Maïs : y’a pas que les États-Unis!

Alors que nos yeux demeurent tournés vers les États-Unis, premier producteur mondial de maïs-grain, d’autres pays voient leur production et leurs exportations augmenter. C’est le cas notamment de l’Ukraine, le plus important producteur de maïs en Europe.

Selon le dernier rapport du USDA, la demande mondiale de maïs se situe aux environs de 863 millions de tonnes, alors que la production mondiale en 2011 est estimée à 855 millions de tonnes. Ce ne sont pas les États-Unis, qui dirigent le tiers de leur maïs vers la production d’éthanol, qui viendront soulager cette demande en croissance.

D’après un récent article sur Agrisalon.com, les exportations de plusieurs pays européens seraient en hausse. L’Europe, dont la France, pourrait remplacer les États-Unis et l’Amérique du Sud pour combler les besoins du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, qui ont des besoins à l’importation de 11 et 12 millions de tonnes respectivement. L’Europe bénéficie notamment d’un avantage de proximité.

Alors que le bilan de la récolte de maïs aux États-Unis s’annonce serré, en Argentine et au Brésil, la production aurait augmenté de 3 %. Pour sa part, l’Europe produira 10 millions de tonnes de plus que l’an dernier.

À elle seule, l’Ukraine prévoit récolter 19 millions de tonnes de maïs. Actuellement, les postes de séchage et d’entreposage sont engorgés, à tel point qu’une partie de la récolte pourrait être laissée au champ jusqu’au printemps prochain.

Là où l’Urkraine change la donne, c’est avec ses volumes disponibles pour l’exportation, qui seraient en hausse de 80 %. Déjà, le pays a conclu des accords pour d’importants volumes à destination du Japon et du Bangladesh.

à propos de l'auteur

André Dumont's recent articles

Commentaires