La relève agricole parmi les défis socioéconomiques majeurs à relever

Sainte-Foy (Québec), 3 novembre 2004 – Dans le cadre du projet Perspectives STS piloté par le Conseil de la science et de la technologie, 104 personnalités québécoises de tous les horizons se sont réunies à Bromont, les 28 et 29 octobre dernier, pour énoncer une quarantaine de défis socioéconomiques majeurs pour notre société d’ici vingt ans. Il s’agit d’unepremière au Québec, notamment parce que la communauté scientifique serabientôt invitée à sélectionner, parmi ces défis, ceux auxquels elle pourraapporter une contribution significative.

Sous le thème « Construisez leur avenir », ces personnalités, qui ontpréalablement été choisies parmi un bassin de candidates et de candidatsfourni par plus de deux cents associations et réseaux québécois, se sontrencontrées pour échanger, débattre et finalement retenir une liste de45 défis majeurs pour préparer l’avenir.

Pourquoi des défis socioéconomiques sur un horizon de vingt ans?
« Les défis que nous souhaitions voir émerger ne sont pas ceux desurgences d’aujourd’hui, à moins que ces urgences ne se prolongent encorelongtemps, mais plutôt des défis sur lesquels notre société doit déjà sepencher pour préparer le futur. L’exercice est ambitieux, mais se révèlenécessaire pour appréhender la diversité et la complexité de notre futur »,d’observer Mme Tremblay, présidente du Conseil de la science et de latechnologie.

Quels sont les défis retenus?
Les défis retenus couvrent un large spectre de préoccupations. A titred’exemples, mentionnons :

  • une réduction significative de notre dépendance envers les énergies fossiles;
  • un accroissement de l’entrepreneuriat chez les jeunes des régions;
  • une approche préventive plutôt que curative en santé;
  • le soutien aux écoles et aux enseignants des milieux défavorisés;
  • l’émergence de modes alternatifs de travail et la participation sociale des personnes de 60 à 75 ans;
  • la survie des entreprises agricoles familiales et la relève agricole;
  • l’émergence de l’économie solidaire…

    Les participantes et les participants ont également choisi des défis quiconstituent en quelque sorte des paramètres liés à tout développementsocioéconomique comme, par exemples, impliquer les communautés culturelles,s’assurer que les défis retenus intègrent les préoccupations des PremièresNations et des Inuits, favoriser les décloisonnements entre secteurs, ouencore intégrer les considérations éthiques dans les processus de décision dela société québécoise.

    A la fin de l’atelier, les invités du Conseil se sont largement déclarésenchantés de leur expérience. Les principaux éloges ont porté sur la diversitéet les compétences de leurs collègues de travail, de même que sur l’espritd’entraide qui a prévalu au moment d’énoncer puis d’étoffer les centaines dedéfis mis en jeu dès le départ des discussions.

    Le projet Perspectives STS en bref
    Cet exercice de prospective s’inscrit à l’intérieur d’un projet plusvaste intitulé Perspectives STS (Science, Technologie et Société). Ce derniervise à définir, puis à satisfaire la demande sociale québécoise en nouveauxsavoirs et en nouvelles technologies, sur un horizon assez long pour permettred’envisager des scénarios audacieux, voire en rupture avec la réalitéactuelle.

    « Le Québec cherche à se transformer rapidement en société du savoir.Cette transformation n’est possible que si les connaissances sont mises à ladisposition de tous les individus et répondent à leurs besoins », souligneMadame Tremblay.

    L’atelier qui vient de se terminer constitue une étape charnière dans ladémarche entreprise par le Conseil. Il a été précédé d’une enquête menéeauprès de 1600 Québécoises et Québécois pour cerner leurs opinions, attitudeset préoccupations face à l’avenir. Les résultats détaillés de cette enquêteseront publiés en janvier prochain. Suivra, au cours des prochains mois, uneconsultation auprès de plusieurs milliers de chercheurs, industriels,universitaires, collégiaux et gouvernementaux de toutes disciplines, afin dedécrire la contribution potentielle de la science et de la technologie auxdéfis retenus. Les plus prometteurs feront ensuite l’objet de plansstratégiques destinés à définir les objectifs à atteindre et les moyens d’yparvenir.

    « Le projet est unique, croyons-nous, en raison de sa finalité -participer au rapprochement entre science, technologie et société – et enraison de sa démarche, intégrée et très démocratique », affirme la présidente,Mme Tremblay. Le projet reçoit l’appui de nombreux partenaires, dont leministère du Développement économique et régional et de la Recherche,Valorisation- Recherche Québec ainsi que les trois fonds subventionnairesquébécois (FRSQ, FQRNT et FRSC), l’Association francophone pour le savoir(Acfas) et l’Association de la recherche industrielle du Québec (ADRIQ).

    Une description du projet Perspectives STS peut être consultée sur lesite Internet du Conseil de la science et de la technologie :http://www.cst.gouv.qc.ca/perspective_sts .

    Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

    Conseil de la science et de la technologie
    http://www.cst.gouv.qc.ca

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