Soya hâtif contre soya tardif

L’année 2016 a offert des conditions difficiles pour la principale culture de l’Ontario, le soya. Le temps chaud et sec s’est prolongé et a affecté plusieurs régions, ce qui a fait passer la récolte de 3 728 500 tonnes en 2015 à 2 374 700 tonnes en 2016, selon Statistique Canada.

Mais selon Horst Bohner, spécialiste du soja pour le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO), les rendements en 2016 ont été «étonnamment élevés» dans des sites d’essais de variétés de soya, malgré la météo.

Plusieurs des groupes de maturité coté 0 (2 500 à 2 800 UTM) ont généré plus de 50 boisseaux par acre sur une moyenne de deux ans. Dans les secteurs avec une maturité 1 (2 700 à 2 900 UTM), les rendements moyens sur deux ans et trois ans ont atteint plus de 60 boisseaux par acre pour les variétés Roundup Ready. À Ridgetown, le rendement moyen de deux ans pour les variétés de maturation précoce du groupe 2 (2 900 à 3 300 UTM) s’élève au taux impressionnant de 86,7 boisseaux par acre.

Des rendements énormes ont été observés dans les deux dernières années sur 19 sites à travers l’Ontario, remarque M.Horst. Les essais sont un effort collaboratif menés chaque année par l’intermédiaire du Ontario Soybean & Canola Committee (OSACC),  par des représentants d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, du MAAARO et l’Université de Guelph. Les équipes recueillent des informations sur le rendement, l’hébergement et la résistance aux maladies.

« Vous pouvez vraiment voir cela dans les zones précoces, il existe une grande différence au niveau du potentiel de rendement pour les fèves à longue maturité par rapport aux fèves dont la période est plus courtes. Il peut y avoir jusqu’à 10 boisseaux de différence sur une période de 10 à 15 jours de gain en maturité. C’est une chose très importante à savoir. »

Source: Top Crop Manager

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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