Ravageur recherché

Connaissez-vous la punaise marbrée ? Elle ressemble fort à d’autres punaises que vous côtoyez déjà. Sauf que ce nouveau ravageur, originaire d’Asie, est difficile à combattre et s’attaque à une grande variété de cultures.

La punaise marbrée est déjà présente dans 33 états américains. Elle représente une menace sérieuse pour l’agriculture dans certains états du nord-est tels que la Pennsylvanie, New Jersey et le Massachussetts. Elle a été détectée en Ontario l’année dernière.

Le ravageur ne s’attaque pas qu’aux arbres fruitiers (pommes, poires, etc.). Il apprécie également les petits fruits comme la framboise ou le bleuet, le soya, les haricots comestibles, le maïs, la tomate, les arbres d’ornement et les arbustes ligneux ! Les dommages qu’elle cause rendent les cultures non-commercialisables.

Un document préparé par Agri-Réseau (cliquer ici pour le consulter) permet de mieux identifier la punaise en plus de donner des informations sur ses stades de développement. Fait à noter : ces punaises recherches des lieux d’hibernation et elles se camouflent, par exemple, sous les galeries d’où elles dégagent des odeurs nauséabondes.

Elle demeure très difficile à identifier, d’autant plus qu’elle ressemble beaucoup aux punaises indigènes qui sont assez communes dans les champs du Québec.

L’arsenal chimique utilisé en agriculture semble peu efficace sur les populations de punaises marbrées, d’où la nécessité d’avancer la recherche pour tenter de mieux la contrôler. En Asie, on utilise des parasites pour contrôler les populations de ce ravageur. La recherche en ce sens n’en est qu’à ses premiers balbutiements en Amérique du Nord.

Pour faire avancer la recherche, tous les agriculteurs sont priés d’envoyer des spécimens suspects.

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