Quoi faire et ne pas faire pour réussir en affaires

Les temps sont incertains avec la fluctuation du dollar canadien, du baril de pétrole, sans oublier les prix des viandes de porc et de boeuf qui affichent de nets reculs par rapport à l’an dernier. La Banque canadienne de développement (BDC) a fort à propos offert un guide incluant les trucs et les pièges à éviter pour les entreprises.

Les réponses proviennent d’un sondage réalisé par BDC/Nielsen et mené auprès de 1 139 PME canadiennes. Leurs réponses ont été analysées pour découvrir ce qui distingue la tranche supérieure de 20 % des entreprises qui réussissent le mieux dans chaque secteur d’activité des autres entreprises.

Les cinq facteurs clés

Facteur clé no 1

Innover – ne pas se reposer sur ses lauriers

Les entreprises qui réussissent le mieux sont plus innovatrices à plusieurs égards. Elles ont:

  1. commercialisé de nouveaux produits et services plus souvent.
  2. adopté les nouvelles technologies plus rapidement.
  3. été plus nombreuses que les entreprises de l’autre groupe à affirmer que les pratiques liées à l’innovation – de l’amélioration des processus et de l’efficacité internes à l’adaptation du modèle d’affaires – sont essentielles à leur succès.

Facteur clé no 2

Demander des conseils à l’externe

Les entreprises qui réussissent le mieux sont plus susceptibles de demander des conseils à l’externe en recourant par exemple à des comités consultatifs ou à des consultants externes.

Facteur clé no 3

Avoir un plan solide et mesurer ses progrès

Où voulez-vous que votre entreprise soit dans cinq ans? Comment y arriverez-vous? Comment surveillerez-vous vos progrès? Les entreprises qui réussissent le mieux sont nettement plus susceptibles d’élaborer un plan concret à moyen terme et de suivre leurs progrès au moyen de diverses mesures de la performance.

Facteur clé no 4

Embaucher des gens qualifiés et savoir les mobiliser – l’argent ne suffit pas

Les entreprises qui réussissent le mieux croient qu’elles offrent une rémunération et des avantages plus intéressants, un environnement de travail plus stimulant et une culture d’entreprise plus positive que les autres entreprises.

Facteur clé no 5

Développer des liens solides avec ses principaux fournisseurs

Les entreprises qui réussissent le mieux indiquent que plusieurs types de relation sont importants pour leur réussite. Néanmoins, à leurs yeux, les relations avec les fournisseurs sont de loin les plus importantes.

Les cinq pièges à éviter

Pour dresser une liste des pièges à éviter, BDC a étudié 118 entreprises établies faisant partie de son portefeuille qui ont éprouvé des difficultés financières.

Piège no 1

Dépendre d’une clientèle trop peu diversifiée

Près d’une entreprise sur six, dans l’échantillon examiné par BDC, a éprouvé des difficultés en partie du moins à cause de la perte d’un seul client important.

Piège no 2

Sous-estimer l’importance d’une gestion des finances efficace

Un manque d’expertise en gestion des finances est probablement la cause la plus fréquente des difficultés qu’éprouvent des entreprises autrement prospères. Il faut deux éléments pour gérer les finances efficacement: les bonnes connaissances et les bons outils.

Piège no 3

Attendre qu’il soit trop tard avant de préparer un plan d’urgence

Des événements imprévus, tels que la perte d’employés clés, l’augmentation du coût des matières premières ou une catastrophe comme un incendie ou une inondation, ont été une source de problèmes étonnamment répandue pour les entreprises qui ont éprouvé des difficultés financières.

En fait, près d’une sur trois a été victime, du moins en partie, de circonstances initialement indépendantes de sa volonté.

Piège no 4

Ignorer les tendances du marché

Les entreprises ont toujours dû s’adapter au changement, à mesure que les techniques de production et les préférences des consommateurs évoluaient. Au cours des dernières années, les changements technologiques rapides et la mondialisation ont rendu les nouveautés révolutionnaires de plus en plus courantes. Les entreprises qui ne s’adaptent pas risquent de péricliter.

Piège no 5

Tarder à demander de l’aide

Quelles que soient les compétences des entrepreneurs, personne n’est à l’abri des difficultés financières. Dans la plupart des entreprises, une intervention rapide peut mener à un redressement efficace. Il est donc important d’être honnête et de faire preuve de transparence avec ses partenaires, par exemple avec les banques. Dans le cadre d’une restructuration, il faut souvent  solliciter leur aide, et des échanges francs permettront de hausser le niveau de confiance.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires