Les six secrets du soya

Le Bulletin des agriculteurs s’est entretenu avec le chercheur Fred Below, de l’Université de l’Illinois, qui dirige une série d’essais pour analyser l’impact des éléments de régie qui contribuent au rendement du soya.

Fred Below est convaincu que pour augmenter les rendements du soya, il faudra cesser de croire que cette culture n’a pas besoin de fertilisation. Vous pouvez lire le compte rendu complet de l’entrevue dans le numéro de janvier du Bulletin des agriculteurs.

Voici un résumé de ses « six secrets du succès du soya » :

Météo
On ne la contrôle pas, mais elle influence grandement le succès de tous les éléments de régie. On peut cependant se prémunir contre les aléas de la météo en favorisant le développement racinaire par la fertilisation, une meilleure émergence et le contrôle des maladies.

Fertilité
Notre façon de fertiliser le soya est « atroce », selon Fred Below. Les rendements du maïs sont si élevés qu’il laisse très peu au soya de l’année suivante. Il y a notamment un manque de phosphate. On doit aussi envisager la fertilisation azotée.

Potentiel génétique

Les producteurs ont tendance à accorder beaucoup plus d’attention à leurs choix d’hybrides de maïs. Pourtant, le rendement de variétés de soya peut varier de 215 kg/ha sur le même site. Le choix de maturités plus hâtives qui seront semées tôt peut aussi donner un gain de rendement.

Applications foliaires
Les fongicides ont un effet stimulant sur la croissance, mais les utiliser en l’absence de maladies n’est certainement pas une bonne pratique de lutte intégrée, croit Fred Below. Ses essais ont par contre démontré des gains de rendement significatifs avec l’usage d’insecticides foliaires. « L’énergie pour les gousses et les grains provient de la feuille la plus proche. On ne veut pas qu’elle soit endommagée. »

Traitements de semence
Les essais à l’Université de l’Illinois révèlent que plus le traitement de semence est complet (fongicide et insecticide), meilleur est le rendement. « On ne sait pas s’il y a des ravageurs qu’on ne voit pas ou s’il y a un effet stimulant sur la croissance, mais ces traitements de semence agissent bien au-delà de l’émergence. »

Espacement des rangs
Les rangs plus étroits interceptent plus rapidement toute la lumière, mais la circulation de l’air est réduite, ce qui rend la culture plus vulnérable à la pourriture blanche. Fred Below croit que les rangs aux 20 pouces sont un bon compromis, notamment sous nos latitudes nordiques. En Illinois, les parcelles les plus au nord sont celles qui profitent le plus des rangs aux 20 pouces.

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