La confiance du secteur agricole se maintient

Toronto (Ontario), 24 septembre 2008 – Les résultats du dernier sondage de laFédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) sur la confiance desentreprises indiquent que les perspectives despropriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes sont un peuplus optimistes dans l’ensemble qu’il y a trois mois. A l’échelle nationale,l’indice du Baromètre des affaires(MD) de septembre est monté à 101,8 alorsqu’il était dans un creux cyclique de 100,7 en juin.

« La hausse de l’indice est modeste et il n’y a aucun moyen de savoir sila confiance des dirigeants de PME a bien passé le creux de la vague, déclaremonsieur Simon Prévost, vice-président, Québec, de la FCEI. Pourtant, le degréd’optimisme des PME nous démontre que l’économie des PME est bien plus stableque ce que révèlent les derniers indices boursiers. Ce niveau reste toutefoismoins élevé que la tendance historique, ce qui signifie que l’économie tourneencore au ralenti, mais le relâchement des pressions observé sur les coûts del’énergie semble avoir eu un impact favorable sur les attentes desentreprises. »

Par province

Les indices affichent des tendances mitigées ce trimestre, mais lesprincipales zones fortes et faibles restent essentiellement les mêmes. Côtépositif, l’indice de la Saskatchewan a rebondi à 113,9, suivi de près parTerre-Neuve-et-Labrador (112,9). Les entrepreneurs de ces deux provincess’avèrent les plus optimistes, ce qui est le cas depuis plus d’un an. L’indicedu Manitoba se maintient pratiquement au même niveau. Par contre, l’optimismedes entreprises du Québec est remonté de manière sensible à 104,5 probablementgrâce aux à un certain relâchement des pressions sur les coûts de l’énergie.De même, l’indice de la Nouvelle-Ecosse a regagné une partie du terrain perduen juin pour se fixer à 100,6 et celui de l’Ile-du-Prince-Edouard s’estégalement redressé pour s’établir à 105,6.

Les indices de la Colombie-Britannique et de l’Alberta ont chuté quelquepeu – 102,9 et 103,0 respectivement – poursuivant ainsi le fléchissement desdeux dernières années. Celui du Nouveau-Brunswick est descendu à 102,3. Enrevanche, l’indice de l’Ontario a connu une hausse mais, ayant un niveau de98,3 seulement, l’Ontario reste la région la moins optimiste du Canada.

Par secteur

La confiance par secteur a repris un peu le terrain perdu depuis le débutde l’année. L’indice de plusieurs secteurs faibles, durement touchés par lesprix de l’énergie, s’est amélioré considérablement : par exemple, celui destransports a atteint 98,1, son plus haut niveau depuis un an, et celui del’hébergement est passé à 100,9. Bien que ce dernier soit un peu au-dessous dela moyenne nationale, il atteste le fait que le tourisme estival de 2008 n’aheureusement pas fléchi comme on le craignait.

La confiance du secteur manufacturier est moins solide à la lumière deson indice de confiance qui continue de tomber. Il perd ainsi presque deuxpoints passant de 99,9 en juin à 98,0 en septembre. Le ralentissement del’économie américaine en général, et son effet sur les achats d’automobiles etde gros articles de maison en particulier, ont encore refroidi ce secteur.Côté positif, les indices du commerce de détail (102,2), du commerce de gros (99,5) et de l’agriculture (96,9) ont tous gagné quelques points, probablement grâce aux coûts de l’énergie et à la conviction que les consommateurs continueront de dépenser.

Le dollar canadien

Depuis près d’un an, le huard a retrouvé la parité avec le dollaraméricain. Au fil du temps, les entreprises ont pu s’accommoder aux nouvellesstructures de coûts. On a remarqué un léger repli vers le niveau compris entre0,93 $ et 0,97 $, ce qui a modéré les pressions sur certaines entreprises quidépendent des exportations. Les entrepreneurs souhaitant une diminution de lavaleur du dollar sont presque aussi nombreux (30 %) que ceux qui préfèrentqu’il s’envole à nouveau vers les sommets récents (27 %).

Plans relatifs à l’emploi, aux salaires et à l’établissement des prix

Malgré les soucis liés aux perspectives commerciales, les attentesrelatives à l’emploi demeurent solides. En septembre, près de 28 % des chefsd’entreprise espèrent avoir plus de personnel à temps plein d’ici un an,contre 11 % qui comptent réduire leur effectif.

Les résultats par province ne diffèrent pas notablement. Les chefsd’entreprise de l’Alberta et de la Saskatchewan souhaitent embaucher,contrairement à ceux de l’Ontario et de la Nouvelle-Ecosse qui prévoientréduire le nombre d’emplois.

Un regard sur les salaires et les décisions concernant les prix révèleque les pressions inflationnistes s’atténuent un peu au sein de l’économie.Près de 40 % des entrepreneurs envisagent d’augmenter leurs prix de plus dedeux points de pourcentage d’ici un an, contre 44 % qui avaient de tels plansen juin dernier.

Vu la turbulence des marchés financiers américains, il n’est passurprenant que tout le monde cherche à comprendre les incidences qu’ellerisque d’avoir sur les PME canadiennes. Selon le tout dernier Baromètre desaffaires de la FCEI, si le secteur de la petite entreprise n’est pas blindécontre les difficultés financières des Etats-Unis, les PME canadiennes yrésistent plutôt bien. Il est important de prendre en considération cependantque l’impact de la dégringolade des banques d’investissement prestigieuses deWall Street n’a pas encore été pris en compte dans les attentes des chefsd’entreprise. Le sondage a été réalisé au cours des deux semaines précédantces événements alors que la volatilité des marchés financiers était déjà trèsimportante.

Le rapport de la FCEI s’appuie sur 1 681 réponses recueillies dans lecadre d’un sondage réalisé par télécopie et par Internet entre le 2 et le 12septembre 2008. Les résultats sont exacts à +/-2,4 points de pourcentage, 19fois sur 20. Le rapport intégral et les données provinciales sont disponiblesà www.fcei.ca.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) est la plusgrande organisation de petites et moyennes entreprises au Canada. La FCEIencourage l’élaboration de bonnes politiques publiques aux paliers fédéral,provincial et municipal, et représente plus de 105 000 propriétairesd’entreprise qui emploient collectivement 1,25 million de Canadiens etapportent 75 milliards de dollars au PIB.

Le Baromètre des affaires est une publication trimestrielle ainsi qu’unemarque déposée de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante(FCEI).

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI)
http://www.fcei.ca/

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