Une nouvelle étude démontre que certaines composantes de la canneberge peuvent prévenir le cancer

North Dartmouth (États-Unis), 26 janvier 2006 – De nouvelles données démontrent que les proanthocyanidines (PAC) que l’on retrouve dans les canneberges inhibent in vitro la croissance de tumeurs du poumon, de cellules cancéreuse du côlon et de cellules leucémiques. Voilà ce que révèle unenouvelle étude publiée dans le Journal of the Science of Food and Agriculturede ce mois-ci. L’étude, dirigée par la chercheuse Catherine C. Neto, Ph. D.,de l’Université du Massachusetts, Dartmouth, est l’une des premières àdémontrer que l’activité anticancéreuse des canneberges peut provenir de lastructure unique de ses PAC. Les PAC des canneberges contiennent une structurede type A unique, tandis que la plupart des autres fruits contiennent des PACde type B plus communs.

Les chercheurs ont préparé des fractions riches en PAC à partird’extraits de canneberges entières et ont collaboré avec des scientifiques del’Université du Wisconsin afin de caractériser leurs structures. Ils ont testéces fractions contre huit lignées cellulaires tumorales et ont fait l’objet derecherches pour connaître leur effet sur la croissance tumorale. Les fractionsont inhibé la prolifération de lignées cellulaires tumorales sans inhiber lacroissance de cellules embryonnaires normales prélevées sur des souris.

« Bien que des études précédentes aient démontré que les extraits decanneberges inhibent la prolifération de cellules cancéreuses, celle-ci est lapremière qui confirme que ce sont les PAC des canneberges qui constituent lescomposantes actives », a déclaré Catherine C. Neto, Ph. D., professeure agrégéeau département de chimie et de biochimie de l’Université du Massachusetts,Dartmouth. « Cette étude représente une étape importante en vue d’aider àétablir une documentation qui démontre que les PAC des canneberges peuventégalement agir pour prévenir la croissance des cellules tumorales in vivo. »

Les PAC des canneberges possèdent un mécanisme « antiadhésif » uniquereconnu pour protéger l’organisme de la nocive bactérie E. coli, qui cause lesinfections urinaires. Une recherche antérieure a révélé qu’il s’agit des PACde type A présents dans la canneberge qui permettent cette activitéantiadhésive, tandis que le PAC de type B que l’on retrouve dans les autresaliments ont démontré peu ou pas d’activité. L’étude de Mme Neto indique quel’activité anticancéreuse de la canneberge est également attribuable aux PACde type A.

« A la lumière de nos constatations et des études publiées auparavant, lescanneberges peuvent inhiber la propagation du cancer d’une multitude defaçons », a souligné Mme Neto. « Des recherches plus approfondies sontnécessaires afin de déterminer les mécanismes associés à chaque phytochimiqueactif de la canneberge. »

En plus d’aider à prévenir les infections urinaires, d’autres données ontlaissé entrevoir que les PAC de type A uniques que l’on retrouve dans lacanneberge pourraient également prévenir l’adhésion de bactéries dansl’estomac et dans la bouche, notamment les ulcères d’estomac et la maladie desgencives.

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