Du trèfle dans mon blé

Publié: 15 avril 2015

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Voici un moyen plutôt inusité d’augmenter les rendements et le revenu d’un champ de maïs-grain : l’ensemencer sur un retour de blé de printemps qui a été contre-ensemensé de trèfle rouge.

L’étude a été menée sur quatre ans à la station de recherche de Winchester du ministère de l’Agriculture de l’Ontario (MAAARO).

Quatre modes de contre-ensemencement ont été évalués : le trèfle rouge semé dans le blé de printemps lors de son semis, lors d’une application d’herbicide, au stade de la feuille de l’épi déployée et après la récolte de blé.

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C’est en semant le trèfle rouge en même temps que le blé de printemps, ou au moment de l’application d’herbicide, que l’impact du trèfle sur la culture de maïs l’année suivante a été le plus important.

La présence de trèfle rouge n’a aucunement atténué les rendements du blé.

Dans tous les scénarios, la dose de semis de trèfle était de sept livres à l’acre. Les parcelles ont toutes reçu 90 unités d’azote alors qu’elles étaient en blé, et 100 unités d’azote l’année suivante, en maïs.

La différence de rendement avec le témoin sans trèfle a varié de 0,44 à 1,44 Tm/ha de plus, selon le mode de contre-ensemencement du blé. Les revenus supplémentaires variaient de 81 $ à 247 $ de plus à l’hectare.

Lire le résumé des résultats du projet de recherche

À PROPOS DE L'AUTEUR

André Dumont

André Dumont

Journaliste

André Dumont est vidéaste et journaliste spécialisé en agriculture et agroalimentaire. Il collabore au Bulletin des agriculteurs depuis 2007.