant enchérir. Le Programme de retrait des bovins de court engraissement est actuellement offert en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique. De plus, le Programme de réserve pour pertes sur prêts, qui vise à faciliter l’augmentation de la capacité d’abattage au Canada, est en place et les institutions financières peuvent maintenant y participer.

« La priorité a été d’instaurer ces programmes pour permettre aux producteurs d’en profiter cet automne, a déclaré le ministre Mitchell. Bien que la réouverture de la frontière américaine demeure une question déterminante, le gouvernement fédéral s’est engagé à ramener l’industrie bovine sur la voie de la rentabilité, et ces programmes constituent un aspect primordial de cet engagement. »

Les producteurs ont aussi reçu des paiements au titre du Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA) et du Programme d’aide transitoire à l’industrie (PATI). Jusqu’à présent, près de 18 117 producteurs ont reçu plus de 281,1 millions de dollars sous forme de paiements provisoires et de paiements finaux au titre du PCSRA pour l’année 2003. Les derniers versements qui devaient être faits à près de 80 000 producteurs de bovins et d’autres ruminants au titre des paiements directs du PATI, qui totalisent plus de 167 millions de dollars, ont été effectués au début du mois. D’ici la fin du mois, plus de 172 000 producteurs recevront les versements finaux au titre des paiements généraux du PATI, soit plus de 72 millions de dollars.

En outre, les producteurs peuvent toucher une partie de leurs paiements au titre du PCSRA pour l’année 2004 par le biais d’un paiement provisoire, et une avance spéciale pour 2004 est prévue pour les éleveurs de bovins. Dans les six provinces où le programme est administré par le gouvernement fédéral, des lettres ont été envoyées récemment à plus de 34 000 éleveurs de bovins et d’autres ruminants admissibles pour les informer du montant qui pourra leur être versé sous forme d’avance spéciale au titre du PCSRA. Au total, plus de 209 millions de dollars sont disponibles aux producteurs sous forme d’avances et, au 22 octobre, plus de 4 500 producteurs avaient déjà présenté une demande.

« La Canadian Cattlemen’s Association est satisfaite de la mise en oeuvre de cette stratégie de repositionnement et de la souplesse dont fait preuve le ministre pour s’assurer que les programmes sont efficaces », a déclaré M. Stan Eby, président de la Canadian Cattlemen’s Association.

Le gouvernement du Canada s’emploie aussi activement à élargir les marchés d’exportation. Le ministre Mitchell s’est rendu en Asie au début de ce mois, et d’importantes percées ont eu lieu relativement à l’expansion des marchés étrangers du Canada. Deux protocoles ont été signés avec la Chine qui faciliteront la réouverture de l’un des plus importants marchés asiatiques de matériel génétique bovin du Canada. Les protocoles énoncent les conditions d’importation de semences de taureaux et d’embryons de bovins canadiens. Des discussions avec le Japon, la Corée du Sud et Hong Kong ont aussi insisté sur les mesures de gestion des risques de l’ESB appliquées par le Canada et sur la promotion du commerce encadré par des normes internationales.

La fin de semaine dernière, les États-Unis et le Japon sont parvenus à une entente visant à accélérer la reprise du commerce du boeuf. Il s’agit-là de bonnes nouvelles pour le Canada, car le Japon a, à maintes reprises, indiqué qu’il adopterait une approche uniforme à l’égard de toutes les importations de boeuf nord-américain.

« Lorsque j’étais au Japon il y a deux semaines, nous avons reçu un engagement ferme de la part des autorités japonaises qu’elles nous traiteraient, le Canada et les États-Unis, comme un marché nord-américain intégré du boeuf », a déclaré le ministre Mitchell.

Depuis mai 2003, les gouvernements fédéral et provinciaux ont engagé plus de 2,5 milliards de dollars d’aide à l’industrie de l’élevage du Canada visant à contrer l’ESB, en plus des programmes existants de gestion des risques de l’entreprise. La Stratégie nationale de repositionnement de l’industrie de l’élevage atteste des efforts collectifs du secteur et des pouvoirs publics pour protéger les moyens de subsistance des agriculteurs canadiens.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Canadian Cattlemen’s Association (CCA)
http://www.cattle.ca/

Commentaires