Dès ce printemps, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) amorce un virage majeur : l’intégration de l’intelligence artificielle pour améliorer ses prévisions météo. Une transformation ambitieuse avec un objectif clair: des informations plus fiables, plus précises… et nettement plus rapides.
Concrètement, cette avancée technologique procure la possibilité d’analyser de gigantesques quantités de données en très peu de temps. Elle permet de repérer plus tôt certains phénomènes météo comme les tempêtes ou les épisodes de chaleur intense.
« L’IA permet de détecter plus tôt les phénomènes météorologiques et d’améliorer la fiabilité des prévisions », a expliqué Julie Dabrusin, ministre de l’Environnement et Changement climatique Canada dans un communiqué. Plutôt que de remplacer les méthodes actuelles, ECCC mise sur une approche combinée.
À lire aussi
Un super phénomène climatique pourrait se produire cette année
Les années 2026 et 2027 pourraient être mouvementées sur le plan météorologique si les premières estimations de plusieurs scientifiques se concrétisent.
Le ministère développe ce qu’on appelle un modèle hybride qui combine la météorologie traditionnelle, la puissance de calcul de l’intelligence artificielle, et l’expertise locale des météorologues. Ce mélange permet de tirer le meilleur des deux mondes : la rigueur scientifique et la rapidité d’analyse.
Selon ECCC, ce choix permet d’analyser en quelques minutes des décennies de données historiques concernant tout un continent pouvant ainsi améliorer autant les prévisions à court terme que celles sur plusieurs jours. Par exemple, une prévision à six jours sera aussi fiable que celle actuellement à cinq jours et les grands systèmes météo (comme une tempête) pourront être détectés 8 à 24 heures plus tôt. Autrement dit, les Canadiens auront plus de temps pour réagir en cas de conditions extrêmes.
ECCC a indiqué avoir testé le modèle hybride au cours de la dernière année afin de comparer son rendement à celui des modèles traditionnels. Il s’avère que la solution hybride prédit plus efficacement les phénomènes météorologiques extrêmes, tandis que le système traditionnel est plus performant pour les détails à petite échelle.
Cet article d’Adam Peleshaty publié dans Farmtario a été traduit et adapté par Le Bulletin des agriculteurs.