Application de pesticides par drones: en attente d’un décollage en règle!

Les consultations débutées le 23 février se termineront le 25 mars

Publié: il y a 3 heures

Application de pesticides par drones: en attente d’un décollage en règle!

Santé Canada sollicite l’avis du public pour des consultations ouvertes sur un projet de règlement qui permettrait l’application de pesticides par drone s’ils sont déjà homologués pour l’application aérienne.

À ce jour, seuls les pesticides homologués pour être utilisés avec des drones peuvent être légalement appliqués par des drones. Presqu’aucun n’est homologué pour une application par drone.

L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada propose d’autoriser l’application par drone des produits déjà homologués dont l’étiquette permet l’application aérienne, c’est-à-dire par avion à ailes fixes ou par hélicoptère.

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Les applicateurs devront se conformer à toutes les instructions figurant sur l’étiquette pour l’application aérienne, notamment le volume de pulvérisation, le taux d’application, la taille des gouttelettes, l’intervalle entre les traitements et les zones tampons de pulvérisation.

Selon l’ARLA, lorsque l’application par drone est effectuée conformément aux instructions d’application aérienne, elle ne devrait pas avoir d’incidence sur la valeur du pesticide appliqué.

D’après les données issues d’études mondiales, la dérive de pulvérisation avec les drones est similaire à celle observée avec les applications au sol. Les zones tampons établies pour les hélicoptères pilotés de manière conventionnelle seront suffisantes. L’ARLA a également déclaré que les résidus de pesticides sur les cultures alimentaires ne sont pas plus élevés qu’avec les méthodes d’applications conventionnelles.

L’ARLA a déclaré qu’il n’y avait pas suffisamment de données pour procéder à une évaluation complète des risques liés à l’exposition des opérateurs aux pesticides. Toutefois, elle affirme que les données disponibles suggèrent que ces risques « ne sont probablement pas plus élevés qu’avec des équipements conventionnels », notamment parce que les tâches telles que le mélange, le chargement et l’application doivent être effectuées par des personnes différentes, comme c’est le cas pour les autres types de pulvérisation aérienne.

Les consultations débutées le 23 février se termineront le 25 mars.

Cinq ans d’études réglementaires

L’Agence a commencé à étudier la réglementation des drones en 2019. En septembre 2025, les membres du comité permanent fédéral sur l’agriculture ont demandé au directeur général principal de l’ARLA, Frédéric Bissonnette, pourquoi cela prenait autant de temps.

Ce dernier a invoqué des questions scientifiques — par exemple, le fait qu’un drone ne se comporte pas de la même manière qu’un avion — et s’est engagé à « mettre quelque chose en place pour l’année prochaine ».

« Le Canada semble prendre du retard par rapport à d’autres pays en matière d’autorisation de ce type d’utilisation », a déclaré Pierre Petelle, PDG de CropLife Canada, à Glacier FarmMedia fin 2025.

« Ces produits étant utilisés dans de nombreux autres pays occidentaux, il devrait être possible de parvenir à des conclusions beaucoup plus rapidement que nous ne l’avons fait », a-t-il ajouté.

Les entreprises de protection des cultures, quant à elles, ont mené des études afin de recueillir des données spécifiques aux drones pour leurs produits.

Cet article de Geralyn Wichers publié dans Farmtario a été traduit et adapté par Le Bulletin des agriculteurs.

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