Chirac : la proposition de l’OMC sur l’agriculture est “inacceptable”

Paris (France), 21 juillet 2004 – Le président français Jacques Chirac a jugé « inacceptable en l’état » la proposition sur l’agriculture présentée par l’Organisation mondiale du commerce pour relancer les négociations multilatérales du cycle de Doha.

« Je souhaite que la Commission (européenne) mette tout en oeuvre pour rééquilibrer substantiellement ce texte, inacceptable en l’état », a dit M. Chirac dans une déclaration en Conseil des ministres rendue publique par l’Elysée. « La France souhaite l’aboutissement du cycle de Doha mais ne pourrait donner son accord à une négociation conclue sur de telles bases », a-t-il ajouté.

Ce texte prévoit notamment la fin des subventions aux exportations agricoles, mais sans l’assortir comme le proposait l’Union européenne, d’une condition de strict parallélisme entre tous les grands pays exportateurs, en particulier les Etats-Unis.

L’OMC a proposé à Genève un texte de compromis pour tenter de rapprocher les points de vue de ses 147 Etats membres à quinze jours de l’échéance fixée pour relancer le cycle de négociations lancé à Doha (Qatar) fin 2001 afin de libéraliser le commerce mondial mais qui achoppe toujours sur l’agriculture.

« Ce projet est profondément déséquilibré au détriment des intérêts de l’Union européenne », a affirmé le président français. Il souligne que « dans le domaine agricole, la condition du parallélisme de traitement de toutes les formes de soutien à l’exportation, en particulier n’est pas respectée ».

M. Chirac ajoute que « les intérêts des pays les plus pauvres, notamment des producteurs africains de coton, sont ignorés alors même que la justification de ce cycle de négociations était le développement ». Il estime également que « sur les sujets non agricoles, les intérêts européens ne sont pas pris en compte de manière satisfaisante ».

« D’une manière générale, les orientations proposées pour une relance des négociations sortent du cadre défini par les Etats membres de l’Union européenne et par la Commission elle-même dans ses dernières initiatives », a affirmé M. Chirac.

Source : AFP

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