Avancer à reculons

Chaque fois que le soleil réapparait et que j’aperçois un peu de bleu dans le ciel, je ne peux m’empêcher de penser que je pourrais peut-être aller sauver une opération avant que l’orage prévu finisse par nous tomber dessus.

Arrive l’heure du midi toujours pas de pluie… Eh là! Ça va faire le niaisage.

Dîne en vitesse, prépare le pulvérisateur, ajoute un produit antidérive, monte au champ, baisse les rampes et pulvérise. Le terrain porte très bien et je me dis que ça va faire au moins ça de fait.

L’inévitable réapparait… Ah ben oui maintenant que je pulvérise re-voilà les fameux nuages. Je continue en pensant qu’il va seulement passer. L’inévitable arrive: un orage pas trop fort, mais juste assez pour avoir des doutes sur l’efficacité de pénétration du produit herbicide. De retour bredouille à la ferme, avec un réservoir à moitié vide et le tracteur tout gommé.

Au moins, j’aurai essayé, mais je m’en veux tellement de ne pas y être allé tout de suite en matinée. Au final, j’ai l’impression d’avancer à reculons et avec les prévisions météo des prochains jours, je devrai prendre mon mal en patience.

La pluie finit souvent par nous offrir de beaux arcs-en-ciel. Je me console en admirant le paysage… mais pas de farces! C’est vraiment tout un défi d’intervenir au bon moment et dans les temps.

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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