Nouveau gouvernement provincial : réaction de l’UPA

Longueuil (Québec), 8 mars 2001 – « Sachant que le premier ministre est partisan de redistribuer la richesse économique par la solidarité, je crois que l’agriculture et l’agroalimentaire, qui contribuent largement à cette redistribution, figureront en bonne place parmi les priorités du nouveau gouvernement ».

C’est en ces termes qu’a réagi aujourd’hui le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), M. Laurent Pellerin, à la suite de la formation du nouveau gouvernement du Québec. « Avec ces nouvelles nominations, de souligner le dirigeant de l’UPA, tout donne à croire que l’agriculture et l’agroalimentaire devraient poursuivre sur leur lancée des dernières années et loger davantage à l’enseigne du partenariat et de la prise en charge par le milieu de ses propres outils de développement économique. »

Il est certain, selon M. Pellerin, que les agricultrices et agriculteurs du Québec vont regretter le départ de M. Rémy Trudel, « qui a su, dit-il, faire sa marque et donner un coup de barre significatif ». « Je suis convaincu, a-t-il poursuivi, qu’une fois passée la surprise initiale, ils verront d’un œil favorable l’arrivée du nouveau ministre de l’Agriculture, M. Maxime Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine, un comté « régional » comme on en retrouve dans la plupart des grandes zones agricoles du Québec ».

Selon M. Pellerin, on peut croire que M. Arseneau, qui a une très longue feuille de route dans le développement régional, sera sensible aux attentes du secteur agricole qui, avec la forêt, constitue le cœur et les poumons des régions rurales du Québec au plan économique et social. Cette sensibilité devrait être d’autant plus aiguisée, estime M. Pellerin, que le nouveau titulaire du MAPAQ a siégé durant deux ans au Comité ministériel des affaires régionales et territoriales.

Le président de l’UPA pense également que le nouveau ministre de l’Agriculture saura trouver une oreille attentive auprès du premier ministre car, avant sa nomination, il a agi comme ministre délégué sous la responsabilité de M. Landry, et ce, durant deux ans. « L’étroite collaboration qui a dû se construire entre les deux hommes laisse présager de bons rapports entre le premier ministre et celui de l’agriculture, de croire M. Pellerin. On peut penser et espérer que l’agroalimentaire, dans son ensemble, sera d’autant mieux appuyé ».

Quant à l’arrivée de M. André Boisclair comme ministre de l’Environnement, M. Pellerin y voit l’occasion d’un renouveau, soulignant la formation économique de celui-ci, sa jeunesse et sa longue expérience dans des ministères dits « à clientèle ». Le président de l’UPA croit notamment que le bagage de M. Boisclair à ce dernier chapitre profitera positivement au ministère de l’Environnement, qui a de nombreuses antennes régionales et des contacts soutenus avec la clientèle agricole, qui sont toujours susceptibles d’amélioration.

« Comme toujours en politique, de conclure M. Pellerin, c’est aux fruits qu’on pourra juger de la récolte ». De fait, le président de l’UPA n’a pas manqué de rappeler que la table est mise et bien garnie en agriculture pour le nouveau gouvernement : résoudre les problèmes de cohabitation des usages du territoire (lois 23 et 184), poursuivre les objectifs de développement du Rendez-vous des décideurs, donner le coup d’envoi à La Financière agricole, instaurer une véritable politique agroenvironnementale, accoucher enfin d’une politique sur la ruralité, etc.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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