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	Le Bulletin des agriculteursrésistance Archives - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
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	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Apr 2026 14:34:24 +0000</lastBuildDate>
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	<title>résistance Archives - Le Bulletin des agriculteurs</title>
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		<title>4 règles pour prévenir la résistance des mauvaises herbes aux herbicides</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/resistance-mauvaises-herbes-groupes-herbicides-139799		 </link>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 17:45:37 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Yvon Therien]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[herbicides]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaises herbes]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Pour lutter contre les mauvaises herbes résistantes aux herbicides, il est recommandé de varier régulièrement les produits chimiques utilisés. Cette méthode est facile à mettre en œuvre et ne nécessite aucun coût supplémentaire. Cependant, il y a quelques pièges à éviter.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/resistance-mauvaises-herbes-groupes-herbicides-139799">4 règles pour prévenir la résistance des mauvaises herbes aux herbicides</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Les mauvaises herbes résistantes aux herbicides se multiplient à grande vitesse au Québec. On comptait déjà plus de 13&nbsp;espèces en 2024. Parmi celles-ci, <a href="https://www.agrireseau.net/rap/documents/114801#msdynttrid=L8OrhkjXSe0L8tKRrY6_EIGgcrw_Kek_NRJFXhkFKY4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">53&nbsp;% sont résistantes à plus de deux groupes d’herbicides</a> simultanément.</p>



<p>L’emploi répété d’un même herbicide année après année constitue un facteur contribuant à cette situation. En effet, il favorise la multiplication des individus résistants.</p>



<p>Pour minimiser la résistance, les experts recommandent de varier les herbicides. Cette méthode est simple à mettre en œuvre&nbsp;: il suffit d’utiliser un herbicide différent de celui de l’année précédente. Par exemple, si vous avez employé l’herbicide « X » au printemps dernier, optez pour l’herbicide « Y » cette année. Cependant, il y a quelques pièges à éviter lors de l’application de cette stratégie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1- Ne pas se fier au nom commercial du produit</h2>



<p>Deux désherbants portant des appellations commerciales distinctes peuvent avoir la même matière active (aussi appelé principe actif). La matière active d’un herbicide est le composant chimique principal qui est responsable de l’effet herbicide.</p>



<p>Par exemple, dans l’herbicide Roundup la matière active est le glyphosate. On retrouve la même matière active dans plusieurs autres herbicides avec des noms commerciaux différents. Par exemple, l’herbicide Credit possède le même principe actif. Par conséquent, lorsqu’on envisage de varier les traitements herbicides, il est crucial de ne pas se fier uniquement au nom commercial du produit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2- Ne pas se fier uniquement au nom de la matière active</h2>



<p>Comme nous l’avons vu plus haut, la matière active d’un herbicide est le composant chimique principal responsable de son effet. Cependant, des principes actifs ayant des noms différents peuvent parfois agir de la même manière et donc affecter les mauvaises herbes de la même manière pour nuire à leur croissance. </p>



<p>Par exemple, la matière active de l’herbicide Pursuit, l’imazéthapyr, fonctionne de la même manière que celle de l’herbicide Accent, le nicosulfuron, pour détruire les mauvaises herbes. Faire une rotation avec ses deux herbicides n’est pas efficace pour prévenir la résistance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3- Faire les rotations d&rsquo;herbicides selon leur groupe</h2>



<p>Les groupes classent les herbicides en fonction de leur mode d’action, c’est-à-dire du mécanisme biochimique qu’ils perturbent dans la plante.</p>



<p>Chaque groupe d’herbicides possède un mode d’action unique, comme l’inhibition de la photosynthèse, l’inhibition de la synthèse des lipides, etc. Au total, il en existe 28. Un numéro est utilisé pour les différencier, par exemple le groupe&nbsp;2, le groupe&nbsp;4, le groupe&nbsp;9. On trouve cette information sur l’étiquette du produit, généralement en haut de la première page, dans un encadré.</p>



<p>Pour gérer efficacement la résistance des mauvaises herbes, il faut alterner les groupes d’herbicides ou bien utiliser des combinaisons de différents groupes.</p>



<p>Si l’on utilise toujours le même groupe d’herbicide, les mauvaises herbes peuvent développer une résistance. En alternant ou en combinant des groupes différents, on réduit ce risque.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td>NOM COMMERCIAL</td><td>MATIÈRE ACTIVE</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">GROUPE</td></tr><tr><td>2,4-D AMINE</td><td><em>2,4-D amine</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">4</td></tr><tr><td>AATREX</td><td><em>atrazine</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">5</td></tr><tr><td>ACCENT</td><td><em>nicosulfuron</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">2</td></tr><tr><td>ASSURE II</td><td><em>quizalop-p-éthyl</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1</td></tr><tr><td>BANVEL</td><td><em>dicamba</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">4</td></tr><tr><td>BUCTRIL M</td><td><em>bromoxynil / mcpa</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">6 / 4</td></tr><tr><td>DUAL II MAGNUM</td><td><em>S-metolachlore</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">15</td></tr><tr><td>ERAGON</td><td><em>saflufenacil</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">14</td></tr><tr><td>FRONTIER</td><td><em>diméthénamide</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">15</td></tr><tr><td>LIBERTY</td><td><em>glufosinate d’ammonium</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">10</td></tr><tr><td>MCPA amine</td><td><em>mcpa</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">4</td></tr><tr><td>PURSUIT</td><td><em>imazéthapyr</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">2</td></tr><tr><td>PROWL H20</td><td><em>Pendiméthaline</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3</td></tr><tr><td>ROUNDUP</td><td><em>glyphosate</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">9</td></tr><tr><td>SENCOR</td><td><em>métribuzine</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">5</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Voici une liste d’herbicides couramment utilisés en grandes cultures au Québec, avec leur nom commercial, la matière active et le groupe. Grâce à ce tableau, vérifiez que les herbicides que vous utilisez ne proviennent pas tous du même groupe.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">4- Utiliser plusieurs méthodes </h2>



<p>Pour prévenir le développement des mauvaises herbes résistantes, les experts recommandent d’utiliser plusieurs méthodes</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Utilisez un programme de lutte intégrée comprenant le dépistage, la tenue d’un registre, la rotation des cultures et l’utilisation de méthodes alternatives.</li>



<li>Combinez le désherbage mécanique et chimique.</li>



<li>Privilégiez les herbicides prémélangés ainsi que les mélanges en réservoir d’herbicides de groupes différents.</li>
</ul>



<p>À lire aussi:</p>



<p>Santé Canada, <a href="https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/securite-produits-consommation/rapports-publications/pesticides-lutte-antiparasitaire/politiques-lignes-directrices/directive-homologation/1999/etiquetage-gestion-resistance-pesticides-compte-tenu-site-mode-action-pesticides-dir99-06.html#regroupement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lignes directrices, mode d’action des pesticides</a>.</p>



<p>MAPAQ, <a href="https://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Regions/monteregie/articles/production/Pages/lutte-mauvaises-herbes.aspx" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La lutte aux mauvaises herbes passe par une gestion proactive&nbsp;</a></p>



<p>Sage pesticides&nbsp;: un outil pratique pour identifier la famille chimique d’un désherbant grâce à son moteur de recherche.&nbsp; <a href="https://www.sagepesticides.qc.ca/">https://www.sagepesticides.qc.ca/</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/la-multiresistance-des-mauvaises-herbes-augmente-au-quebec-139540">La multirésistance des mauvaises herbes augmente au Québec</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/mauvaises-herbes-resistantes-quebec-2024-138949">Trois nouvelles mauvaises herbes résistantes au Québec</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/resistance-mauvaises-herbes-groupes-herbicides-139799">4 règles pour prévenir la résistance des mauvaises herbes aux herbicides</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’amarante tuberculée, de nouveau en haut de liste des mauvaises résistantes au Québec</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/amarante-tuberculee-mauvaises-herbes-resistantes-133002		 </link>
		<pubDate>Thu, 04 Apr 2024 17:38:29 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[amarante tuberculée]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaises herbes]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=133002</guid>
				<description><![CDATA[<p>L'amarante tuberculée se hisse en haut du classement des mauvaises herbes résistantes pour une deuxième année consécutive, selon le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/amarante-tuberculee-mauvaises-herbes-resistantes-133002">L’amarante tuberculée, de nouveau en haut de liste des mauvaises résistantes au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour une deuxième année consécutive, l’amarante tuberculée est la principale mauvaise herbe résistante en importance au Québec pour la saison de culture 2023. Les <a href="https://www.agrireseau.net/documents/Document_112791.pdf">résultats</a> ont été partagés par le Réseau d’avertissement phytosanitaire (RAP), selon des analyses effectuées par le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ et le Centre de recherche sur les grains (CÉROM).&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;amarante tuberculée s&rsquo;est retrouvée dans 24,2 % des échantillons. La vergerette du Canada vient non loin derrière avec un peu plus de 22,6 % des échantillons, suivi de la petite herbe à poux avec 13,7 %.</p>



<p>Les résultats indiquent que le tiers des populations testées ont montré des résistances multiples. La résistance aux herbicides du groupe 2 représente 52 % des résistances diagnostiquées, suivie de la résistance au glyphosate avec 31 % des cas.</p>



<p>Au chapitre des régions, la Montérégie est en tête avec 55 cas confirmés, soit 44 % de tous les cas de résistance diagnostiqués en 2023. La région du Centre-du-Québec vient au second rang avec 18 populations (15 %), suivie de Chaudière-Appalaches et des Laurentides avec 15 populations (12 %) dans chacune des régions.</p>



<p>Le soya demeure la culture la plus affectée avec 59% des cas de populations de mauvaises herbes résistantes. Le maïs-grain vient en second à 17 %.</p>



<p>Peu de cultures échappent aux résistances, avec des pourcentages variant entre 7 et 1%. En ordre d’importance, les autres cultures concernées sont le blé, le maïs sucré, l’orge, la citrouille, le canola, l’avoine, le pois fourrager, le sorgho, le sapin, les courges, le maïs fourrager, la prairie, l’asclépiade, la pomme de terre et le fraisier.</p>



<p>Au total, ce sont 206 populations de mauvaises herbes qui ont été testées pour fin de diagnostic de résistance, dont 124 ont montré des résistances aux herbicides.</p>



<p>Le nombre de tests réalisés en 2023 est en augmentation par rapport à 2022, mais l’Équipe malherbologie du LEDP du MAPAQ rappelle que «&nbsp;le nombre et la distribution réelle des mauvaises herbes résistantes au Québec demeurent grandement sous-estimés, puisque les tests de résistance réalisés dépendent de la collaboration des producteurs agricoles et de leurs conseillers&nbsp;».</p>



<p>L’Équipe rappelle donc que le service de détection de la résistance des mauvaises herbes est offert à toute personne ou organisation du Québec qui en fait la demande, peu importe le type de production agricole, surtout que les tests de dépistage moléculaire peuvent détecter les résistances au stade plantule.</p>



<p>À lire aussi:</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/defi-mais/amarante-tuberculee-120336" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;amarante tuberculée au Québec</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/amarante-tuberculee-on-passe-en-zone-orange-114479" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amarante tuberculée : on passe en zone orange</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/cultures/une-nouvelle-edition-du-guide-des-mauvaises-herbes-en-25-ans-126858" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Une nouvelle édition du guide des mauvaises herbes en 25 ans</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/amarante-tuberculee-mauvaises-herbes-resistantes-133002">L’amarante tuberculée, de nouveau en haut de liste des mauvaises résistantes au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<item>
		<title>De nouvelles espèces de cicadelles répertoriées au Québec</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/fruits-legumes/nouvelles-especes-cicadelles-repertoriees-quebec-132397		 </link>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2024 17:41:14 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Fruits et légumes]]></category>
		<category><![CDATA[cicadelle]]></category>
		<category><![CDATA[fraises]]></category>
		<category><![CDATA[insecte]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[Université Laval]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=132397</guid>
				<description><![CDATA[<p>Les populations de cicadelles augmentent de manière inquiétante sans compter que de nouvelles espèces font leur apparition au Québec, selon une étude réalisée par l'Université Laval.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/fruits-legumes/nouvelles-especes-cicadelles-repertoriees-quebec-132397">De nouvelles espèces de cicadelles répertoriées au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Une <a href="https://nouvelles.ulaval.ca/2024/02/23/les-cicadelles-gagneraient-du-terrain-au-quebec-a:dda22bbf-fbcf-4b08-ab09-241c192b8efd">étude</a> réalisée dans des champs fraises dresse un portrait inquiétant de la progression des cicadelles au Québec. En plus de répertorier deux fois plus d&rsquo;espèces depuis une étude réalisée en 2008, les insectes montreraient également une résistance aux insecticides. Ces conclusions sont troublantes puisque les cicadelles peuvent être des vecteurs de maladies et se retrouvent dans de nombreuses cultures.</p>



<p>C’est une équipe de l’Université Laval qui a mené le projet dont les résultats ont été publiés en février dernier dans la revue <em><a href="https://www.cell.com/cell-reports-sustainability/fulltext/S2949-7906(24)00022-3">Cell Reports Sustainability</a></em>. L’étude visait à confirmer les observations des producteurs de fraises qui disaient voir une plus grande présence de cicadelles et des dommages plus importants. À cette fin, l’équipe a surveillé la population de cicadelles dans sept champs de fraises situés dans les régions de la Capitale-Nationale, de Chaudière-Appalaches, de la Mauricie et de la Montérégie entre 2021 et 2022. Des pièges adhésifs ont été installés dans chacun des champs et ces derniers ont été renouvelés chaque semaine de la fin mai à septembre. Au terme du projet, 33&nbsp;007 cicadelles ont été capturées pour être ensuite identifiées.</p>



<p>«Nous avons dénombré 118 espèces de cicadelles alors qu&rsquo;une étude réalisée en 2008 avait rapporté un total de 50 espèces de cicadelles. De plus, nous avons répertorié 10 espèces de cicadelles qui n&rsquo;avaient jamais été signalées au Québec. Même si notre échantillonnage a été effectué dans des champs de fraises, nous croyons que nos résultats reflètent aussi ce qui se passe dans les autres cultures. Par exemple, les espèces de cicadelles que nous avons trouvées dans les fraisiers sont aussi observées dans les vignobles et dans les champs de bleuets », a indiqué au <em>ULaval nouvelles</em> le professeur <a href="https://criv.ulaval.ca/membres/membres-reguliers?tx_fsaacentrerecherche_gestionpersonne%5Baction%5D=show&amp;tx_fsaacentrerecherche_gestionpersonne%5Bcontroller%5D=Personne&amp;tx_fsaacentrerecherche_gestionpersonne%5Bpersonne%5D=190&amp;cHash=48e46f93137b03f32b823a686d98114f" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Edel Pérez-López</a> qui est professeur au Département de phytologie de l&rsquo;Université Laval et chercheur au Centre de recherche et d&rsquo;innovation sur les végétaux et à l&rsquo;Institut de biologie intégrative et des systèmes de l&rsquo;Université Laval.</p>



<p>Autre fait notable, les applications faites pour contrôler les populations de cicadelles n’ont pas obtenu les effets escomptés. Bien que les insecticides utilisés étaient des produits prescrits pour ces insectes, les producteurs de fraises n’ont pas observé de diminution de leur présence. Selon le professeur Pérez-López, des études précédentes ont démontré que des bactéries dans l’intestin des cicadelles peuvent rendre ces insecticides inefficaces. À la lumière de ces résultats, le chercheur avance qu’il sera de plus en plus difficile de contrôler l’insecte. </p>



<p>D&rsquo;un autre côté, les bactéries présentes dans les insectes n&rsquo;ont pas été transférées aux fraises. L&rsquo;auteur principal de l&rsquo;étude, Nicolas Plante, soulignait dans une <a href="https://climatoscope.ca/article/de-nouveaux-ravageurs-dans-les-fraisieres-au-quebec-un-autre-effet-des-changements-climatiques/">autre publication </a>sur le même sujet que peu de choses sont connues sur la transmission. Il plaide pour des recherches plus poussées pour vérifier si « des interventions phytosanitaires sont réellement justifiées, afin de cibler le meilleur moment d’intervention et ainsi prévenir la présence de maladies pouvant mettre en danger la productivité et les rendements. Cela réduira également la nécessité d’appliquer fréquemment de grandes quantités d’insecticides, évitant le développement de résistances et les risques pour la santé et l’environnement ».</p>



<p>Comme les cicadelles sont sensibles aux changements climatiques, elles pourraient toutefois s’avérer un marqueur intéressant pour suivre les impacts de ces derniers en agriculture. Faire des liens clairs entre changement climatique et différentes tendances est une tâche difficile mais à porté de main, selon le professeur Pérez-López, puisque son équipe a utilisé des modèles pour essayer de prévoir la migration des cicadelles avec le réchauffement climatique. Elles arrivent maintenant dix jours plus tôt, portées par les vents qui les transportent du Sud des États-Unis vers le Québec.</p>



<p>Le MAPAQ, qui finançait le projet avec le Fonds de recherche du Québec, a accordé du financement pour encore trois années.<br></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/fruits-legumes/nouvelles-especes-cicadelles-repertoriees-quebec-132397">De nouvelles espèces de cicadelles répertoriées au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les éléments essentiels à savoir dans l’échantillonnage de mauvaises herbes</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/les-elements-essentiels-a-savoir-dans-lechantillonnage-de-mauvaises-herbes-129263		 </link>
		<pubDate>Fri, 01 Sep 2023 17:37:00 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Céline Normandin]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaises herbes]]></category>
		<category><![CDATA[phytoprotection]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=129263</guid>
				<description><![CDATA[<p>VIDÉO Les mauvaises herbes résistantes peuvent être contrôlées mais encore faut-il savoir comment s'y prendre pour aider les laboratoires à les détecter.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/les-elements-essentiels-a-savoir-dans-lechantillonnage-de-mauvaises-herbes-129263">Les éléments essentiels à savoir dans l’échantillonnage de mauvaises herbes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Les mauvaises herbes résistantes sont un sujet récurrent de préoccupation. Les différentes agences de surveillance en phytoprotection multiplient les avis et encouragent les producteurs à envoyer des échantillons à des fins d&rsquo;analyse. Encore faut-il savoir quand et quoi envoyer afin que les dépistages puissent aboutir à des résultats.</p>



<p>Dans cette vidéo du ministère de l&rsquo;Agriculture, de l&rsquo;Alimentation et des Affaires Rurales de l&rsquo;Ontario, l&rsquo;agronome Mike Cowbrough explique ce qu&rsquo;il faut prélever et comment auprès des principales mauvaises herbes se retrouvant dans les champs de grandes cultures.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-manage-resistance-now wp-block-embed-manage-resistance-now"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://manageresistancenow.ca/fr/ecole-de-gestion-de-la-resistance-episode-4/
</div></figure>



<p>Sur le même sujet: <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/le-soya-est-le-plus-atteint-par-les-mauvaises-herbes-resistantes-aux-herbicides-124317" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le soya est le plus atteint par les mauvaises herbes résistantes aux herbicides</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/les-elements-essentiels-a-savoir-dans-lechantillonnage-de-mauvaises-herbes-129263">Les éléments essentiels à savoir dans l’échantillonnage de mauvaises herbes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<item>
		<title>Un début de résistance pour la chrysomèle du maïs</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/un-debut-de-resistance-pour-la-chrysomele-du-mais-117038		 </link>
		<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 08:50:00 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Le Bulletin des agriculteurs]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[chrysomèle]]></category>
		<category><![CDATA[Mais]]></category>
		<category><![CDATA[Réseau d'avertissement phytosanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Le Réseau d&#8217;avertissement phytosanitaire (RAP) émet une alerte aux producteurs au sujet de la chrysomèle du maïs. Des données provenant de récents tests ont démontré un début de résistance dans le cas de présence aux protéines BT. Les chrysomèles des racines du maïs (CRM) sont des insectes dont les larves s’attaquent aux racines du maïs, [&#8230;] <a class="read-more" href="https://www.lebulletin.com/cultures/un-debut-de-resistance-pour-la-chrysomele-du-mais-117038">Lire la suite</a></p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le Réseau d&rsquo;avertissement phytosanitaire (RAP) émet une <a href="https://www.agrireseau.net/documents/108358">alerte</a> aux producteurs au sujet de la chrysomèle du maïs. Des données provenant de récents tests ont démontré un début de résistance dans le cas de présence aux protéines BT. </p>



<p>Les chrysomèles des racines du maïs (CRM) sont des insectes dont les larves s’attaquent aux racines du maïs, pouvant causer la formation de cols d’oie et des pertes de rendement. L&rsquo;utilisation d&rsquo;hybrides de maïs Bt est également une des méthodes de lutte disponible. Toutefois, au cours des dernières années, de nombreux cas de résistance aux protéines Bt-chrysomèle ont été rapportés aux États-Unis et en Ontario.</p>



<p>Depuis 2018, dans le cadre du RAP Grandes cultures, sept populations de chrysomèles des racines du maïs (CRM) adultes ont été collectées par le Centre de recherche sur les grains (CÉROM) en Montérégie dans des champs (Bt-chrysomèle ou non) où l’insecte était abondant et où des cols d’oie étaient observés. </p>



<p>Avec la collaboration de chercheurs ontariens, l&rsquo;effet létal protéines Bt a été testé afin de déterminer si les populations de CRM du Québec sont résistantes. Les résultats de ces tests montrent que dans la plupart des cas, les CRM ne sont pas résistantes. Par contre, dans deux cas, les données indiquent qu’une résistance est en cours de développement. </p>



<p>Le RAP renouvelle donc son avertissement quant à la vigilance lorsque des populations importantes de chrysomèles ou des dommages sur les plants sont observés, même si le champ n’est pas en hybride Bt.</p>



<p>L&rsquo;organisme recommande la rotation des cultures pour réduire la présence de l&rsquo;insecte. Les hybrides Bt-chrysomèle devraient seulement être utilisés au besoin. Et dans ces cas, il faut éviter l’utilisation répétée de protéines Bt-chrysomèle ayant le même mode d’action. De plus, il est recommandé d&rsquo;utiliser des hybrides exprimant plus d’une protéine Bt-chrysomèle ayant des modes d’action différents à la fois indique le RAP.</p>
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		<title>Contrôler la résistance des mauvaises herbes, un gène à la fois</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/controler-la-resistance-des-mauvaises-herbes-un-gene-a-la-fois-115132		 </link>
		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 17:51:29 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Le Bulletin des agriculteurs]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[glyphosate]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Décoder le génome des mauvaises herbes pourrait tracer la voie à de nouvelles façons de contrôler les mauvaises résistantes aux herbicides.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>La génomique des mauvaises herbes a du retard par rapport à d’autres secteurs, tels que les cultures, les insectes nuisibles et pathogènes des cultures. Les travaux dans ce domaine tentent toutefois à s&rsquo;accélérer grâce entre autres aux avancées d&rsquo;un groupe de spécialistes des mauvaises herbes d&rsquo;Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC).</p>



<p>Ces chercheurs ont récemment produit une carte complète du génome de la vergerette du Canada qui s’avère un outil précieux pour comprendre les différents mécanismes de résistance de la vergerette au glyphosate. Il s’agit également d’une possible première étape dans le développement de nouvelles façons de contrôler cette mauvaise herbe coriace.</p>



<p>Jusqu&rsquo;à présent, des génomes complets, appelés génomes de référence, ont été publiés pour un nombre limité d&rsquo;espèces de mauvaises herbes. De nombreuses autres espèces de mauvaises herbes ont des ébauches de génomes où les chercheurs ont séquencé des morceaux de ce dernier, mais plus de travail est nécessaire pour terminer la cartographie et assembler les morceaux dans le bon ordre. </p>



<p>Une partie séquencée d&rsquo;un génome ou d&rsquo;un projet de génome est suffisante pour certaines recherches. Cependant, pour des analyses plus complètes et détaillées, un génome complet est nécessaire.</p>



<p>En plus de la vergerette du Canada (<em>Conyza canadensis</em>), d’autres mauvaises herbes résistantes aux herbicides, se trouvant au Canada et causant de l’inquiétude, ont des génomes complets ou de très bonnes sections décodées. Les exemples incluent l’amarante tuberculée (<em>Amaranthus tuberculatus</em>), le kochia (<em>Kochia scoparia</em>), la sétaire verte (<em>Setaria viridis</em>) et la moutarde des oiseaux (<em>Brassica rapa sauvage</em>), la même espèce que le canola polonais et divers légumes crucifères.</p>



<p>«&nbsp;Souvent, là où le génome d&rsquo;une mauvaise herbe a été séquencé, c&rsquo;est là où la mauvaise herbe a un parent de culture avec un génome séquencé&nbsp;», note Eric Page, écologiste des mauvaises herbes et physiologiste des cultures à AAC à Harrow, en Ontario, et membre du groupe de la génomique des mauvaises herbes d&rsquo;AAC. «&nbsp;Par exemple, les génomes de certaines amarantes, comme l’amarante tuberculée, ont été assemblés contre le génome de l&rsquo;amarante à grains&nbsp;».</p>



<p>Martin Laforest, chercheur principal dans le groupe sur la génomique, note qu&rsquo;une des principales raisons du retard dans la génomique des mauvaises herbes est que dans le passé, il y avait peu d&rsquo;incitations pratiques à séquencer les génomes des mauvaises herbes.</p>



<p>« Tant que vous êtes capable de contrôler les mauvaises herbes, pourquoi investir dans des recherches génomiques sur elles ? C&rsquo;est important de connaître le génome d&rsquo;une culture pour pouvoir améliorer son rendement, sa tolérance aux ravageurs, etc., mais pour une mauvaise herbe ? dit le spécialiste des mauvaises herbes moléculaires à AAC à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec.</p>



<p>M. Page souligne que d&rsquo;autres disciplines de lutte contre les ravageurs des cultures, comme la pathologie et l&rsquo;entomologie, ont plus facilement adopté la génomique parce que le séquençage du génome est utile pour identifier et caractériser les organismes qui les intéressent.</p>



<p>Cependant, de nos jours, il existe une forte incitation pour la génomique des mauvaises herbes, explique M. Laforest, en raison du « problème de plus en plus sérieux des mauvaises herbes résistantes aux herbicides et de la nécessité de trouver de nouvelles façons de contrôler ces mauvaises herbes ».</p>



<p>La génomique pourrait s&rsquo;avérer utile pour améliorer la gestion des mauvaises herbes par d&rsquo;autres moyens que ceux actuellement utilisés. Par exemple, certains chercheurs utilisent des approches génomiques pour comprendre les changements dans les populations de mauvaises herbes. De telles études pourraient fournir des indications sur de meilleures pratiques dans la gestion des cultures afin d’éviter des problèmes reliés aux mauvaises herbes. M. Laforest souligne une autre possibilité : « C&rsquo;est un objectif à très long terme, mais si nous pouvons en apprendre davantage sur ce qui explique pourquoi les mauvaises herbes sont si compétitives, elles sont en effet difficiles à éliminer et à contrôler, nous pourrions peut-être appliquer ces connaissances pour améliorer la compétitivité de nos cultures. Cela pourrait signifier que nous utiliserions moins de pesticides à l&rsquo;avenir. » </p>



<p>Un autre catalyseur clé pour l&rsquo;essor de la génomique des mauvaises herbes est l&rsquo;augmentation rapide de l&rsquo;accessibilité des technologies génomiques. </p>



<p>« Au cours des 30 années qui se sont écoulées depuis le lancement du projet du génome humain, il y a eu une révolution dans les technologies de séquençage. Une nouvelle plate-forme de séquençage capable de fournir des lectures de plus en plus longues [de parties adjacentes d&rsquo;un génome] à des prix de moins en moins chers semble apparaitre à tous les deux ans. Dans certains cas, le coût du séquençage a finalement atteint le point où il correspond à nos budgets en tant que malherbologistes », explique M. Page. De plusieurs milliards dans les années 1990, le même type de recherche coûte maintenant quelques dizaines de millier de dollars.</p>



<p>« Le travail de génomique que nous avons réalisé est un continuum, dit M. Laforest. « Premièrement, nous devons comprendre ce qui se passe dans la plante lorsque vous appliquez un herbicide et que la plante ne meurt pas. Ensuite, nous pouvons dire : « OK, c&rsquo;est ce gène qui provoque la résistance. » Ensuite, nous pouvons développer un test pour le gène et informer les producteurs si cette résistance est présente dans leur champ. Ensuite, ils peuvent agir sur cette information. »</p>



<p>M. Page donne un autre exemple : « Certains mécanismes non ciblés, comme quelque chose qui métabolise les herbicides, peuvent entraîner une résistance croisée à différents modes d&rsquo;action des herbicides et donc à des conseils précis aux producteurs : ce groupe spécifique d&rsquo;herbicides n&rsquo;est plus efficace sur l&rsquo;adventice, et cet autre groupe n&rsquo;est pas non plus efficace. »</p>



<p>M. Laforest note que la prochaine étape logique est de concevoir de nouvelles façons de contrôler la mauvaise herbe en se basant sur les connaissances acquises en génomique. Les chercheurs d&rsquo;AAC commencent à se pencher sur cette prochaine étape.</p>



<p>En fait, M. Laforest a déjà proposé un projet pour essayer de développer une méthode de contrôle des mauvaises herbes basée sur l&rsquo;utilisation de l&rsquo;interférence ARN, ou ARNi, pour faire taire les gènes clés de la mauvaise herbe.</p>



<p>« Par exemple, vous pourriez concevoir un ARNi qui supprimera la manifestation du mécanisme de résistance aux herbicides d&rsquo;une mauvaise herbe. Ensuite, vous pouvez ajouter cet ARNi à une pulvérisation d&rsquo;herbicide. En appliquant le <em>spray</em>, vous annuleriez ce mécanisme de résistance et retrouver l&rsquo;efficacité de l&rsquo;herbicide », explique M. Page.</p>



<p>M. Laforest souligne que le développement du contrôle des mauvaises herbes par ARNi est un effort à long terme. « Bien sûr, si c&rsquo;était facile, ce serait déjà fait ! »</p>



<p>Source: <em>Top Crop Manager</em> (traduit de l&rsquo;anglais-Carolyn King)</p>
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		<title>La nouvelle réglementation sur l’utilisation des antibiotiques modifiera les pratiques en production laitière</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/la-nouvelle-reglementation-sur-lutilisation-des-antibiotiques-modifiera-les-pratiques-en-production-laitiere-103249		 </link>
		<pubDate>Fri, 29 Nov 2019 21:41:40 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[antibiotiques]]></category>
		<category><![CDATA[production laitière]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[santé animale]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Une enquête menée auprès d’une centaine de fermes laitières et les médecins vétérinaires praticiens a démontré que les entreprises laitières québécoises utilisent souvent des antimicrobiens de catégorie I comme premier choix. Les antibiotiques de catégorie I ont été identifiés par Santé Canada de très haute importance en médecine humaine. L’enquête menée par l’étudiante au doctorat [&#8230;] <a class="read-more" href="https://www.lebulletin.com/elevage/la-nouvelle-reglementation-sur-lutilisation-des-antibiotiques-modifiera-les-pratiques-en-production-laitiere-103249">Lire la suite</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p>Une enquête menée auprès d’une centaine de fermes laitières et les médecins vétérinaires praticiens a démontré que les entreprises laitières québécoises utilisent souvent des antimicrobiens de catégorie I comme premier choix. Les antibiotiques de catégorie I ont été identifiés par Santé Canada de très haute importance en médecine humaine.</p>
<p>L’enquête menée par l’étudiante au doctorat Hélène Lardé de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal a été effectuée juste avant l’entrée en vigueur du <em>Règlement modifiant le Règlement sur l’administration de certains médicaments</em> le 25 février 2019. Depuis l’hiver dernier, les antimicrobiens de catégorie I ne peuvent plus être utilisés en première instance chez les animaux d’élevage pour la consommation humaine, sauf s’il est possible de justifier leur utilisation.</p>
<p>Hélène Lardé a présenté les résultats de sa recherche dans le cadre du Colloque sur la santé des troupeaux laitiers organisé par l’Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec (AMVPQ) le 26 novembre 2019 à Drummondville.</p>
<p>L’enquête a été effectuée au début 2018 auprès de 101 producteurs laitiers. À l’automne 2018, la chercheuse a questionné les 400 membres de l’Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec. De ce nombre, 172 ont remplis intégralement le questionnaire alors que 32 l’ont complété partiellement.</p>
<p>Hélène Lardé, sous la supervision des professeurs Marie Archambault, Simon Dufour et David Francoz et aidée par des collaborateurs de la Faculté de médecine vétérinaire, des vétérinaires du MAPAQ et de l’AMVPQ, a voulu décrire les pratiques d’utilisation des antibiotiques par les producteurs et leurs vétérinaires.</p>
<p>Le choix des antibiotiques varient selon la maladie et selon que le choix est effectué par le producteur ou le médecin vétérinaire.</p>
<p>C’est dans le cas de la mammite sévère que l’utilisation d’antibiotiques de catégorie I lors de traitement par voie intramammaire est la plus importante. En effet, dans 80 à 85% du temps, un antibiotique de catégorie I est utilisé par voie intramammaire.</p>
<p>En entrevue, Hélène Lardé explique que les options d’antibiotiques ne sont pas nombreuses dans cette situation. Dans une mammite sévère, là où le risque est élevé pour la santé de la vache, il est courant de traiter à la fois par traitement injectable (muscle ou veine) et intramammaire. Hélène Lardé explique que les stratégies d’interventions seront possiblement modifiées à l’avenir s’il est possible d’identifier les cas qui ne nécessitent pas de traitement intramammaire.</p>
<p>« Le règlement n’interdit pas l’utilisation d’une catégorie I, mais il faut le justifier, explique-t-elle. C’est la justification qui est compliquée. » Pour les mammites sévères, en intramammaire, il n’existe que quatre produits dont deux comportant un antibiotique de catégorie I. Des deux autres, un est en rupture de stock.</p>
<p>Dans la suite de l’étude, le reste des données des questionnaires seront analysées. De plus, un projet est actuellement en cours pour comparer l’avant et l’après de la nouvelle réglementation.</p>
<p>Le projet d’Hélène Lardé a été réalisé grâce à une aide financière du programme Innov’Action Agroalimentaire, un programme issu de l’accord Cultivons l’avenir 2 conclu entre le MAPAQ et Agriculture et Agroalimentaire Canada.</p>
<p>Assistance record</p>
<p>La 15<sup>e</sup> édition du Colloque sur la santé des troupeaux laitiers a connu une assistance record de quelque 350 participants, dont environ le tiers étaient des producteurs laitiers.</p>
<p><div id="attachment_103252" class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 676px;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-103252" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2019/11/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2019-11-28-%C3%A0-10.08.29.png" alt="" width="666" height="792" /><figcaption class='wp-caption-text'><span>Dans la bande dessinée «Les Aventures extrANTIBIOrdinaires des 6 fantastiques», Hélène Lardé était Wonder H.</span>
            <small>
                <i>photo: </i>
                <span class='contributor'>FMV</span>
            </small></figcaption></div></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/la-nouvelle-reglementation-sur-lutilisation-des-antibiotiques-modifiera-les-pratiques-en-production-laitiere-103249">La nouvelle réglementation sur l’utilisation des antibiotiques modifiera les pratiques en production laitière</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<item>
		<title>Un acide aminé comme alternative aux antibiotiques chez les porcs sevrés</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/un-acide-amine-comme-alternative-aux-antibiotiques-chez-les-porcs-sevres-100279		 </link>
		<pubDate>Tue, 16 Jul 2019 01:35:08 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[aliments]]></category>
		<category><![CDATA[antibiotique]]></category>
		<category><![CDATA[porcelets]]></category>
		<category><![CDATA[porcs]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[sevrage.]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Afin de réduire le stress lié au transport chez les porcelets sevrés, des chercheurs américains ont testé l’utilisation d’un acide aminé d’origine naturelle, appelé L-glutamine, en remplacement des antibiotiques.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/un-acide-amine-comme-alternative-aux-antibiotiques-chez-les-porcs-sevres-100279">Un acide aminé comme alternative aux antibiotiques chez les porcs sevrés</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p>Afin de réduire le stress lié au transport chez les porcelets sevrés, des chercheurs américains ont testé l’utilisation d’un acide aminé d’origine naturelle, appelé L-glutamine, en remplacement des antibiotiques.</p>
<p>Des premières études de laboratoire menées en 2017 avaient démontré que les porcelets nourris à la glutamine prenaient autant de poids que ceux traités aux antibiotiques, parmi les bienfaits sur la santé. Les chercheurs, dirigés par le spécialiste des animaux de Agricultural Research Service du USDA (Département de l’agriculture des États-Unis) Jay Johnson, souhaitaient essayer de reproduire ces résultats à plus grande échelle, tout en imitant le plus possible la réalité des fermes commerciales.</p>
<p>Cette recherche, soutenue par le Conseil national du porc (National Pork Board), vise à fournir aux éleveurs des alternatives à l’utilisation des antibiotiques comme facteurs de croissance. En 2017, une loi fédérale a restreint leur utilisation.</p>
<p>Essais à grande échelle</p>
<p>Au cours des essais à grande échelle, des groupes de porcelets ont été transportés dans une porcherie située à 12 heures de route de leur lieu de sevrage afin de simuler le type de stresse pouvant être subi en condition commerciale. Un tel transport peut avoir un impact négatif sur le système immunitaire, l’appétit et le poids du jeune animal.</p>
<p>En pouponnière, les porcelets ont été séparés en trois groupes ayant chacun un traitement différent. Dans l’un, les porcelets étaient nourris avec un aliment contenant l’antibiotique chlortétracycline. Dans l’autre, l’antibiotique était remplacé par la glutamine. Et dans le troisième groupe, l’antibiotique et la glutamine n’étaient pas ajoutés à l’aliment. C’était le groupe témoin.</p>
<p>Parmi les résultats publiés dans le Journal of Animal Science du 29 mai:</p>
<ul>
<li>Les porcelets nourris à la glutamine ont pris du poids, de même que le groupe antibiotique, mais ont montré moins de signes de lésions intestinales dues à des agents pathogènes.</li>
<li>Les membres du groupe de la glutamine étaient également un peu moins agressifs dans les enclos contenant des portées mixtes que ceux recevant l&rsquo;antibiotique.</li>
<li>Par rapport au groupe témoin, les porcelets traités à la glutamine et aux antibiotiques ont présenté des taux plus faibles d’un marqueur biochimique de l’inflammation et de l’activité du système immunitaire pouvant utiliser l’énergie et détourner des besoins de croissance de l’animal.</li>
<li>La qualité de la viande des porcs du groupe de la glutamine prêts à être commercialisés n&rsquo;était pas différente de celle du groupe des antibiotiques ou du groupe témoin.</li>
</ul>
<p>Jay Johnson dit que d&rsquo;autres recherches porteront sur le fonctionnement de la glutamine pour favoriser la croissance et le bien-être des porcelets après le sevrage et le transport.</p>
<p>Source : ARS/USDA</p>
<p>PHOTO : MARIE-JOSÉE PARENT</p>
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		<item>
		<title>Un outil contre la résistance dans les champs</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/cultures/un-outil-contre-la-resistance-dans-les-champs-96551		 </link>
		<pubDate>Fri, 16 Nov 2018 20:36:01 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Le Bulletin des agriculteurs]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[CropLife Canada]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaises herbes]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=96551</guid>
				<description><![CDATA[<p>CropLife Canada met à la disposition des producteurs une ressource en ligne appelé GerezlaRésistance.ca. Le site web met de l’avant les pratiques pour gérer la résistance, qu’elle soit aux herbicides, fongicides ou insecticides. Selon CropLife, le problème de résistance des mauvaises herbes affecterait trois producteurs canadiens sur cinq. Les pratiques de gestion promues sur le [&#8230;] <a class="read-more" href="https://www.lebulletin.com/cultures/un-outil-contre-la-resistance-dans-les-champs-96551">Lire la suite</a></p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p>CropLife Canada met à la disposition des producteurs une ressource en ligne appelé <a href="http://manageresistancenow.ca/fr-es/">GerezlaRésistance.ca</a>. Le site web met de l’avant les pratiques pour gérer la résistance, qu’elle soit aux herbicides, fongicides ou insecticides. Selon CropLife, le problème de résistance des mauvaises herbes affecterait trois producteurs canadiens sur cinq.</p>
<p>Les pratiques de gestion promues sur le site comprennent des mesures culturales, mécaniques, biologiques et chimiques. Les visiteurs peuvent également visionner des vidéos et lire des études de cas où des producteurs, des agronomes et des chercheurs du pays parlent de leur expérience en matière de gestion de la résistance.</p>
<p>La résistance est pour le moment abordée par le biais des herbicides. CropLife indique que la surutilisation d&rsquo;herbicides et les pertes de rendements et de qualité des récoltes attribuées à la résistance aux herbicides se chiffrent à près d&rsquo;un 1,5 milliard de dollars.</p>
<p>Les producteurs et les agronomes sont invités à joindre la conversation sur Facebook(<a href="http://r20.rs6.net/tn.jsp?f=001yg2pylHCNWXRKlOP44hI17JuPUoTZWW5O460qJYYJbwqznHjy1RVzG5c17b4Touw3c2qtLU2PfT3-B8TqHBvBJVkASONIwUy3sMSsfmPvpHMQIym4192GInQy85CrLWg-uzdznnuOPLpZhs4zIug2T7cPdbcykgHb5LnSP6a_JBhP9Q5wckzZUdJCDIn5IgG0ZW05oUBK28=&amp;c=avheKNxmp2iy_PmcEd0KO26qHRAeRY9aOWFTgfSX69OyQMfI7hFtdw==&amp;ch=0NEQGLwgZOdZ3_0aa-JuU12Q4R74njCXJUepUs8e6WNX2apIyLw0Bw==">@ManageResistanceNow)</a> et Twitter (<a href="http://r20.rs6.net/tn.jsp?f=001yg2pylHCNWXRKlOP44hI17JuPUoTZWW5O460qJYYJbwqznHjy1RVzG5c17b4TouwwO-edzw6tlw-FPzgpdVlVdc2FEc2pnCWmRhuZdTuzMCkIuAusGSdV0n-3fv-8AEPEy1K8qYy_R1Zf6rsy-Vp888Xpi-JHwvQixfFIbgUh-iP7l0dT3up2MfSgyoM0RDs&amp;c=avheKNxmp2iy_PmcEd0KO26qHRAeRY9aOWFTgfSX69OyQMfI7hFtdw==&amp;ch=0NEQGLwgZOdZ3_0aa-JuU12Q4R74njCXJUepUs8e6WNX2apIyLw0Bw==">@ProtectYourLand</a>).</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/cultures/un-outil-contre-la-resistance-dans-les-champs-96551">Un outil contre la résistance dans les champs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Réduire l&#8217;utilisation des antibiotiques en élevage: ce n&#8217;est pas évident!</title>

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		https://www.lebulletin.com/elevage/reduire-lutilisation-des-antibiotiques-en-elevage-ce-nest-pas-evident-91597		 </link>
		<pubDate>Fri, 30 Mar 2018 19:00:09 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[antibiotiques]]></category>
		<category><![CDATA[poulet]]></category>
		<category><![CDATA[production animale]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[veaux]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Lors d'une journée de formation de l'Association québécoise des agronomes en zootechnie (AQAZ) tenue le 21 mars à Drummondville, quatre intervenants ont expliqué ce que représente concrètement la réduction de l'utilisation des antibiotiques dans leur secteur de production respectif.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[<p>Lors d&rsquo;une journée de formation de l&rsquo;Association québécoise des agronomes en zootechnie (AQAZ) tenue le 21 mars 2018 à Drummondville, quatre intervenants ont expliqué ce que représente concrètement la réduction de l&rsquo;utilisation des antibiotiques dans leur secteur de production respectif.</p>
<p>Veaux lourds</p>
<p>Pour l’agronome Annie Dubuc de <a href="http://www.delimax.com/?lg=fr" target="_blank" rel="noopener">Délimax</a>, la préoccupation concernant la résistance aux antibiotiques est une réalité incontournable. « On a eu de plus en plus de bactéries résistantes aux antibiotiques, explique-t-elle. Certaines étaient même multirésistantes. »</p>
<p>Dans un élevage de veaux de lait ou de veaux de grain, pour un bâtiment de 800 veaux, les animaux d’élevage peuvent provenir de 800 fermes différentes. L’entreprise spécialisée dans l’élevage des veaux lourds s’approvisionne dans les encans spécialisés. Il est difficile d’en être autrement lorsqu’il faut beaucoup de veaux du même âge en même temps.</p>
<p>En raison des nouvelles règles qui s’en viennent dans le secteur et par souci pour le consommateur, Délimax a développé des stratégies. La prévention par la vaccination est primordiale. Des investissements majeurs ont aussi été faits en ventilation des élevages. Des stations de lavage ont été construites. Des vétérinaires forment les employés.</p>
<p>« Aussi, on essaie de promouvoir auprès des éleveurs laitiers l’importance d’avoir des veaux de qualité, ajoute Annie Dubuc. Comment valider que le veau a reçu le colostrum? On sait que dans 15% des cas, on est sûrs qu’ils ont eu le transfert d’immunité, mais les autres? On ne sait pas. »</p>
<p>Lorsque l’équipe de Délimax utilise des antibiotiques, il y a un « arbre décisionnel ». Pour une question de bien-être animal, l’entreprise ne peut pas se passer d’antibiotiques, mais elle met des actions en place pour en réduire l’utilisation.</p>
<p>Porcs</p>
<p>Pour le vétérinaire Christian Kopfenstein du <a href="http://www.cdpq.ca/default.aspx" target="_blank" rel="noopener">Centre de développement du porc du Québec (CDPQ)</a>, « c’est rassurant d’avoir des antibiotiques ». Depuis les années 1950, c’est devenu une habitude sécuritaire, peu dispendieuse et rassurante.</p>
<p>Des « pressions politiques » amèneront le milieu à changer ses habitudes. L’utilisation comme promoteur de croissance est notamment compromise. De nouvelles habitudes devront être créées.</p>
<p>Parmi les actions qui sont en train d’être mises en place, il y a le contrôle provincial du SRRP, l’augmentation de la biosécurité et la diminution du stress dans les élevages. Il y a aussi un besoin pour développer de l’expertise dans l’utilisation de différents produits alternatifs, comme les acides organiques et les extraits de plantes.</p>
<p>Aviculture</p>
<p>Selon l’agronome Denis Caron de la <a href="http://web.lacoop.coop/fr/" target="_blank" rel="noopener">Coop fédérée</a>, le plus grand défi dans la réduction de l’utilisation est dans la production de poulets de chair. Dans la pondeuse ou les reproducteurs, c’est inexistant ou très rare que l’industrie a recours aux antibiotiques.</p>
<p>Chez les poulets, les deux principales bactéries à contrôler sont Clostridium prefringens et les coccidies. Avec le retrait prochain drs les antibiotiques de catégorie 1 utilisés en prévention en mai 2015 et de catégorie 2 en décembre 2018, « il ne nous reste plus rien », dit Denis Caron.</p>
<p>La problématique vient de la vaccination au couvoir. Lors de la vaccination, un petit trou est pratiqué dans la coquille de l’œuf pour injecter le vaccin. Pour éviter les infections, un antibiotique est administré en prévention.</p>
<p>Sans antibiotique, il y a plus de mortalité en élevage et plus de condamnation à l’abattoir. Pour limiter les problèmes, la Coop fédérée a mis l’emphase sur la biosécurité et la régie. « Tout est plus fragile », explique Denis Caron. Mais l’organisation persévère parce que c’est une tendance qui est là pour rester.</p>
<p>Veaux laitiers</p>
<p>Pour le directeur de la mise en marché aux Producteurs de bovins du Québec, Louis Blouin, il est important de travailler avec les producteurs laitiers. « On veut valoriser que les producteurs laitiers sont aussi des producteurs de veaux », dit-il.</p>
<p>Il y a actuellement une production de 130 000 veaux laitiers mis en marché au Québec par année, sur 5000 sites. Ceux-ci passent par les encans. Ils sont principalement de race Holstein, mais certains sont croisés. Ils sont destinés au marché du veau de lait ou du veau de grain.</p>
<p>Dans le but de diminuer l’utilisation des antibiotiques, un grand chantier est mis en place pour amener les producteurs laitiers à mettre en marché des veaux en santé qui nécessiteront moins d’antibiotiques par la suite. <a href="http://bovin.qc.ca/la-production/bovin-de-reforme-et-veau-laitier/videos/" target="_blank" rel="noopener">Cinq vidéos</a> et des <a href="http://bovin.qc.ca/wp-content/uploads/2017/09/Fiches-daccompagnements-Capsules-VL.pdf" target="_blank" rel="noopener">fiches d’accompagnement</a> ont été produites sur les sujets suivants : désinfecter le nombril, la prise du colostrum, à l’encan, veaux lourds et bien-être animal. Vous pouvez les consulter sur le <a href="http://bovin.qc.ca/" target="_blank" rel="noopener">site internet</a> des Producteurs de bovins du Québec.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><div id="attachment_91599" class="wp-caption alignleft" style="max-width: 229px;"><img decoding="async" class="wp-image-91599" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2018/03/DSC_0041-e1522079015519.jpg" alt="" width="219" height="234" /><figcaption class='wp-caption-text'>
            <small>
                <i>photo: </i>
                <span class='contributor'>Marie-Josée Parent</span>
            </small></figcaption></div></p>
<p><div id="attachment_91605" class="wp-caption alignleft" style="max-width: 260px;"><img decoding="async" class="wp-image-91605 size-full" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2018/03/DSC_0062-e1522079223772.jpg" alt="" width="250" height="235" /><figcaption class='wp-caption-text'>
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                <i>photo: </i>
                <span class='contributor'>Marie-Josée Parent</span>
            </small></figcaption></div></p>
<p><div id="attachment_91609" class="wp-caption alignnone" style="max-width: 260px;"><img decoding="async" class="wp-image-91609 size-full" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2018/03/DSC_0069-e1522079848378.jpg" alt="" width="250" height="220" /><figcaption class='wp-caption-text'><span>Denis Caron</span>
            <small>
                <i>photo: </i>
                <span class='contributor'>Marie-Josée Parent</span>
            </small></figcaption></div></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><div id="attachment_91610" class="wp-caption alignleft" style="max-width: 243px;"><img decoding="async" class="wp-image-91610 " src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2018/03/DSC_0085-e1522079932880.jpg" alt="" width="233" height="219" /><figcaption class='wp-caption-text'>
            <small>
                <i>photo: </i>
                <span class='contributor'>Marie-Josée Parent</span>
            </small></figcaption></div></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/reduire-lutilisation-des-antibiotiques-en-elevage-ce-nest-pas-evident-91597">Réduire l&rsquo;utilisation des antibiotiques en élevage: ce n&rsquo;est pas évident!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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