Gonflez vos rendements de maïs

Un professeur de l’Université de l’Illinois, Fred E. Below, clame qu’atteindre 16 t/ha dans le maïs est tout à fait possible. Au fil des ans, il a développé une recette à sept ingrédients.

Le producteur doit d’abord mettre en place les conditions favorables à l’implantation de la méthode proposée par Fred Below. Le drainage doit être adéquat et la compaction absente. Les sols doivent être analysés et la fertilité ajustée. Le pH du sol doit être réglé avec de la chaux et les niveaux de phosphore et de potassium doivent être optimaux. Le contrôle des mauvaises herbes et des ravageurs doivent aussi être appliqués et maîtrisés.

Quand l’ensemble de ces conditions est rencontré, le producteur peut se familiariser avec les sept facteurs clés pour un rendement maximal : le climat, l’azote, l’hybride, le précédent cultural, la population, le travail de sol et enfin, la phytoprotection.

Stéphane Bisaillon, producteur de maïs et de soya dans la région de Saint-Jacques-Le-Mineur, a assisté à la présentation de Fred Below. « Le message de Fred Below m’a ouvert l’esprit et m’a stimulé. Je me renseigne plus, je veux savoir ce qui se fait ailleurs », souligne-t-il. Le Bulletin a recueilli ses commentaires sur chacun des sept éléments.

1. Le climat

Dans la hiérarchie des facteurs clés, le climat occupe la plus haute marche du podium. « Bien que le climat contribue à 27 % du rendement du maïs, le producteur n’a pas de contrôle sur cet élément », mentionne Fred Below. Printemps humide, pluie, grêle, chaleur, humidité sont autant d’aléas auxquels l’homme n’a pas d’emprise. Pour Stéphane Bisaillon, la seule façon de contourner le climat c’est d’être bien équipé et de saisir les fenêtres de beau temps.

2. L’azote
Essentiel à la croissance des plantes, l’azote est garant d’une augmentation de rendement du maïs. Deuxième dans l’échelle pour l’atteinte de 16 t/ha, la fertilisation azotée renforce le rendement, lorsqu’elle est utilisée dans les règles de l’art. « Le fractionnement des apports en azote permet aux producteurs de diminuer les pertes de cet élément minéral », souligne celui qui a invité Fred Below au Québec, Jean-François Foley, agronome chez BASF.

Indissociable du climat, l’absorption de l’azote peut être maximisée avec l’utilisation d’engrais azoté à dégagement lent. Pour maximiser ses chances d’atteindre de hauts rendements, Fred Below ajoute à son ensemble High-tech un démarreur MESZ, contenant du phosphore, du soufre et du zinc. Stéphane Bisaillon opte, quant à lui, pour un démarreur composé d’azote, de phosphore, de potasse et de soufre. « Nous fractionnons déjà l’azote. On passe à deux feuilles et à cinq feuilles du maïs avec de l’urée », souligne le producteur.

3. Hybrides
Fred Below priorise l’emploi d’hybrides hautement technologiques. C’est-à-dire, des plantes dont la performance est amplifiée par les biotechnologies. Par exemple, des hybrides triple stack hébergent trois technologies différentes au sein d’une même plante. Certains hybrides contiennent jusqu’à huit gènes introduits (smart stack). Pour Stéphane Bisaillon, l’utilisation d’hybrides contenants plusieurs technologies lui permet de réduire l’étendue de ses refuges tout en protégeant son potentiel de rendement.

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