Prévisions pessimistes de Fonterra pour le lait

La coopérative néo-zélandaire Fonterra a fait part de ses prévisions du prix du lait pour la période 2016-2017. Le plus grand exportateur de lait au monde estime que les prix augmenteront de 0,35$NZ (dollar néo-zélandais) à 4,25$NZ par kilogramme de matière sèche de lait. Il s’agit d’une hausse de 9% par rapport à 2015-2016, mais les chiffres sont inférieurs aux prévisions des analystes. Le prix se trouve également à peine plus haut que le creux historique de 3,87$NZ reçu par les producteurs de lait durant les années 2005-2006.

Le dirigeant de Fonterra, Jonh Wilson, dit avoir pris en compte plusieurs facteurs dont le taux de change élevé du dollar néo-zélandais, les volumes de lait produits par les autres acteurs d’importance dans le domaine, le niveau des stocks mondiaux et les perspectives économiques des principaux importateurs de produits laitiers.

Fonterra vend sur les marchés d’exportation 30% de sa production, soit 20 milliards de litres de lait. L’industrie laitière en Nouvelle-Zélande fait travailler 41 000 personnes alors que le cheptel s’élève à 41 000 vaches laitières.

En ce moment, l’offre dépasserait la demande, selon M.Wilson, ce qui fait chuter les prix. Les pays émergents offre les meilleurs perspectives pour les produits laitiers.

La Chine a toutefois continué dans la dernière année à augmenter sa production de lait en poudre. Le marché chinois est convoité à la fois par Fonterra et les producteurs de lait américain puisque le pays est le plus grand importateur mondial de lait en poudre. Les importations chinoises ne cessent pourtant de décroitre. Elles ont atteint leur niveau le plus bas en 2016 avec 300 000 tonnes de lait en poudre. Ce niveau est deux fois moins élevé que celui affiché dans les meilleures années, soient en 2013 et 2014. Le département américain à l’Agriculture est plutôt pessimiste également puisque=’au niveau mondial, la production de lait dans la dernière année aurait été supérieure à celle prévue. Les producteurs de lait des États-Unis réclament d’ailleurs une hausse des assurances versées en raison du faible prix du lait sur les marchés mondiaux.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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