Bonnes perspectives agricoles pour le Canada

Après une année mouvementée sur le plan économique, les perspectives du point de vue agricole sont plutôt bonnes pour le Canada pour les dix prochaines années.

Financement agricole Canada (FAC) a présenté un résumé des prévisions de l’OCDE et de la FAO d’ici 2025. Si la croissance économique devrait se poursuivre au niveau mondial, certaines économies connaîtront un ralentissement de leur rythme de croissance. C’est le cas de la Chine, de la Russie et du Brésil entres autres (économies émergentes) et de plusieurs pays de l’Asie comme le Bangladesh et les Philippines (économies en développement). Une exception, l’Inde où la cadence devrait être robuste (7,6%).

La croissance sera stable pour les économies avancées. Celle du Canada est estimée à 2,1 % et celle de l’UE 15 à 1,7 %, tandis que les États-Unis se démarqueront avec une hausse de 2,4% du PIB.

Le dollar canadien connaîtra un rebond de sa valeur sur fond de hausse du prix du pétrole. Le prix du baril devraient croître de 8,3 % par année jusqu’en 2025. Le raffermissement du dollar ne devrait toutefois pas lui nuire face aux autres monnaies étrangères, protégeant ainsi la compétitivité des biens canadiens.

FAC détaille quatre impacts pour l’agriculture canadienne.

  1. Trois éléments de croissance sont à retenir : la croissance démographique dans les zones en développement et en émergences, la croissance des revenus et l’évolution des préférences alimentaires. Plus de protéines animales et plus d’aliments transformés et diversifiés seront à la base de l’évolution des marchés dans les prochaines années. Deux constantes cependant : les céréales demeureraient les aliments les plus consommés au monde et la consommation de viande devrait augmenter en Amérique du Nord en raison de la baisse des prix et la croissance économique aux États-Unis.
  2. Un ralentissement de la production agricole mondiale est prévu avec une croissance de 1,6% par année d’ici 2025. Les stocks mondiaux, le ralentissement de l’économie et la perte de popularité de certains produits seraient en cause.
  3. LA FAO et l’OCDE anticipent un ralentissement des échanges commerciaux pour la viande et les cultures agricoles pour la prochaine décennie, comparativement à la précédente. Toutefois, les exportations devraient se concentrer parmi cinq pays, dont le Canada. Ces derniers devraient se partager 70 % des exportations totales de blé, de bœuf, de céréales, de canola, de porc et de soya d’ici 2025. Le Canada devrait représenter au moins 40 % des exportations mondiales d’oléagineux (autres que le soya).
  4. La Chine devrait ajuster ses importations de produits agricoles de base puisque son économie ralentit : de 9% par année de 2006 à 2015, la croissance du PIB devrait s’inscrire à un taux moyen de 6,2 % par année d’ici 2025. Cette évolution aura vraisemblablement des répercussions sur les échanges commerciaux et les prix globaux.

Source: FAC

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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