Le biocarburant obligatoire au Québec

Le gouvernement québécois songerait à imposer un seuil minimal de 2% pour les biocarburants vendus dans la province, selon le journal Les Affaires. Le ministre responsable de l’Énergie, Pierre Arcand, aurait indiqué lors d’un événement cette semaine qu’il étudiait la possibilité. Il imiterait ainsi l’Ontario qui s’apprête à mettre en place une mesure similaire, mais avec un seuil de 4%.

Cette décision aurait pour but de favoriser le projet de bio raffinerie à La Tuque ainsi que celui de brut biologique de Port-Cartier sur la Côte-Nord. Ces deux usines auraient besoin de marchés domestiques pour assurer leur rentabilité. Le biocarburant produit provient de résidus forestiers. Dans le cas de la raffinerie de La Tuque, le carburant produit pourrait être utilisé pour l’ensemble des véhicules au Québec. Le projet à Port-Cartier prévoit, quant à lui, produire du brut biologique, qui n’est pas considéré comme un carburant, à partir de la biomasse forestière.

Questionné à ce sujet, le porte-parole du ministère de l’Énergie a indiqué qu’il était encore trop tôt pour confirmer les intentions du ministre. Il a ajouté que tous les biocarburants étaient dans la mire du gouvernement, que ce soit les granules, la biomasse forestière ou encore l’éthanol.

La Politique énergétique 2030, élaborée par le ministère de l’Énergie et des Ressources Naturelles, a établi de nombreuses priorités. Le gouvernement dit, entre autres, vouloir « offrir plus de choix de produits énergétiques aux consommateurs. Cette diversité sera le résultat d’investissements publics et privés, de la révision de la gouvernance, d’une meilleure planification de la mise en valeur des ressources du territoire ainsi que d’interventions gouvernementales sous forme de mesures incitatives. Québec prévoit ainsi exploiter la valeur énergétique de la biomasse, puis diversifier et améliorer l’approvisionnement en énergie.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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