France : les dégâts de la sécheresse estimés entre 1 et 4 milliards

Paris (France), 22 août 2003 – Le coût global des conséquences de la sécheresse sur l’agriculture française sera compris entre « un et quatre milliard d’euros », a estimé le ministre de l’Agriculture, Hervé Gaymard.

« Tout le monde sait que le coût sera élevé pour les agriculteurs et la solidarité nationale doit jouer », a-t-il dit sur Europe 1.

Les dommages économiques seront « de plusieurs milliards d’euros, entre un et quatre », a-t-il ajouté, précisant qu’il présenterait cette estimation aux représentants des agriculteurs reçus dans l’après-midi par le Premier ministre.

Dans un entretien publié vendredi par La Tribune, Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, estime à quatre milliards d’euros les pertes liées aux conditions climatiques (gel, inondation, sécheresse) en termes de chiffre d’affaires.

« Il est très difficile d’établir un chiffrage précis », souligne-t-il, ajoutant que « les pertes pures sont quant à elles impossibles à évaluer ».

Lors de la réunion de vendredi après-midi, Jean-Pierre Raffarin annoncera à quelle hauteur le fonds des calamités agricoles sera abondé, a précisé Hervé Gaymard.

Revenant sur l’une des revendications des agriculteurs – une « année blanche » sur les charges sociales, le ministre a estimé qu’il fallait trouver « un moyen de donner satisfaction à cette demande. Il n’est pas sûr techniquement que cela soit possible ».

« Il y a un problème européen avec les contraintes bruxelloises. Ce qui compte c’est le résultat et comment on soulage la trésorerie des agriculteurs », a-t-il ajouté.

Avec Hervé Gaymard, le Premier ministre reçoit à 15h00 le Conseil de l’agriculture française (CAF) pour faire le point sur les conséquences de la sécheresse.

Sous l’effet conjugué de la sécheresse, qui frappe la France depuis six mois, et de la canicule, 74 départements font actuellement l’objet de restrictions de certains usages de l’eau et 55 ont déposé un dossier d’indemnisation.

Le fonds national de garantie contre les calamités agricoles se réunira le 29 août pour examiner ces demandes.

Dans la moitié des départements métropolitains, selon le porte-parole du gouvernement, le déficit de production fourragère est supérieur à 40% et dans une quarantaine de départements, les agriculteurs ont constaté une baisse de rendement céréalier, hors maïs, de plus de 20%.

Source : Reuters

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