Prix des marchandises agricoles en hausse en juillet

Montréal (Québec), 16 août 2001 – Le ralentissement de l’économie a continué de faire chuter les prix des marchandises pendant le mois de juillet entraînant une baisse de huit pour cent de l’indice des prix des marchandises de la Banque de Montréal. Les économistes de la Banque prévoient cependant que les prix connaîtront un rebond, plus tard cette année et en 2002, lorsque
l’économie renouera avec la croissance.

C’est le secteur de l’énergie qui a enregistré le fléchissement le plus prononcé à la suite de la chute de 14,2 pour cent de l’indice du pétrole et du gaz en juillet, ce qui représente un recul de 18,5 pour cent par rapport à son niveau pour la période correspondante l’an dernier. Le prix du gaz sur le marché au comptant a enregistré sa plus forte baisse – plus de 70 pour cent depuis le début de l’année – en raison de l’augmentation rapide des stocks et de la faiblesse de la demande des sept premiers mois de l’année.

L’indice des produits forestiers et l’indice des métaux et minerais ont également chuté en juillet, le marché décelant une baisse de la demande. La diminution de la publicité dans les journaux a poussé les fabricants de papier journal à réduire de 25 dollars américains le prix de la tonne de papier, celle-ci glissant à 600 dollars américains. Bien qu’en baisse par rapport à leur niveau du printemps, les prix du bois d’oeuvre ont gagné du terrain pendant le mois de juillet, le marché prévoyant l’imposition par les américains de droits compensatoires sur le bois d’oeuvre canadien. (Le 10 août, les autorités américaines ont annoncé l’imposition de droits compensatoires de 19,3 pour cent.)

Le secteur des métaux a suivi la même tendance baissière. La diminution de la demande mondiale pour le cuivre, le nickel et l’aluminium a eu pour effet de faire fléchir les prix de ces métaux sur le marché au comptant en juillet. Les économistes de la Banque de Montréal prévoient que le prix de ces métaux demeurera bas à court terme.

Le secteur de l’agriculture a été l’exception au chapitre des prix en juillet. Les préoccupations relativement aux conséquences des conditions météorologiques sur les récoltes de mais, de soja et de canola, et la contraction de l’offre de blé ont fait progresser d’un pour cent l’indice de l’agriculture de la Banque de Montréal pour juillet.

« Le ralentissement actuel et la faiblesse des prix agricoles ont entraîné une baisse prononcée de l’indice pendant le premier semestre », a déclaré l’économiste en chef adjoint de la Banque de Montréal, Earl Sweet. « A plus long terme, toutefois, nous pensons que le rebond que connaîtront l’économie américaine et l’économie mondiale fera remonter les prix. Les producteurs ont réduit leur capacité de production par des fermetures et des fusions, restreignant ainsi la progression de l’offre. La demande devrait toutefois amorcer une courbe ascendante en 2002 lorsque la croissance de l’économie s’accélérera. L’an prochain, la combinaison de la restructuration industrielle et d’un meilleur contexte macroéconomique devrait stimuler les prix des
marchandises. »

Selon les prévisions de la Banque de Montréal, l’indice du prix des marchandises devrait enregistrer une valeur moyenne de 121 l’an prochain, soit 10 pour cent de plus que son niveau de juillet.


INDICE DES PRIX DES MARCHANDISES DE LA BANQUE DE MONTREAL

Niveau de juillet Variation en pourcentage
(1993 égal 100) Mois préc. Juill. 00

Ensemble des Marchandises 110,5 -8,0 -10,1
Pétrole et gaz 139,1 -14,2 -18,5
Métaux et minerais 101,7 -2,3 -10,5
Produits forestiers 103,0 -6,4 -5,2
Agriculture 84,7 1,1 12,2

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Banque de Montréal

http://www.bmo.com/francais/index.html

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