Lancement de la Politique nationale de la ruralité 2007-2014

Québec (Québec), 7 décembre 2006 – En collaboration avec les partenaires dela ruralité, le premier ministre du Québec, Jean Charest, accompagné de laministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, aprocédé à la salle du Conseil législatif de l’Assemblée nationaledu Québec au lancement officiel de la Politique nationale de la ruralité2007-2014. Par cette politique, le gouvernement met à la disposition des communautés rurales des moyens souples et adaptés d’interventions totalisant 280 M$ dont 238 M$ entièrement gérés par les MRC.

En présence de nombreux acteurs des milieux ruraux, le premier ministreet la ministre des Affaires municipales et des Régions ont concrétisé cetengagement gouvernemental par la signature d’une Entente de partenariat ruralavec les partenaires de la ruralité, soit le président de la Fédérationquébécoise des municipalités, Bernard Généreux, le président de l’Union desmunicipalités du Québec, Jean Perrault, le président de Solidarité rurale duQuébec, Jacques Proulx et le président de l’Association des centres locaux dedéveloppement du Québec, Jean Fortin.

La Politique nationale de la ruralité vise à assurer le développement descommunautés rurales et l’occupation dynamique du territoire québécois enmisant sur leur diversité et leurs particularités. Elle retient la MRC commeterritoire d’intervention d’appartenance et de prise de décision.

280 M$ en mesures concrètes
Reposant d’abord et avant tout sur la force innovatrice du Québec rural,la nouvelle politique met à la disposition des communautés rurales des moyensfinanciers concrets, souples et adaptés dès 2007, dont :

  • 213 M$ pour la deuxième génération des pactes ruraux avec les MRC;
  • 25,3 M$ pour le réseau d’agents de développement rural oeuvrant sur le territoire;
  • 15,5 M$ pour 25 projets concrets de laboratoires ruraux dans des champs d’activités porteurs d’avenir (alternatives énergétiques, accueil et intégration des nouveaux arrivants, économies et services de proximité, exploitation des ressources naturelles, santé, éducation, etc.);
  • 8,6 M$ pour la création d’un Fonds d’initiative pour l’avenir rural afin d’explorer des initiatives à fort potentiel de développement. Huit créneaux seront ciblés : le milieu rural comme producteur d’énergie, la multifonctionnalité en milieu rural, la mise en marché des produits de spécialité, le branchement Internet et la téléphonie cellulaire, le maintien et la viabilité des écoles en milieu rural, l’habitation comme outil de développement, la dimension internationale et l’accompagnement de l’administration gouvernementale;
  • 12 M$ pour la création de produits originaux ou produits de spécialité en milieu rural (agroalimentaire, produits forestiers non ligneux, culture, patrimoine, produits artisanaux);
  • 5,6 M$ sur une période de sept ans pour soutenir l’action de Solidarité rurale du Québec, l’instance conseil en matière de développement rural reconnu par le gouvernement du Québec.

Le gouvernement introduit également dans la politique une clause demodulation des politiques et programmes gouvernementaux afin de tenir comptedes spécificités des territoires ruraux lors de la préparation de politiquesou de programmes. Les efforts de modulation seront surtout concentrés dans lessecteurs névralgiques suivants : l’habitation, les infrastructures et servicesmunicipaux, la desserte territoriale des services publics notamment en matièrede garderie et de formation et la gestion du territoire.

« Avec la signature de l’Entente sur un nouveau partenariat fiscal etfinancier avec les municipalités en avril dernier et l’Entente de partenariatrural que nous avons signée aujourd’hui, nous démontrons que nous sommes belet bien entrés dans une nouvelle ère où les élus municipaux et les acteurs desrégions et du monde rural sont investis de notre confiance », a déclaré lepremier ministre.

« La Politique nationale de la ruralité se distingue des autres politiquespar l’adhésion générale des milieux ruraux à une approche fondée sur laresponsabilité partagée, la confiance mutuelle, la souplesse et l’autonomied’actions des MRC; elle donne à chaque territoire rural des moyens d’agir », aajouté la ministre Normandeau.

Une politique effective dès le 1er avril 2007
Le gouvernement du Québec et les partenaires de la ruralité ont réitéréleur volonté de voir les mesures de la politique se concrétiser le plusrapidement possible sur le terrain, particulièrement en ce qui concerne lasignature des protocoles d’entente avec les pactes ruraux. La ministre desAffaires municipales et des Régions assurera la signature de ces nouveauxprotocoles avec chacune des MRC d’ici la fin de mars 2007 afin de les rendreopérationnels dès le début de la prochaine année financière.

« Par cette politique, le gouvernement du Québec marque sa déterminationd’assurer l’avenir des municipalités du Québec et l’occupation dynamique duterritoire québécois. Depuis la tenue des Etats généraux du monde rural en1991, les gouvernements, les élus municipaux et la société civile ont prisconscience que l’avenir des milieux ruraux et des milieux urbains étaitétroitement lié et que leur collaboration mutuelle était déterminante pour leQuébec », a conclu le premier ministre.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Association des Centres Locaux de Développement du Québec (ACLDQ)
http://www.acldq.qc.ca/

Fédération Québécoise des Municipalités (FQM)
http://www.fqm.ca

Ministère des Affaires municipales et des Régions
http://www.mamr.gouv.qc.ca/

Solidarité rurale
http://www.solidarite-rurale.qc.ca/

Union des municipalités du Québec (UMQ)
http://www.umq.qc.ca/

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