La révision du régime forestier selon l’UPA

Québec (Québec), 11 octobre 2000 – « Il est clair pour nous, du monde agricole, que le nouveau régime forestier devra figurer comme un élément déterminant d’une politique plus globale visant le développement rural. »

Tel est l’essentiel du message qu’a livré aujourd’hui le vice-président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), M. Gratien D’Amours, devant la Commission parlementaire de l’économie et du travail, qui tient des consultations sur le projet de loi 136 portant sur la réforme du régime forestier québécois.

Bien qu’il ait marqué un tournant à son introduction en 1986, l’actuel régime forestier a fait son temps selon l’UPA. Beaucoup d’intervenants, de dire le vice-président de l’Union, sont inquiets et s’interrogent sur l’efficacité du régime actuel pour assurer le développement durable et la protection des forêts.

Propriétaires et exploitants de boisés privés affiliés à l’UPA réclament des modifications importantes, à l’instar de plusieurs communautés rurales. Le nouveau régime forestier, a indiqué M. D’Amours, se devra de favoriser une accessibilité accrue à la ressource, une utilisation plus diversifiée et une mise en valeur davantage orientée vers leurs attentes et leurs besoins.

Pour l’UPA, politique agricole et politique forestière sont indissociables. Elles comptent parmi les seuls types d’intervention susceptibles d’avoir des retombées significatives sur l’occupation du territoire en milieu rural et sur son développement. C’est pourquoi le nouveau régime devra maximiser ses retombées socio-économiques sur les collectivités.

Un des moyens d’y parvenir selon l’UPA sera d’appliquer avec rigueur le principe de résidualité prévu dans la Loi sur les forêts et qui « priorise » l’approvisionnement à même les volumes de bois en provenance de la forêt privée. Ainsi cessera la concurrence déloyale des forestières qui, à trop profiter de la forêt publique, torpillent les prix et la mise en marché collective du bois de la forêt privée.

L’UPA revendique également un élargissement, en forêt publique, du nombre d’activités qui ont d’autres buts que d’approvisionner les usines de transformation, telles les productions de bleuets ou de sirop d’érable. De tels choix favoriseraient l’utilisation accrue de la forêt privée, tout en réduisant la pression de coupe sur la forêt publique, assurant au surplus une diversification et une consolidation des activités en milieu rural.

« La forêt fait partie du patrimoine collectif des Québécois, de souligner M. D’Amours. Pour cette raison, elle doit être gérée et aménagée dans le meilleur intérêt public. S’il veut donner un sens véritable à la mise à jour du régime forestier, conclut-il, le gouvernement devra se mettre davantage au diapason de la population et des usagers de la forêt. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

Commentaires