Calibrer ses capteurs de rendement

Un capteur de rendement devrait être calibré tous les ans en début de saison, puis à chaque fois que l’on change de culture. Il en est de même si les conditions de récolte changent, par exemple entre le début de la récolte de maïs en automne alors que la douceur est encore présente, et des conditions plus hivernales.

Yvon St-Onge, professeur à l’ITA de Saint-Hyacinthe, offre quelques conseils pour s’assurer que les capteurs installés sur la moissonneuse-batteuse sont efficaces et bien calibrés. En premier lieu, il propose de vérifier le bon fonctionnement des différents capteurs, selon les points suivants.

Capteurs de débit

  • Capteur RPM élévateur en bon état
  • Tension de la chaîne d’élévateur
  • Palettes d’élévateur toutes présentes
  • Déflecteur en haut de l’élévateur propre et en bon état
  • Plaque d’impact du capteur de débit propre et en bon état
  • Capteur de débit libre de bouger
  • Capteurs de débit optique propres et en bon état
  • Capteur d’inclinaison fonctionnel
  • Le capteur montre un débit de zéro quand l’élévateur tourne sans alimentation

Capteur d’humidité

  • Plaques de capacitance propres et en bon état
  • Vis sans fin / piston / roue aube, propre et en bon état
  • Capteur de température fonctionnel

Capteur de distance et de surface

  • Signal de vitesse d’avancement présent dans le moniteur
  • Signal de hauteur de convoyeur d’alimentation présent dans le moniteur

Pour le producteur

Enfin, le professeur de l’ITA y va de quelques conseils pour le producteur. En premier lieu, s’assurer que la carte mémoire fonctionne. Par la suite, vérifier que le moniteur est en mode maïs et que le bon nombre de rang apparait dans l’ajustement de largeur de tablier. Il faut de plus créer un nouveau lot pour chaque hybride de la parcelle récolté. Plusieurs manœuvres sont à éviter pendant les récoltes de parcelles, soit l’ajustement de la tension de la chaîne de l’élévateur, décharger la trémie en roulant et changer les calibrations de poids, d’humidité et de température.Dès la fin des récoltes des parcelles, on procède au transfert des donnés

M.St-Onge recommande aussi de prendre et conserver, dans un sac à coulisse (de genre « zip-lock »), un échantillon de grain de chacun des hybrides. Ce dernier servira à confirmer l’humidité et le poids spécifique de chacun d’entre eux au terme des récoltes.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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