OMC : la CCB reste aux mains des agriculteurs de l’ouest Canadien

Winnipeg (Manitoba), 19 décembre 2005 – La déclaration ministérielle émanant des réunions tenues à Hong Kong sous les auspices de l’OMC signifie que les agriculteurs de l’Ouest canadien garderont le droit de déterminer l’avenir de leur régime de mise en marché, a déclaré le président du conseil d’administration de la Commission.

« L’énoncé du nouveau texte signifie que l’existence de la CCB ne figurera pas à la table des négociations de l’OMC, a déclaré Ken Ritter, agriculteur et administrateur élu de Kindersley, en Saskatchewan. Cela compliquera l’ambition des États-Unis d’éliminer notre système de mise en marché. »

Toutefois, les agriculteurs de l’Ouest canadien perdront les garanties gouvernementales sur les acomptes à la livraison et sur les emprunts contractés par la CCB lorsqu’un nouvel accord sera conclu. Par contre, rien ne laisse entrevoir de réductions appréciables dans les subventions agricoles intérieures accordées par les É.-U. et l’UE.

« Il reste beaucoup de travail à faire avant la nouvelle échéance, fixée à avril 2006, pour parvenir à un accord commercial qui bénéficierait moindrement aux agriculteurs canadiens, a commenté M. Ritter.

Ken Ritter et son homologue Larry Hill, qui reviennent aujourd’hui de Hong Kong, ont reconnu les efforts déployés par les ministres et les négociateurs canadiens pour parvenir à une déclaration qui semble reconnaître qu’il appartient aux agriculteurs des Prairies et à eux uniquement de décider de l’avenir de la CCB.

« Nous sommes reconnaissantes des efforts déployés par les ministres Peterson et Mitchell, le secrétaire parlementaire Easter et leurs équipes de négociateurs pour faire mieux comprendre nos enjeux, à savoir que le comptoir unique de la CCB n’a aucun effet distorsif sur les échanges et qu’il ne devrait pas être inclus dans les négociations, a expliqué Ken Ritter. Plusieurs pays, notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande, se sont joints au Canada pour contrer les pressions exercées par les É.-U. et l’UE dans ce dossier ».

La déclaration comprend un engagement à mettre fin aux subventions à l’exportation européennes d’ici à 2013 et à prendre des mesures de discipline pour régir les pratiques de don d’aide alimentaire et de crédit à l’exportation. Toutefois, peu de progrès ont été accomplis dans les grands dossiers, dont la réduction des vastes programmes américains et européens de soutien agricole intérieur et l’élargissement de l’accès aux marchés.

Contrôlée par les agriculteurs de l’Ouest canadien, la CCB est la plus importante agence de commercialisation de blé et d’orge dans le monde. L’un des principaux exportateurs du Canada, la CCB, dont le siège est situé à Winnipeg, vend du grain dans plus de 70 pays et distribue l’intégralité du produit des ventes, moins les frais d’exploitation, aux agriculteurs des Prairies.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission canadienne du blé
http://www.cwb.ca/

Commentaires