Budget de dépenses 2004-2005 du MAPAQ

Québec (Québec), 2 avril 2004 – Le budget de dépenses du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation est de 646,8 millions de dollars pour l’année financière 2004 2005. Cela représente une augmentation de 10,5 millions de dollars par rapport aux 636,3 millions de l’année précédente.

« Cette augmentation témoigne de la sensibilité du gouvernement à l’égardde la situation difficile que vit le secteur de l’agriculture et des pêchesalors même qu’il cherche à rationaliser l’ensemble de ses dépenses », dedéclarer la ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation,Mme Françoise Gauthier.

Ce budget permet d’absorber la croissance significative des coûts decertains programmes et d’appuyer les priorités d’action du gouvernement dansle secteur de l’agroalimentaire et des pêches.

Atténuer les conséquences financières de la crise de la vache folle
Le gouvernement continuera à verser les 305 millions de dollars prévus àLa Financière agricole du Québec (FADQ). Cette somme, ajoutée aux aidesprovenant du gouvernement fédéral, aidera les agriculteurs à traverser lasituation difficile à laquelle ils doivent actuellement faire face.

Accompagner les entreprises dans l’amélioration de leur performance environnementale
Ce budget permet également d’aller de l’avant dans la mise en place desstratégies visant à améliorer la performance environnementale des entreprisesagricoles et aquacoles. Pour les premières, cette stratégie se traduira enoutre par la mise en oeuvre d’un plan d’accompagnement individualisé « fermepar ferme », l’élaboration d’un nouveau programme de soutien financier etl’expansion des clubs-conseils en agroenvironnement. Pour les secondes, cebudget viendra soutenir la stratégie de développement durable de l’aquacultured’eau douce qui permettra notamment la réalisation d’un portraitaquaenvironnemental de l’industrie et la mise en oeuvre du programme Aqua-bleu.

Répondre aux besoins nouveaux en matière de sécurité des aliments
Les crises récentes en matière de santé animale ont montré jusqu’à quelpoint il était primordial d’être en mesure de prévenir ces situations etd’agir le plus rapidement possible pour limiter leurs impacts économiques etprotéger la santé des consommateurs et des consommatrices. A cet égard, leMinistère dégagera les ressources nécessaires à la poursuite de l’implantationde la traçabilité et à l’intensification des contrôles au regard de la maladiede la vache folle (ESB). De plus, pour assurer un meilleur financement desactivités liées à l’inspection des aliments et à la santé animale, unenouvelle base de recouvrement des coûts sera implantée.

Mieux appuyer le développement de l’agroalimentaire et des pêches en région
Le secteur de l’agroalimentaire et des pêches est essentiel à laprospérité des régions du Québec. Aussi, les ressources dévolues à latransformation alimentaire serviront à appuyer un nouveau plan d’action axé defaçon particulière sur la transformation en région. Le budget consacré auxpêches et à l’aquaculture est maintenu et les efforts porteront sur ladiversification des activités et le développement de l’aquaculture. Enfin,l’offre régionale de services-conseils destinés aux entreprises agricoles seraaccrue par le jumelage des ressources du Ministère avec celles prévues dans levolet « renouveau » du cadre stratégique agricole canadien.

Annonces du Discours sur le budget
Le ministre des Finances, M. Yves Séguin, a d’autre part annoncé, dans leDiscours sur le budget, diverses mesures visant à appuyer le développement dusecteur de l’agroalimentaire et des pêches. Ces mesures sont les suivantes :

  • pour les coopératives agricoles : levée du moratoire et bonification du Régime d’investissement coopératif (RIC);
  • pour le secteur de la mariculture et des biotechnologies marines : application du crédit d’impôt de 40 % pour la création d’emploi dans les régions ressources à la totalité des salaires versés par les entreprises de ce domaine;
  • pour l’industrie bovine et laitière : étude d’une suggestion de l’industrie visant la mise en place d’un abattoir de boeuf appartenant aux producteurs sur la base d’une formule coopérative;
  • concernant la fiscalité agricole : création d’un groupe de travail regroupant les principaux intervenants afin d’examiner les diverses problématiques liées à cette question et d’explorer des pistes de solution.

Par ailleurs, le Discours sur le budget a été l’occasion pour legouvernement de dévoiler certains éléments de sa politique familiale,notamment un crédit d’impôt remboursable aux parents ayant à assumer des fraisde garde d’enfants, que ce soit à l’extérieur ou à la maison. Cette mesure deconciliation travail-famille bénéficiera à l’ensemble des jeunes familles duQuébec et rejoint les préoccupations des agricultrices.

« Dans le contexte actuel des finances publiques, je suis satisfaite de cebudget qui est adapté à la situation difficile du secteur et qui permettrad’entreprendre la réalisation des priorités gouvernementales pourl’agriculture, les pêcheries et l’alimentation telles qu’elles sont inscritesdans le programme d’action Briller parmi les meilleurs, » de conclure laministre Gauthier.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

La Financière agricole du Québec
http://www.financiereagricole.qc.ca

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.agr.gouv.qc.ca/

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